Catégorie : le Blog de Suppaiku, Tôkyô

Journal d’un Solitaire Sociable et Moderne de Paris et Londres à Tôkyô et …

  • Billet de transition

    Billet de transition

    TRANSITION : nom féminin singulier (latin transitio “passage “, de transire)
    1 Passage d’un état à un autre, en général lent et graduel. Etat intermédiaire.
    2 manière de passer de l’expression d’une idée à une autre, en les reliant dans le discours.
    (voir : transitoire, période de transition entre deux styles)

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  • Billet de fatigue

    Billet de fatigue

    Ligne Tôzai, 12:25, en route pour le travail, ciel gris, vent glacé.
    Hier, commentaire de N, dont vous trouverez au bas de cette page un lien vers le blog, De peu pour faire un monde. Un blog dont j’admire véritablement la constance, la lente emprunte profonde et l’originalité : les photos s’y mixent avec de courts textes qui dépassent l’humeur et frôlent souvent la poésie, quand ils ne sont pas, simplement, des poésies bercées d’images. C’est rare, quand j’admire un blog. Il y en a tellement, et l’exercice est tellement individuel que parler des autres blogs est assez casse-gueule. Et pourtant, celui-ci le mérite vraiment car il marque le net francophone-Japon de son emprunte particulière terriblement sensible. Jetez un coup d’oeil aux photographies. Ces ciels à l’infini qui alternent avec ces noirs et blancs crus comme des croquis jetés à la va-vite au fusain, ne retenant que l’essentiel : une forme, un contraste, une ombre ou une lumière crue. Comme le ciel, quoi. (suite…)

  • Un billet de temps gris

    Un billet de temps gris

    Temps gris et doux, métro ligne Hanzômon, deux dames en kimono devant moi, il est 12:45, et je suis en route pour le travail. Hier matin, la balance indiquait 12 kilos de moins, ce matin, retour à un plus raisonnable 11,3 de moins. Je dis raisonnable car une baisse équilibrée doit être douce. Je porte un masque sur le nez, comme beaucoup de monde, moins à cause des pollens qui sont encore peu nombreux, mais plutôt à cause de la grippe qui sévit en ce moment. Elle n’est pas très forte cette année, mais je ne suis pas très chaud pour l’attraper. (suite…)

  • Un billet tout simple

    Un billet tout simple

    Métro, ligne Tôzai. Vers 15 heures. Et voilà, j’écris pour ce blog. Je voulais reprendre un lundi, je ne sais pas trop pourquoi, peut être histoire de commencer sur un compte rond. Et voilà que je m’y remets, enfin. Oui, enfin.
    Je n’ai pourtant pas chômé, j’ai tenté d’écrire des billets, mais chaque fois je les trouvais trop comme ci, ou trop comme ça, allez comprendre. Par exemple, la semaine dernière, l’un d’eux commençait comme ça. (suite…)

  • Dans le calme d’un temple de quartier, vers l’université de Tokyo, Bunkyo Ku

    Dans le calme d’un temple de quartier, vers l’université de Tokyo, Bunkyo Ku

    Promenade dimanche dernier dans l’arrondissement de Bunkyo, vers Todai (Tokyo Daigaku, Universite de Tokyo). Quartier désert et calme, de veilles maisons qui tentent de survivre a la démolition. Un tout petit temple avec des amoncellements de statues anciennes. (suite…)

  • A vide

    A vide

    Ecrit le 17 décembre 2011
    Autre échange avec mon ami Thomas, à qui j’avais proposé de travailler sur un numéro spécial de minorités.org . Hélas, s’il a bien terminé son article, moi, après avoir mis le paquet sur Debt Fiction, je me suis retrouvé vidé. Et plutôt déprimé. Beaucoup de travail à l’école, mais un salaire qui ne bouge pas, une envie de changements de plus en plus forte, et des problèmes d’argents dus à certaines dépenses d’un côté, le voyage absolument pas prévu à Kyôto en mars suivi d’une baisse de salaire pendant un mois, l’importation d’un traitement, et ma carte de crédits sur laquelle j’ai un peu trop tiré en pensant que ça s’arrangerait. (suite…)

  • Un commentaire sur Facebook au sujet du VIH et de la prévention

    Un commentaire sur Facebook au sujet du VIH et de la prévention

    Longtemps, dans ce blog, j’ai édité des emails à des amis, me permettant de fixer ainsi un moment précis, une pensée ou une discussion. Cela a constitué, de fait, la raison principale pour laquelle des lecteurs et lectrices de passage sont revenus et ont pris l’habitude de me lire. J’ai un peu laisser tomber cette pratique, et c’est un tort. Tout est publiable, tout est discutable.

    Il y a trois semaines, minorites.org publiait un numéro spécial pour le 1er décembre. Un numéro brillant, intéressant. Rare. Un article de fond sur le déni associatif de l’importance des troubles psychologiques dans les contaminations, en contradiction avec la plupart des études internationales. Ce numéro est comme un point d’orgue de la revue, après les différents articles véritablement passionnant sur la contamination des transgenres en France et dans le monde réalisés par Hélène Hazera, une femme par ailleurs journaliste musical à France Culture, à la connaissance des musiques Arabes et de la chanson française absolument confondante. Minorités renoue avec la tradition des revues réalisées par des gens curieux, touche-à-tout, de celles qui changent l’époque en créant une communauté de pensée, plurielle et exigeante.

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  • Earthquake reload, work in progress

    Earthquake reload, work in progress

    Je vous disais que je voulais revenir sur la journée du 11 mars, la remettre en contexte, en faire un peu plus de l’histoire, un peu mieux mon histoire, et non un moment à part qui crée un avant et un après. Pour y parvenir, je possède un document exceptionnel : ce blog. J’y ai rapporté, à chaud, ce que j’ai vu, vécu ce jour là, mais plus intéressant, j’y trouve également les jours d’avant, hélas, pas suffisamment régulièrement, mais assez pour avoir une idée de mon état d’esprit avant que la catastrophe n’arrive. Et bien entendu ce qui se passa après, ce que j’en pensai et comment je le vécus.
    La meilleurs base pour un tel travail est donc un « reload » de la journée pour en faire non plus une journée, mais un support et, aurais-je envie de dire, une œuvre d’art. Je n’hésite pas à employer ce mot, n’y voyez pas de prétention. Pas œuvre d’art, j’entends un travail qui va nécessiter l’emploi de toutes les ressources et tous les savoirs faire que je maîtrise afin qu’il soit original, unique, non comparable. Qu’il soit beau ou pas, intéressant ou pas est, en revanche, le dernier de les soucis. Nous dirons donc que j’ai besoin de le faire. Point.
    C’est la première fois que je travail directement sur mon blog comme sur une source. Si pour vous il y aurait quelque problème à l’utiliser comme une source historique fiable (mon témoignage est, comme tout témoignage, forcément subjectif et ne peut constituer une source principale, à la limite, une illustration, une saveur), il constitue au contraire pour moi un allié fidèle car sa relecture réveille les souvenirs, les précise et je peux donc, à mon aisé, commenter, corriger, illustrer, relier à d’autres textes écrits sur le sujet. En ce sens, il est, pour moi, une source principale pour évoquer « mon » onze mars, non pas comme une journée, mais comme une période. (suite…)