Catégorie : le Blog de Suppaiku, Tôkyô

Journal d’un Solitaire Sociable et Moderne de Paris et Londres à Tôkyô et …

  • VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL

    VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL

    VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL

    Mon dernier appel ici à voter Ségolène avant dimanche soir : loi électorale oblige. Je désactive aussi les commentaires jusqu’à dimanche soir. J’essaierai de les remettre dés 20heures heure française.
    Voici un mail que j’ai envoyé à des amis car les mails continuent fort !

    « Eh ben on s’amuse ferme ici…
    Allez, Nicolas, pas de traumatisme en vue : Valéry Giscard Bayrou ne passera pas en finale. Vous avez vu sa crise après l’édito de Colombani (où celui-ci, en signant un papier aussi favorable à Ségolène Royal qu’il nous donne bien la preuve qu’un chantage aux annonceurs a été exercé sur le journal durant toute cette campagne) ? Une vraie crise de nerf, et si c’était une femme, on dirait même que c’était une crise d’hystérie!
    Moi, je vous donne mes résultats pifomètre, comme je le sens, de loin, en lisant et surtout en regardant l’évolution des ambiances de meeting.
    Ségolène : 28 % à 30 %
    Sarkosy : 23 % à 26 %
    Bayrou : 22 % à 25 %
    Le Pen : 15% à 18 %
    La meilleurs configuration pour gagner est un deuxième tour Bayrou / Ségolène, bien entendu, car comme en 81, ce sera règlement de compte à OK Koral/La droite.
    La vraie surprise sera Ségolène et je vous explique en quoi les divers sondages le suggèrent.
    Tout d’abord, 35% des Français souhaitent qu’elle gagne (contre 30% aux 2 autres).
    Les fameux « indécis » ensuite. En fait, 4 millions de Français, essentiellement des jeunes, et particulièrement dans les « quartiers », ne peuvent être sondés car ils n’ont pas de ligne fixe : ils ne voteront pas Le Pen, mais je les vois bien voter Ségo comme de plus en plus de vidéos sur Daylimotion le suggèrent.
    Bref, les sondages sous-évaluent Ségo, et c’est pour cela que Sarko mort à droite dans la dernière ligne droite : il n’est pas assuré d’être devant elle. Je pense que ce n’est pas la bonne tactique car il se met en tenaille entre Bayrou et Le Pen ! Il se découvre au centre sans avoir l’assurance de grignoter à droite.
    Le Pen fera lui le même score, en gros, qu’en 2002. C’est à partir de cette élection, de toute façon, qu’il deviendra dangereux car sa fille va prendre la relève et c’est autours de ce FN renouvelé que la « nouvelle droite libérale » va se réorganiser. D’où ce souhait que je formule que Bayrou double Sarko : il sera en mesure de peser pour créer un parti vraiment au centre-droit/ droite allant de Juppé, Villepin, Beggag à Kouchner.
    Mon analyse vaut ce qu’elle vaut…
    Mais en tout cas, je suis assez confiant quand au score de dimanche.
    L’affiche de Ségolène elle même, est bien. Rappelle toi Nicolas : elle parle en « mode majeur ». Son discours n’est pas plaintif, elle veut des choses nouvelles. Elle a les meilleurs avec elle! Les vieux de la « fin de mitterrandie », les Tapie/ Kouchner/ Sevran, etc, ont tous filés chez Bayrou ou pire, Sarkosy. Les éléphants ont changé de camps. Quand en plus la semaine prochaine, elle sortira une à une les « têtes nouvelles » dont elle dit, un sourire malicieux, que nous ne seront pas déçus, je pense que nous aurons alors et déjà gagné, et déjà changé d’ère.
    Son affiche est simple, bicolore, presque sans style. Elle n’est pas « glamour », elle n’est pas « tendance », elle n’est pas « dans le mouve ». Elle est simple, cheap (elle a visiblement coûté aussi cher qu’une affiche d’Arlette, et la profession de foi encore moins cher), à l’image d’une page vierge, d’un style d’une époque nouvelle que nous créeront à partir du rien qu’il nous reste. Une Marianne en noir et blanc qui nous regarde dans les yeux.
    « Tout le monde » la trouve moche, il parait. Seul Séguéla a crié au génie. Je le rejoins : c’est l’affiche qui raconte le mieux ce qu’est une élection présidentielle : une aventure à venir.
    Bise ! »

    Voilà.
    A dimanche et n’oubliez pas
    VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL

  • ROCARD, SUITE ET FIN (LA SIENNE)

    Tout d’abord merci à TB, Carlos, mais aussi David (qui votera Giscard) et également Mika dont le post a amorcé le débat : vous avez lu ma réaction au sujet de Rocard et avez fait vivre un fil de discussion où, je dois dire, je reconnais la précision dans le propos qui lui est chère de TB, tout comme la légèreté, la désinvolture ni trop légère ni trop désinvolte du futur animateur du club des supporters d’Hilary à Paris, Carlos. Je constate qu’il parle de Ségolène avec sympathie. Les arguments de David, je les connais bien. Arguments émergeant dans les sociétés post-modernes où on veut tout moderniser en « recomposant ».
    Bayrou est à la politique ce que Ricardo Bofil a été à l’architecture. Et ça donnerait les mêmes résultats. Rocard, Kouchner et d’autres veulent suivre, grand bien nous en fasse. Je ne suis plus Rocardien depuis 4 jours!
    En revanche (voir à la fin de ce post la vidéo du meeting à Nantes), je suis sous le charme de l’éléphant Robert Badinter ( celui qui a, entre autres, abolit la peine de mort, libéralisé l’homosexualité qui jusqu’en 1981 était assimilé à une atteinte aux bonnes moeurs et abaissé l’âge du consentement à 15 ans pour les gays, donné aux femmes mariées la possibilité légale d’ouvrir un compte en banque en nom propre… encore un « socialiste archaïque », quoi! Ben oui, il ne va pas chez Bayrou). Et heureux de voir Jospin appeler clairement, enfin, à voter Ségolène.
    Valéry Giscard Bayrou est une imposture qui ne durera pas au delà de dimanche soir. Et si à tout hazard il s’imposait pour le 2ème tour, il serait écrasé au second : la gauche a déjà donné en 2002 et ne votera pas à droite contre un autre candidat de droite : Sarkosy gagnera. Et s’il est face à Ségolène, les électeurs UMP feront de même et Ségolène gagnera.
    Badinter est un très grand homme, il a effacé Rocard de ma mémoire. Mais ne m’a pas empêché de pondre ma première vidéo sur Dailymotion. Si vous avez 20 mn à perdre, j’y tue mon père en politique.
    Je vous invite enfin à lire cet échange de mails avec des amis, aujourd’hui.
    Il pleut, sur Tôkyô. Brrrrr…
    Ah, oui ! Merci à Nicholas pour ses messages réguliers (et le gros point sur la carte) venant du Texas. C’est drôle, internet, quand même. On ne connait pas les gens, mais on les connait un peu quand même. En tout cas, merci pour le fidélité et les messages, toujours très gentils. Encourageants. Et puis coucou à Manuel : merci pour la carte postale – la recette du jaret de porc à la choucroute allemande… en japonais (Kaikai ne comprenait pas pourquoi je riais… mais c’est bien choisi, je pense que c’était en effet la carte la plus potable ;-)!

    Le 18 avr. 07 à 08:43, Stéphane a écrit :
    Absolument d’accord sur Roccard
    Je n’avais pas pensé au salop de Sartre. Le premier qualificatif qui m’était venu à l’esprit c’est : vieux ringard lui aussi ! Sinon, bon sur la video, ah là oui bon, c’est du Suppaiku, merci pour la dédicace avec la chiasse en premier plan, un ton très ségolien, un montage et des effets spéciaux dignes de la télé kossovarde (en effet, on fait vraiment des prouesses techniques avec un mac! je suis incapable d’en faire autant avec mon vista)
    Bref c’est tout toi ! absolument pertinent mais t’es vraiment frappé !
    Bises du Nord

    —–Original Message—–
    From: Nicolas[mailto:XXX@free.fr] Subject: Re: video
    Une belle synthèse, merci stéphane 😉
    est ce faute à la réalisation, mais je n’ai pas réussi à tenir jusqu’au bout… En revanche j’ai bien aimé ton échange avec un centriste sur la gauche caviar.
    Pour rocard, je partage et j’ai eu des discussions assez intéressantes sur ce sujet. J’ai préféré sa seconde intervention dans le monde lundi où il précise les choses pour finalement dire à peu près la même chose que cohn-bendit il y a 3 mois et avec qui j’étais assez d’accord en fait.
    Moi le qualificatif qui m’est venu c’est : dégueulasse.
    Bon sinon vivement que cette campagne se termine. Perso j’en ai marre d’attendre et d’etre anxieux !
    sinon, Suppaiku, je vois que c’est sympa aussi les campagnes électorales au Japon avec l’assassinat du maire de nagasaki…
    Bises
    Nicolas

    Le 18 avr. 07 à 10:59, Alain a écrit :
    Sur Rocard (en tant qu’ex rocardien aussi):
    Le seul qualificatif que je n’accepte pas c’est: tas de merde. Je réserve ce genre de mots a Le Pen et De Villiers (et Nihous, mais qui s’en préoccupe).
    Sinon Suppaiku, ta rancœur je le partage tu imagines o combien.
    Mais ca fait longtemps que Rocard n’est plus que ressentiment pour ce qu’il ne s’est pas donne le courage d’être, et, Jospin avant la lettre, qu’il rend coupable tout le monde d’un échec qui est d’abord le sien. Il n’a même pas eu le courage de se présenter a nous et nous donner l’opportunité de le débrancher définitivement, comme l’a fait Jospin en septembre dernier.
    Sinon, on nous rebat les esgourdes du fait que 15 jours avant le premier tour 48% des français ne savent pas pour qui ils vont voter (et 33% A une semaine je crois). Mais quid des 52% qui savent (dont je suis)? Et je peux vous affirmer une chose: Comme je ne vois aucune raison pour un électeur de Le Pen en 2002 de ne pas revoter Le Pen en 2007 (au contraire), et partant, ne crois pas a un Le Pen au dessous de 18%, je ne vois aucune raison pour un électeur de gauche (de toute la gauche) de voter Bayrou au second tour contre Sarkozy en 2007, après avoir vote Chirac en 2002 contre Le Pen. Trouvez moi un seul électeur de gauche capable de me dire le contraire… donc a ceux qui, comme sur le site de Libé, proclament que voter Bayrou au 1er tour est le meilleur moyen de battre Sarko au 2nd, je dis: allez vous faire foutre !!! (euh! Pardon, il faut que je reste poli moi aussi: doux rêveurs!!)
    Bises
    Alain

    From: Nicolas[mailto:XXX@free.fr] Subject: Re: video
    100% d’accord avec toi.
    Au deuxième tour je ne voterais pas Bayrou contre sarko si ce malheur devait arriver. Pas deux fois faut pas déconner.
    Bayrou me gonfle mais les électeurs de gauche qui votent Bayrou me donnent des envies d’homicides… et la lecture quotidienne des commentaires sur les articles de libé sur leur site me renforce dans cette tendance…
    Tiens d’ailleurs pour moi, c’est mon plaisir de cette campagne, avoir pris du plaisir à racheter libé et à le lire et du coup me détourner du Monde de plus en plus fade. Libé dit que ses ventes augmentent, alors je ne dois pas être le seul.
    Plus que 4 jours…
    Bises
    nicolas
    De Tôkyô,
    Suppaiku

  • RE-MESSAGE…

    Le political-correctness…
    J’ai du corriger mon message qui a été modéré… Jean-Paul sartre pourrait-il écrire encore, en 2007 sans avoir à craindre le procès ?
    « Jean-Paul Sartre employait un mot très dur pour qualifier la lâcheté en politique.
    Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c’est ce mot qui m’est venu à l’esprit vendredi.
    J’habite au Japon, l’éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris…
    Michel Rocard n’a jamais eu le courage de se battre et de gagner. De lui nous pouvions espérer la phrase géniale, brillante, intelligente. Et non ces « gracques » ou ces « spartacus ». De la lâcheté qui se moquent des militants, des accords de cabinets et de couloirs.
    Rappelez vous, Matthieu dans « Les chemins de la Liberté »…
    J’ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog.
    Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme. De bas calcul.
    J’avoue que « de mon temps », nous étions loyaux, et c’est pour cela qu’on se disait « camarades ».
    Rocard n’est plus, désormais, pour moi, un « camarade ». Il a trahit la deuxième gauche. Il a vendu son histoire politique.
    Delors a eu, lui, de la vraie grandeur dans cette campagne.

    Je suis révulsé ! Je suis définitivement déçu par Michel Rocard.
    La presse qui voit des éléphants partout, les redécouvre, bien entendu, « ouverts », « intelligeants » quand ils vont voir Bayrou…
    Il faut tenir car je le vois bien où je suis : le « petit problème d’image » de Ségolène se dissipe et certaines mesures détaillées, argumentées commencent à faire mouche, on commence vraiment à faire « programme contre programme ». Ils sont bien 2 ou 3 déjà à être passés du « je ne sais pas » au « ben bien entendu ».
    On y arrivera.
    Bonne chance à vous, en France. Bonne chance à nous tous.
    Bonne chance, Ségolène. Et courage ! »

  • RÉPONSE À MIKA SUR ROCARD

    Mika m’a écrit ce commentaire :
    « C est peut etre juste une personne qui a le courage de dire tout haut ce que tout le monde peut constater.
    Si le PS veut gagner il doit faire une alliance aucun sondage ne le donne gagnant !

    Bien sur un sondage reste un sondage .. mais apres le second tour il sera un peu tard pour réagir !
    on devra attendre encore 5 ans ans de plus et on perdra encore des acquis sociaux .
    Alors oui , je sais pas si Rocard a raison mais une chose est sur c est pas un tas de merde !
    c est une personne qui propose une solution , une idée ..

    Il a le courage de le dire… au risque de se faire insulter! »

    Désolé Mika, mais je m’exprime en tant que EX-Rocardien.
    Nous ne sommes pas au soir du 22 avril. Nous sommes avant le premier tour. Ensuite, il ne précise pas sur quelle base peut éventuellement se faire cela et il ne le peut pas car le premier tour n’a pas eu lieu. Je pourrais ressortir un texte de congrès ou Rocard disait exactement le contraire de ce qu’il dit. Avant de faire une alliance, on commence d’abord pour dire sur quoi, et dans quelle condition.
    Les grandes coalitions dont rêvent Bayrou ont toujours fini pas l’alliance de la droite dure et de l’extrème droite. En Autriche (Haider), aux Pays-Bas (la coalition est maintenant obligatoire car en face c’est une droite extrème qui monte à chaque élection), en Belgique, et bien sûr en Italie.
    Rocard a donc décidé de tirer dans le sens des « Graques » et autres « Spartacus », hauts fonctionnaires des gouvernements socialistes, ces mêmes fonctionnaires qui ont inventés les « TUC », et toutes ces merveilles technocratiques qui ont conduit les électeurs à ne plus voter socilaistes. Sûr, le pregramme de Ségolène, sa démarche (s’appuyer sur les citoyens et les militants plutôt que l’appareil) ne leur plait guère…
    Je ne tiens pas à voir dans moins de 5 ans une coalition UMP/FN (avec la « jolie » Marine).
    Pour ma part, puisque des manoeuvre de socialistes appellent aujourd’hui à faire battre Ségolène par Bayrou dès le premier tour, j’arrive à la conclusion suivante que je podcasterai et youtuberai/daylimotionerai : tout sauf Bayrou !
    Et au deuxième tour, si Ségo est battue (enfin, coulée par toutes ces manoeuvres qui la plombent depuis le début de la campagne) : ABSTENTION !

  • J’AI LAISSÉ CE MESSAGE SUR LE SITE DE SÉGOLÈNE…

    Jean-Paul Sartre employait le mot de « salaud ».
    Ancien partisan de Michel Rocard au Parti Socialiste et dans les clubs rocardien, c’est ce mot qui m’est venu à l’esprit vendredi. J’habite au Japon, l’éloignement a amplifié ma rage, celle de ne pas être à Paris, comme si cela allait lui régler son compte, à celui qui, finalement n’a jamais eu le courage de se battre et de gagner. C’est qu’il nous aura fait marner, nous, les rocardien de section, pour les placer, ses rocardiens de cabinets qui signent désormais de « gracques » et de « spartacus ». Des lâches, qui se moquent de militants, et qui ne connaissent de la politique que des accords de cabinets et de couloirs.
    Salaud!, j’ai pensé, en lisant cette position de Rocard. Oui, un vrai salaud sartrien. Un pauv’ type, comme Matthieu dans « Les chemins de la Liberté ».
    J’ai eu mal pour notre candidate que je défends comme je peux, au travail, ici, à Tôkyô, ou sur mon blog que visitent 40 à 50 curieux tous les jours.
    Je suis attéré par tant de bassesse, de machisme.
    J’ai 41 ans et j’avoue que « de mon temps », nous étions loyaux, et c’est pour cela qu’on se disait « camarades ».
    Rocard n’est plus, désormais, pour moi, un « camarade ». Il m’a trahit en tant qu’ancien « rocardien ». Il a vendu mon histoire politique. Delors a eu de la grandeur dans cette campagne, Rocard a joué la petitesse.
    Je vais appeler encore plus fort à voter pour Ségolène Royal.
    Mais ma décision est désormais prise.
    Si d’aventure Bayrou sortait deuxième après toutes ces manoeuvres, on ne me le refera pas comme en 2002 : je n’irai pas voter, j’appellerai à voter pour l’abstention socialiste. Ils n’ont pas le droit de récuperer cette mobilisation autours de Ségolène Royal. Je pense exprimer un sentiment partagé.
    Excusez-moi pour la longueur de ce post. Je suis révulsé !

  • ROCARD EST UN SALAUD

    Un incapable qui, non content d’avoir plombé ses ambitions et celles de ceux qui croyaient en lui, décident de plomber les autres.
    Je ne suis plus rocardien.
    Rocard n’était finalement qu’un mendès en plastique; un lâche petit et lâche, un tas de merde. même pas : juste un tas,un salaud,je ne suis plus du tout rocardien.
    Faire suivre
    De Tokyo,
    Suppaiku

  • MARDI 10 AVRIL

    Pour la campagne électorale, c’est sur mon site Les petits mondes de Suppaiku -VIDÉOS, ARGUMENTS, et sur mon podcast de campagne). Méfiez vous de ce que rapporte la presse écrite et télévisée : quand on vous dit « elle a dit que… », recherchez la vidéo correspondante sur internet. Vous constaterez la déformation des propos par vous même et découvrirez un peu plus de son programme.

    VOTEZ SÉGOLÈNE ROYAL

    Pour un Suppaiku au Japon comme moi, l’exercice du blog en milieu open (des collègues me lisent) et en pleine période électorale compliquent fortement l’exercice et confinent à la paranoïa ou la schizophrénie. Brrrr… et comme je ne suis ni paranoïaque (lucide, je reconnais ma paranoïa) ni schizophrène (je détecte facilement), je délaisse périodiquement ce blog et me contente d’un récit souvent plat et dénué de tout intérêt…
    Parler de moi, ne parler d’abord qu’à moi. Ne pas me soucier de vous, surtout ne pas chercher à vous plaire. Moi, moi, moi. Ca ne vous plait pas ? Dégagez ! Vous ne m’aimez pas ? Dégagez ! Chers collègues je vous choque ? Rien ne vous force à ma lire mais si vous n’êtes pas choqués, si vous m’appréciez veuillez s’il vous plait respecter la confidentialité de ce que je considère un journal… ! Tel est le prix à payer pour une narration intéressante qui sait dépasser le factuel et atteindre à quelque profondeur : je l’ai souvent dit, il est de meilleurs blogs sur le Japon et je n’ambitionne pas de les rejoindre. Il est aussi de bien meilleurs blogs pour Ségolène et de toute façon, j’ai quitté le Parti Socialiste en 1999 et mes anciens camarades connaissent parfaitement mes raisons. Je n’ai rien à protéger ni à cacher ni encenser. Je suis libre aussi de ce côté là. Je n’ai pas voté Jospin en 2002 et, comme je l’ai déjà écrit, je suis fier d’avoir voté pour Christiane Taubira, et je continue de penser que c’était elle la vraie candidate socialiste. D’ailleurs, Ségolène a repris son slogan, la « République du respect pour tous ». Et puis il y a ma santé, mes amours, mes ballades et mes écoeurements, réguliers dans cette ville qui vient de réélire un « maire » d’extrème-droite.
    Je vais bien, tel est la conclusion de mon médecin lors de ma dernière visite médicale. Mon traîtement est bien supporté, aucun problème de foie comme cela est parfois le cas. Ma composition sanguine ressemble à s’y méprendre à celle d’une personne normale. Virus indétectable… La médecine fait de véritables miracles… D’ailleurs, je constate que je n’ai pas attrapé de grippe ni cet hivers ni le précédent… Je me porte comme un charme…
    Donc depuis hier, je suis au régime… N’importe lequel de mes amis vous dira que là, pour le coup, je suis vraiment en pleine forme !
    Le travail, ben, la suite. Des hauts et des bas, ce qui est un truc normal. Mais finalement NOVA est une société comme une autre. Il y a deux semaines, une enseignante d’anglais a été assassinée par un « stocker » et l’enquète s’enlise comme c’est toujours le cas pour les meurtres d’étrangers… Le meurtrier a pu s’enfuir de chez lui par la porte alors que les policiers s’y trouvaient. Il était en chaussettes. Soit disant il allait trop vite, ils n’ont pas pu l’attrapper. Je reste persuadé que si la victime avait été japonaise et le meurtrier « occidental » il eut été tué lors de la fuite ou pour le moins attrapé. A l’école, ça nous a mis un coup : certains professeurs d’anglais la connaissait et l’une d’elle était sa room-mate… Seule la chaine de TV Asahi a présenté une réconstitution qui ressemble au récit que je vous en fait, les autres chaînes noyant le poisson sur l’impossibilité pour les possibilités que les policiers avaient d’attraper le criminel. TV Asahi, comme toujours… A part cela, notre « chef » va changer d’école et nous allons accueillir à sa place le « chef » de Shibuya. Petits changements, la routine, quoi. Autant parfois je suis excédé par tel ou tel élève ou par le travail tout court, autant des fois c’est un pur plaisir. Et quand je repense à mon travail devant cet ordinateur, ce téléphone, mes fichiers excel, je ne regrette guère le changement. Peut être un peu mes collègues. Odile, le sourire de Michèle, les éclats de rire de Célina. Et puis le thé avec Mulgon, ses T-Shirts trash : mais bon, il était parti manger son panini saumon du côté de la très Houellebecquienne rue de Choiseul ! J’aimais bien les jeunes qui étaient arrivés, aussi. Mes discussions avec Sébastien. Et puis l’autre Sébastien. Un garçon gentil, honnête, et drôle aussi, serviable comme c’est pas possible. Ah, la banque… Mais je n’ai rien perdu au change, même si c’est un peu différent. Les anglo-saxons vivent assez les uns sur les autres, ici. Nous, les Français, on est très individualistes… Ces derniers temps, on est un peu inquiet car il y a eu des scandales de mauvais remboursements des contrats. C’est pas très bon et il nous semble qu’il y a eu une baisse d’activité…
    Je recommence à éudier le japonais. Je suis devenu pire que nul. J’ai recopié hier mes deux premières leçons de kanjis de l’INALCO, bon, ça va, j’ai pu constater qu’hormis « 供 », « 絵 » et « 縁 » que j’aurais été incapable d’écrire par moi-même je pouvais écrire les autres sans regarder le modèle. Attention, je parle d’écrire, de me souvenir d’un vocabulaire conséquent rattaché à chaque caractère… 3 sur 55, ça va. L’ennui est que je dois toutefois réviser pour me remettre à utiliser ce vocabulaire. Je pense en 3 mois pouvoir avoir un niveau assez correct pour viser sans trop de prétention le 日本語能力試験2. Je lis bien mieux que je ne parle, mais en revanche je parle vite sans trop penser. Je me fais penser à nos étudiants qui reprennent, attaquent en niveau très faible mais grillent les étapes et se retrouvent vite à un niveau intermédiaire sans commettre pour autant de graves fautes : le cerveau se souvient bien de bases patiemment apprises. C’est mon cas en tout cas. Ma compréhension aussi s’est nettement amélioré, mais c’est justement pour cela que je révise mes kanjis à partir du début : j’ai oublié tout un pan de vocabulaire qui ne conserne pas la vie quotidienne…
    J’aime Jun.
    Le printemps s’est installé. Hier, en rentrant, il faisait doux malgré la pluie. Il avait fait beau toute la journée, juste un peu orageux. La semaine dernière a finalement été très belle et cette semaine s’annonce elle aussi toute printanière. Quel contraste avec l’an dernier et ces week-end de pluie (mes mercredis et jeudis). Les cerisiers perdent leurs dernières pétales, balayées par le vent et la pluie et son remplacées par le vert lumineux des feuilles qui poussent à toute allure. Ce matin, il fait un beau soleil sur Tôkyô.
    J’adore mon nouveau téléphone.
    Depuis un mois, un mois et demi, je suis la campagne électorale comme un drogué : Suppaiku, sans politique, ça n’éxiste pas ! Je suis tombé dedans avant même de naître, un jour de novembre 1954, quand mon père a du se sentir concerné par cette vague d’attentat qui conduirait son pays à l’indépendance. C’était un homme fier, mon père. De la race des hommes debout et ne plient pas, n’abdiquent pas leur principes. La plupart des riches sont des lâches. Mon père était un homme pauvre mais c’était un seigneur. Il n’a jamais cédé. C’est de lui que je tiens ça, ce lien à la politique, le fait de ne pas avoir cédé à la tentation de la carrière, à l’embompoint de l’attaché parlementaire. C’est à cela que je n’ai jamais apprécié ces jeunes types des clubs rocardiens à la Éric Besson, ces gars qui à 20/25 ans avaient déjà des idées raisonnables et n’avaient jamais ressenti l’histoire vibrante de la gauche, ses illusions et ses erreurs aussi, mais aussi sa profonde poêsie, l’amour du peuple en lutte pour sa liberté, du peuple seigneur. Ces types qui ont lu Tocqueville et n’en ont retenu que le « raisonnable » sans même apercevoir cet amour pour du peuple qui brise ses chaines et sa déception pour ce même peuple quand il abdique sa liberté pour protéger la propriété… Tocqueville… Ou bien Montesquieu. Je me rappelle d’un autre « rocardien », énarque, Sartre même qu’il s’appelle, notez bien son nom, il ira loin, qui ne comprenait pas pourquoi nous avions baptisé notre section Montesquieu car Montesquieu ce n’était que « la monarchie modérée ». Vous vous rendez compte, ces types seront peut-être ministre un jour et ils vous balaient le premier essais (1000 pages) de sociologie politique (1730 et quelque) en une phrase (une fiche) quand des Althuser et autres universitaires américains, souvent très à gauche, y passent leur vie. Je lui ai répondu que pour moi, Montesquieu avait été le premier à décrire les condition du communisme parfait, c’est à dire de la vraie démocratie (pas d’égalité politique réelle sans égalité sociale, pas de liberté possible dans une démocratie sans éducation égale ni armée citoyenne). Face à des gars comme ça, bien que j’ai rompu avec toute idéologie révolutionnaire, j’aime utiliser voir défendre le concept de communisme. Habituellement, je préfère parler de démocratie, c’est vrai, en pensant quand même à Montesquieu. Et j’aime leur dire aussi que je suis libéral car c’est leur autre mot tabou : ils ne connaissent que le libéralisme économique. Il en est qui m’ont dit qu’on ne peut pas dire ça, que « tu as raison mais en France ce n’est pas possible », dévoilant leur fond de culture de droite « honteuse ». Je leur rétorque que je suis un libéral, comme Montesquieu et que c’est pour cela que je suis marxiste (les yeux soudain s’hallucinent) : le libéralisme économique, ça ne marche pas et il détruit, à grands coup de monopoles et de concentration, comme dans la presse et les médias, toutes les libertés à commencer par la liberté d’expression. Là, ça les vane, en général, ils me laissent en plan, du style, ce mec il craint. C’est pour ça que tous, après avoir suivi Rocard pour son côté « moderne », l’ont tous lâché. Il craint, le vieux, avec ses Rosa Luxembourg par ci, ses Karl Liebnecht par là, ses Marx et Proudhon en veux-tu, son Mendès-France et son Bernstein. Quand il vous parle de Social-Démocratie, Rocard, ce n’est pas à Bayrou ou Delors, ni même à la Suède, qu’il pense. C’est au mouvement ouvrier depuis sa constitution, dans sa variante réformiste et dans les débats entretenus avec sa variante révolutionnaire. Rocard continue de parler des « erreurs théoriques des communistes et des révolutionnaires ». Il serait peut-être même le seul socialiste à pouvoir débattre de manière intelligente avec l’extrème-gauche sans rien céder à ses propres convictions (quand les autres, anti-communistes pourtant, cèderaient du terrain tant ils sont dans l’inculture du mouvement ouvrier). Rocard, comme Mitterrand, c’est Notre histoire. Une autre histoire que celle de Tonton, plus internationale, plus imprégnée d’Internationale Ouvrière et moins de République. Comment ces Besson et compagnie pouvaient comprendre et donc suivre, épauler, amplifier Rocard ? Mais bon, hein, la faute à qui… La Social-Démocratie, ce n’est pas une politique. Ce sont des objectifs et c’est une méthode.
    Ségolène est clairement Social-Démocrate. Sa démocratie participative est une méthode intéressante : c’est une nouvelle étape dans le processus long d’approfondissement de la démocratie. Un social-démocrate aime les nouvelles étapes car elles annoncent d’autres nouvelles étapes si elles sont d’abord des étapes de redistribution du pouvoir. Reconnaitre l’économie de marché, ne pas appeler à renationaliser n’est pas renoncer. La Social-Démocratie est un mouvement qui tend à réaliser la Démocratie (comme décrite par Montesquieu) par la Démocratie, en partant du postulat énoncé par Marx (et qui rejoint Montesquieu) qu’il n’est pas de démocratie sans démocratie sociale. La Social-Démocratie, ce n’est pas l’assistance sociale : ça c’est Bayrou (je veux bien lui concéder cette qualité, il est généreux). C’est plus de pouvoir assuré démocratiquement. Dans les pays Scandinaves, les syndicats sont co-associés. A l’arrivée, les meilleurs salaires de l’Union Européenne, les meilleurs conditions de travail, les écarts de salaires homme-femme les plus resserrés. Ce n’est bien sûr pas le « grand soir » : nous n’y croyons pas! Mais un Social-Démocrate doit savoir qu’à l’origine de la Social-Démocratie, il y avait l’espoir d’un grand soir. C’est notre flamme partagée avec les révolutionnaires et c’est, malgré des désaccords plus que gigantesque, ce qui nous en rapproche quand même.
    Ségolène agite le drapeau de l’Histoire. Maladroitement, certe. Elle n’a pas cette culture de l’Internationale Ouvrière : c’est Cohen Bendit, qui l’a, mais comme tous les tartampions de sa génération, il n’a aucune ambition. Il est, en quelque sorte, pire que Rocard et Mendès-France réunis. Alors il ne nous reste que la gauche « Républicaine », et dans ce rôle, Ségolène est merveilleuse.
    Elle me ravit.
    Même sa Marseillaise ou son drapeau, je peux les défendre : disponibles sur le site Désir d’Avenir (cliquez sur sa photo dans les liens), les vidéos des meeting. Rien à redire. Sa République, sa Nation, c’est où on veut aller ensembles. Pas d’où on vient. Sa République, sa Nation sont de gauche. Sa Marseillaise, c’est un chant international, c’est un chant de lutte. C’est un chant « que chantait Louise Michèle, les larmes dans les yeux… » : vous vous rendez compte, Ségolène parle de Louise Michèle devant des jeunes sevrés de Loft et de Star’Ac : comment ne pas aimer Ségolène et même parfois ne pas ressentir comme une sorte d’amour, d’admiration pour son courage à bousculer des lignes, à se réapproprier pour nous des symboles que la droite nous a volés ? Même son Contrat Nouvelle Chance, finalement, c’est pas si mal que ça (même si c’est pas trop mon truc). Mais si c’est utiliser autrement, de façon ciblée, de l’argent déjà utilisé et balancé par le fenêtre à des instituts de formation bidon, alors oui, pourquoi pas ? Tellement de gosses de 17, 18 ans qui ne sont pas diplômés, qui n’ont pas d’argent et se préparent à rentrer dans la culture de la glande, du shit et parfois même de la violence. Alors un premier travail dans une petite boîte, avec un tuteur « de plus de 50 ans, pourquoi pas un chômeur de longue durée rémunéré par l’état » (sic), un premier salaire « au smic » (sic), une évaluation de trois mois puis divers possibilités offertes : pourquoi pas ?
    Drôle de campagne que cette campagne… Surtout pour moi, à une telle distance.
    Je commence à utiliser mon téléphone fixe pour appeler mes amis, ma mère. Je vais essayer de le faire plus souvent, finalement.
    Allez, je vous abandonne.
    De Tôkyô,
    transparent
    Suppaiku

  • Brrrrrr…. sale temps !

    Brrrrrr…. sale temps !

    Allez comprendre les Japonais (les Français aussi, d’ailleurs, on est pareil…). Il y a deux mois éclatait le “scandale Fujiya”. La célèbre chaine de pâtisserie, symbole des années 50, experte en pâtisseries à l’américaine riches en graisses et en sucres, en “crème” d’une blancheur éclatante et en fraises soigneusement calibrées, était mise au ban pour manquement aux règles d’hygiène élémentaires : lait pas frais, invasions de souries dans les usines… J’en était fort triste car avec Fujiya disparaissait Pecco, cette petite fille malicieuse qui se lèche les babines ! Les magasins ont rouvert la semaine dernière et la boutique de Ginza, la vraie, ne désemplissait pas d’une clientèle sans doute rassurée par les gants, les masques et la tenue quasi-chirurgicale des vendeuses…

    Le printemps, au Japon, c’est le début des ennuis, côté météo. Ce pays, si mal placé pour ce qui concerne la croûte terrestre (d’ailleurs, pour tout vous dire, nous sommes quelques un à être un peu inquiet de ce côté là : ça fait un bon moment qu’il n’y en a pas eu bref, ça doit “bloquer” quelque part, et on imagine un peu ce que ça va donner quand ça va se “débloquer”…), ce pays dis-je, est aussi fort mal placé pour le climat… Imaginez, au nord, les puissants vents glacés de Sibérie, les courants froids de la Mer du Japon (qui attirent tant de poissons), au Sud les vents chauds du Pacifiques et des courants marins très chauds, à l’Est toute les humidités dans l’air, refroidis par cette fameuse Mer du Japon. Et le Japon au milieu, un peu comme un arbitre qui ne sait trop comment départager tant de vents et courants contraires. Typhons en été, masses phénoménales de neige en hivers sur la façade de la mer du Japon, chaleur moîte de juin à octobre… Il est vrai que ces fameux vents froids du Nord sont une véritable bénédiction : le Japon est situé à un niveau proche du Maroc mais bénéficie ainsi d’un climat (relativement) tempéré. Enfin, pour combien de temps encore…
    Hier après midi, alors que je travaillais sur mon Blog de la bulle(ステキなバブル時代), j’ai soudain constaté qu’il faisait presque nuit. J’ai allumé la lumière et regardé l’heure : quelle n’a pas été ma surprise quand j’ai vu qu’il n’était pas 16:00… J’ai apperçu le ciel du vasisdas de mon bureau où je me trouvais et je suis descendu dans le salon, j’ai ouvert la fenêtre : un ciel épais, compact et orange, une pluie rare mais épaisse : un véritable drame de la météorologie : un orage. Je suis sorti faire des courses vers 18:00, la température avait chutée, on devait être autours de 5°, avec un vent fort! Il y a une semaine, il faisait 25° ! Et aujourd’hui, c’est grand soleil et douceur… La “saison des cerisiers” aura été d’une durée assez brève finalement sur Tôkyô. Qu’en est il ailleurs ?

    Le quartier 有楽町/Yûrakuchô près de Ginza : ne subsiste de l’ancien quartier que ces lignes de chemins de fer et les boui-boui en dessous. Même ceux-ci d’ailleurs se transforment en cafés à la mode pour séduire la jeune clientèle de classe moyenne décallée. Ginza n’en plus qu’une annexe du vrai nouveau quartier à la mode à l’Est du centre : le quartier 大手町/Otemachi, qui comprend 大手町/Otemachi, 丸の内/Marunouchi, 有楽町/Yûrakuchô et court jusque 銀座/Ginza en passant par 東京駅/la gare de Tôkyô.

    Je suis devenu un expert en tartes, cakes/ quatre quarts et je ne suis pas mécontent de mes récentes tentatives du côté des clafoutis… Hier, c’était donc un clafoutis… aux fraises ! Il y en a encore partout, j’en profite donc avant qu’elles ne disparaissent. Kaikai adore mes pâtisseries.
    J’ai eu ma mère au téléphone hier, elle se remet de son accident : elle est tombée à vélo et s’est cassé l’épaule ! A son âge… Je n’ai pas de nouvelles de mon frère…
    Bon, ben, il fait beau, je vais sortir un peu.
    De Tôkyô,
    encore en week end pour quelques heures,
    Suppaiku

  • OKAMURA Yasuyuku, bubble man

    OKAMURA Yasuyuku, bubble man

    Allez, la Bulle, c’était aussi valable pour les hommes… Encore plus que le look des filles et du chanteur, repérez la “composition géométrique” de couleurs primaires héritée des années 20 et fort utilisée dans les années 80… Mieux qu’une vidéo, un témoignage !