Un commentaire sur Facebook au sujet du VIH et de la prévention

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Longtemps, dans ce blog, j’ai édité des emails à des amis, me permettant de fixer ainsi un moment précis, une pensée ou une discussion. Cela a constitué, de fait, la raison principale pour laquelle des lecteurs et lectrices de passage sont revenus et ont pris l’habitude de me lire. J’ai un peu laisser tomber cette pratique, et c’est un tort. Tout est publiable, tout est discutable.

Il y a trois semaines, minorites.org publiait un numéro spécial pour le 1er décembre. Un numéro brillant, intéressant. Rare. Un article de fond sur le déni associatif de l’importance des troubles psychologiques dans les contaminations, en contradiction avec la plupart des études internationales. Ce numéro est comme un point d’orgue de la revue, après les différents articles véritablement passionnant sur la contamination des transgenres en France et dans le monde réalisés par Hélène Hazera, une femme par ailleurs journaliste musical à France Culture, à la connaissance des musiques Arabes et de la chanson française absolument confondante. Minorités renoue avec la tradition des revues réalisées par des gens curieux, touche-à-tout, de celles qui changent l’époque en créant une communauté de pensée, plurielle et exigeante.

Pour ce numéro de très grande qualité, on ne pouvait échapper, bien entendu, à un article de Didier Lestrade. Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, je rappelle qu’indépendamment du fait qu’il est l’instigateur de ACT UP Paris, association dont il fut le président pendant trois ans, il est également instigateur du groupe TRT5, rassemblant, à l’époque où les traitements anti-VIH étaient encore rares, médecins, associations et militants dans le but de produire de l’information à destination des associations, des médecins et des malades eux-même, et dont une des contributions majeure fut, en plus de faire de la France un pays modèle dans l’accès aux nouvelles molécules, pour la première fois la prise en compte du choix des malades dans leur propre stratégie de traitement. Il co-fonda Tétu, anima des soirées en tant que DJ, fut journaliste à Libération et Gai Pied dans les années 80, et créa même un magazine appelé… Magazine, justement. Il a publié plusieurs livres, les prochains traitant de la place de l’Islam et de l’Islamophobie, et un autre des 30 ans du SIDA. Ouf… Ah oui, il a juste son bac.

L’article de Didier de ce numéro de minorites.org est un numéro très critique. Avec plusieurs milliers nouvelle contaminations par ans, principalement chez les homosexuels, quelque chose semble ne pas tourner rond. Absence de volonté politique, démission associative, bien sûr. Mais également montée en puissance d’un discours de limitation des risques qui, s’il parait juste sur le papier, introduit du flou là où devrait régner de la précision. Et en fond, certainement, de façon non dite, la certitude que, de toute façon, il y a des médicaments.
Dont peu de ces dispensateurs de flou vous diront qu’ils coûtent quand même au minimum 1000 euros par mois, pris en charge à 100%.
Après avoir publié sur Facebook le lien vers l’article de Didier, j’ai reçu une réponse assez franche d’une connaissance, membre du Warning, une association développant ce nouveau discours de « traitement comme prévention » bref, un discours tourné vers les séropositifs et leurs éventuels comportements à risque. Une approche de plus en plus reprise dans le monde, et même dans l’actuel gouvernement. La réponse de cette personne fut ferme. Didier Lestrade serait un gourou borné, avec ses adorateurs et son obsession de la capote. Une capote qui, bien que le moyen le plus efficace de protection, lasse les gens à qui il faudrait donc proposer des stratégies alternatives. Je résume, bien sûr. À la base de l’argumentation, ce leit motiv: revenir toujours à la capote stigmatiserait les séropositifs.
Didier L’estrade a lu ce long commentaire mais y n’a pas répondu. Je trouve cela très raisonné de sa part. En revanche, comme il s’agissait de mon « mur » Facebook, j’ai longuement répondu à ces arguments. Voici la réponse.

« Ta longue réponse est une invitation à te répondre. Il était évident que le« gourou » ne le ferait pas. Et c’est tant mieux ainsi.
Ta réponse est dense et honnête, argumentée. Comme on le fait au Japon, d’abord, je t’en remercie. Tu aurais pu zapper, faire une réponse courte. C’est bien, d’avoir pris le temps d’exposer le point de vue du Warning sur mon mur, j’en suis presque flatté…
Je te surprendrai peut être, mais je suis d’accord avec pas mal de choses que tu expliques, et pourtant, à mon avis, tu as fondamentalement tort. Oui, fondamentalement, à la base.
D’abord, le « gourou ». Comment ne pas lire au travers de cette appellation l’histoire qui te lie, qui vous lie, à Didier Lestrade. En te lisant, je t’ai revu, il y a largement plus de vingt ans, me parler de lui à l’entresol du Broad. Quelle admiration c’était…
L’humain est ainsi fait que pour grandir, il lui est souvent nécessaire de s’émanciper de ses maîtres, et il est indéniable que ce que tu es (vous êtes) aujourd’hui porte l’emprunte de ta (votre) relation avec Didier, avec l’aventure que vous avez vécu ensemble et qui s’appelle Act Up.
Il fallait une sacrée dose d’énergie, pour prouver que l’on pouvait manifester contre une maladie. Act Up vous a transformés. Je « vous » ai tous vu changer, et quand à la gay-pride de 1994 il y a eu des centaines de milliers de personnes, j’ai même pensé à toi, parce que c’était une fantastique récompense. Vous aviez réveillé notre communauté en pom pom girl, nous faisant sourire, et voilà qu’en à peine 4 ans, vous étiez le pivot incontournable, avec la plus grosse sono… Logique qu’après tant d’années tu regardes (vous regardiez) Didier comme un gourou dont il faut se séparer.

Mais en est il vraiment un… ?
Je me souviens nos conversations lors de la présidentielle de 88. La politique n’était guère ton fort, moi, elle était mon dada envahissant. J’ai accompagné Act Up sans vraiment y militer, collant quelques affiches, faisant le picketing au ministère de la santé, ou étant dans les troupes anonymes de tel ou tel zap… J’y ai adhéré parce que mon ami Olivier ne voulait pas y être tout seul, et puis aussi parce que j’y connaissais quelques personnes, dont toi, et que, ben non, je n’étais pas contre.
Mais d’admiration pour Didier, jamais. Aucune. J’avais déjà trop de bouteille politique pour cela! Beaucoup de respect, et le respect est quelque chose qui traverse le temps, qui n’est pas pollué par la passion. Il reste intact, surtout quand finalement ce qui a forgé ce respect se trouve confirmé par la constance de celui ou celle sur qui il se porte.
Je crois que c’est ce que tu ne pourras (vous ne pourrez) pas comprendre facilement. Pour écouter et apprécier Didier de nos jours, il faut dépasser l’histoire du VIH. En ce sens, je doute que parmi les contributeurs de Minorités tu trouves beaucoup de fidèles à un quelconque gourou. Du respect pour la personnalité, oui. Certainement.

L’emploi de « gourou » pourrait très bien appeler en réponse l’utilisation de « secte », concernant le Warning. Après tout, utiliser des réseaux d’influence, positionner ses membres et en coopter de nouveaux pour imposer un discours, une vision, est exactement ce que fait le SokaGakkai au Japon. Car il faut tout de même avouer qu’en terme de réseaux et d’influence, c’est Didier qui est du côté de la lose, et Warning du côté de la win, puisque même Roselyne Bachelot utilise le vocabulaire forgé par ce groupe pour expliquer et populariser son approche. Que Didier fasse son mea culpa, qu’il en fasse un long bouquin en reprenant les concepts dans le vent, et je ne doute pas un instant qu’il renouera avec la réussite sociale.

Il y a ensuite le sujet lui même. Comment résumer Didier à une obsession pour la capote, et balayer son argumentation au nom de la stigmatisation… C’est exactement la même mécanique que celle des nationalistes israéliens qui accusent quiconque critique la politique israélienne d’antisémitisme. Qui, en effet, aime se faire traiter d’antisémite ? Qui, en effet, aime être accusé de vouloir stigmatiser les séropositifs.

Et ça marche, cette accusation.
Elle fait un tabac chez les hétérosexuels séronégatifs. Ce sont de braves types et comme ils « n’y connaissent rien », il gobent.
Mais bon, Denis, on est entre gens bien élevés, hein, entre séropositifs, on ne va pas se la faire, hein, et nous « discriminer » nous même. À moins que tu n’utilises l’argument des mêmes nationalistes israéliens, la « haine de soi », dont ils affublent aussi bien Karl Marx que les pacifistes.

Quand Didier explique que l’on a oublié les séronégatifs, dans cette histoire, je suis d’accord parce que c’est ce que je pense, pas parce que c’est Didier qui parle.

Être séronégatif, c’est le panard.
Pas de médicaments, pas de rhume qui se complique avec l’arrière pensée que peut être c’est autre chose, juste la peur éventuelle de se taper un bon petit cancer à 50 ans comme tout le monde.
La normalité, je suis désolé de le dire comme ça, c’est la séronégativité.

Et si tu penses que dire cela est stigmatiser, c’est que ton psy, si tu en a fréquenté un, à fait un mauvais travail (c’est une image). En effet, je suis persuadé qu’une bonne politique, et une bonne analyse!, c’est celle qui réconcilie chacun avec ce qu’il est, sa situation réelle, et qu’elle ne peut consister à se reposer sur le déni de la situation réelle : le VIH reste malgré tous les progrès réalisés jusqu’ici, une maladie mortelle ET contagieuse.

Ne pas en être affecté est un terrible sentiment de liberté et de bonheur qui se lit sur tous les visages de celles et ceux qui sortent des centres de dépistages avec un test « négatif ».

Si tu penses que rappeler cette vérité est une stigmatisation, qu’en est il de l’Africain « régulier » immigré sans diplôme, cherchant un emploi ailleurs que pour laver les cuves de Fessenheim ou cherchant un logement ailleurs que chez un vendeur de sommeil. Et dont les partis politiques demandent le départ parce qu’il volerait le travail des Français…
Les porteurs du VIH sont victimes de stigmatisation quand ils sont présentés comme infectant, contaminant et refusés dans certains établissements, quand on dit que Paris est une ville pourrie car tout le monde y est plombé, et que tout le monde contamine tout le monde. Assiste t’on à cela ? Je n’en ai pas entendu parler.

En revanche, l’absence de tout discours sur les séronégatifs, s’adressant aux séronégatifs, de leur vécu de séronégatifs à l’époque du VIH, de la sexualité (et non cette tarte à la crème de « leurs pratiques », équivalent sexuel du thatcherien « There is no such thing as society, there are only individuals »), de l’expérience de leurs relations amicales, sentimentales, affectives et sexuelles avec des séropositifs, n’est ce pas là qu’est la stigmatisation ? Le séronégatif est totalement absent de l’imaginaire que nous avons produit autours du VIH, il est pourtant le plus nombreux, et il a très souvent été celui, celle qui restait quand l’autre n’était plus, ayant à gérer des photos, des vêtements à jeter ou à donner, des souvenirs à exprimer mais à qui?, la douleur du deuil impossible, le sentiment de n’avoir rien pu faire et dans le fond, une terrible culpabilité, non dite et inavouable, celle de ne pas être séropositif pour avoir, au moins, partagé cela.
Ne me dit pas que je raconte n’importe quoi, j’ai été séronégatif suffisamment longtemps pour me souvenir de ce que cela me faisait (nous faisait, car j’ai vu la dévastation chez plusieurs amis séronégatifs, après que leur amant ou ami séropositif soit parti), ce sentiment de ne pouvoir RIEN faire, même pas comprendre et partager. Parce qu’être ami, être amant, qu’est ce, sinon partager.

Les séronégatifs ont accepté cette situation pour, justement, ne pas stigmatiser leurs amis, leurs amants. On a accepté baiser sans savoir, avec pour seule protection ce contrat de confiance qui s’appelait le safe sex. Cet effacement des séropositifs est devenu un dogme. Il n’y en a désormais plus que pour les séropositifs, leur « confort», leur « bien être ». Et les séronégatif, ils sont où ?

La stigmatisation, ne t’en déplaise, elle est envers les séronégatifs. Et je n’ai jamais eu le moindre doute que si, depuis l’arrivée des trithérapies, on était passé à une stratégie du séronégatifs élément central de toutes les politiques et de tous les discours, on en aurait fini avec la lassitude de la capote.
Les séropositifs ne sont pas stigmatisés : ils sont discriminés, et c’est très différent. Leur place sur le lieu de travail, leur visibilité de séropositifs, leurs droits à retrouver un emploi en cas de troubles de santé grave. Mais stigmatisé, il faudrait m’expliquer comment et par qui. La France n’est pas l’Ouganda.

Je termine juste maintenant sur l’aspect purement politique de tout cela. C’est qu’en fait, la différence entre Warning et Didier, c’est que Warning « n’opère pas » politiquement (ça ne marche pas).
En fait, en admettant les comportements comme ils sont (ce que j’appelle le thatcherisme appliqué à la sexualité), sans autre ambition que les flatter en leur offrant des « stratégies alternatives » à l’efficacité très relative (le thatcherisme à proposé la carte de crédit et l’actionnariat pour s’enrichir et « exprimer son individualité »), il offre à des politiques frileux, désireux d’éviter autant que faire se peut de parler de sexe, les instruments politiques idéaux de leur démission et de leur subordination à l’industrie pharmaceutique. Désormais, on va vendre du test et des médicaments.

Didier reste arcbouté sur une position de principe qui est que les gays en général, mais également les séropositifs n’ont pas à confier leur vie aux politiques ni au lobby pharmaceutique. Le préservatif reste l’arme la plus efficace contre le VIH, il reste le meilleur outil de respect de soi et de prise en charge d’une communauté par elle même, et son emploi, adjoint à une politique active de dépistage et de traitement des personnes séropositives sont les meilleurs outils de lutte contre toute forme de stigmatisation, justement, car elles offrent toutes les garanties au sein des couples sérodiscordants que jamais le séropositif ne contaminera le séronégatif. Bref, être séropositif, dans ce cadre, n’est plus qu’une maladie chiante, certes, mortelle éventuellement, mais totalement incomparable avec ce qu’elle fut dans le passé.

Cela n’exclue en rien que, au niveau « de base », des personnes au comportement « à risque » puissent trouver des cadres de discussion et d’échange. Ben oui, les gens sont humains. On nous dit partout d’arrêter de fumer, mais les docteurs ne vous virent pas si vous n’arrêtez pas.

Beauvoir raconte en 1954, dans Les Mandarins, la dispute entre Sartre et Camus.
On a souvent dit que c’est sur le PCF et l’URSS que tous les deux se sont séparés. La lecture des Mandarins offre une toute autre réponse. Contrairement à la légende, Sartre n’était ni le « gourou » que Camus prétendait qu’il fut, ni un vieux con qui idéalisait l’URSS dont il haïssait le régime.
C’est sur la nature de l’Amérique que tous les deux se sont opposés.
Camus voyait dans l’Amérique un régime de Liberté qu’il fallait donc soutenir pour réaliser le socialisme.
Sartre voyait dans l’Amérique une puissance marchande impérialiste qui dominerait le monde si l’URSS venait à disparaître, qui asservirait l’ensemble de la planète à son appétit de profit, et qu’à terme, ce serait même l’art, la culture et la littérature qui finiraient par disparaître, réduits à la seule logique du profit. Dans ce contexte, il fallait aider l’URSS pour éviter cette hégémonie, en espérant pouvoir bâtir, progressivement, une troisième voie.
Il a été de bonne facture de mettre Sartre au rayon oubliettes pendant 50 ans et encenser Camus qui, finalement, aurait eu raison contre Sartre.
Les faits, pourtant, donnent raison à Sartre.

Ce n’est pas parce qu’un discours est devenu inaudible qu’il est faux.

Car peut être pour toi 3500 contaminations par an ce n’est pas un tsunami, mais je te rappelle qu’il y a 20 ans, « en 1989 », ce chiffre t’aurait certainement mis hors de toi. »

Fin de citation de mon long commentaire.
C’était un peu stupide de le laisser partir dans le flux Facebook, c’est à dire dans l’indifférence et le néant. Car je pense que c’est un débat à avoir, un vrai débat, et que ce débat regarde tout le monde. En fait, l’absence de tout débat sur la situation réelle des enjeux des politiques de prévention livre les malades et les personnes infectées à la vindicte et, pour le coup, à toutes formes de réelle discrimination. Nous sommes dans une époque où les populismes l’emportent sur les politiques raisonnées. Or, j’ai toujours redouté qu’un jour les jeunes homosexuels ne se mettent à discriminer les séropositifs.
Et si j’avait bien un point de désaccord dans le texte de Didier dans Minorites.org, c’était sur la question de l’information. Didier affirme que l’information est partout, et c’est vrai, mais qu’elle soit partout ne veut pas dire qu’elle soit compréhensible. C’est du Kant à cinquante centimes, je sais… Or, que l’information soit accessible partout, que les jeunes soient sensibilisés (là, j’ai quand même un sérieux doute, il n’y a qu’à voir le nombre d’IVG chez les moins de 20 ans) ne veux pas dire qu’ils comprennent de quoi il s’agit, particulièrement chez les gays où non seulement les plus âgés sont tentés de relâcher leur pratique, mais où justement les discours flous rendent la compréhension du problème plus vague et difficile pour les plus jeunes.
Personnellement, je pense que la situation traduit d’abord l’âge canonique des militants, plus de 40 ans, leurs vies de vieux ayant roulé leur bosse, milité. Incapable de se mettre dans la peau d’un gamin de 15 ans, qu’ils estiment « libre », le livrant à la seule éducation du cinéma porno, de la presse superficielle gay, des stereotypes de la presse et des médias généralistes, et d’un milieu fait de bars et de clubs où ce qui règne est une sorte de conformisme superficiel d’où l’épidémie est totalement absente de façon visible, si ce n’est lors du grand messe du 1er décembre et de la Gay Pride, ces moments où tout le monde il est gentil… Il reste Tumblr et les réseaux sociaux ou une identité flou se compose, loin, hélas, de la transmission générationelle et de la fierté de soi qui peut en découler.

Enfin. Voilà, j’ai rapporté ce long commentaire et vous l’ai éclairé.
Rien n’est plus beau dans la vie que de ne pas dépendre d’une ordonnance, d’un médicament, de la peur d’un rhume qui dégénère en pneumonie. Rien n’est plus merveilleux que de se respecter soi en respectant l’autre, en se protégeant et en le protégeant, c’est tellement facile. Rien n’est plus admirable que de se laisser aller à aimer l’autre et non à le désirer.
Croire que prendre des cachets tous les jours pour rester séronégatif est un progrès est crétin. Et cela doit être dit.

Play self. Respect yourself.

De Tôkyô,

Madjid

À propos de moi

Madjid Ben Chikh
Madjid Ben Chikh

Madjid Ben Chikh, auteur, bloggueur. A Tokyo depuis 2006.
Ce Blog, journal d'un solitaire sociable et moderne de Paris et Londres à Tokyo, depuis aout 2004.

commentaires

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  • Je vais faire très court :
    – Tu n’as *_rien_* compris (et j’ai mieux à faire que de te détromper, on a l’habitude des buffles au galop) et à côté de la plaque en épidémio (idem).
    – Tu oublies un peu que tu es à Tokyo et pas à Paris, et ce depuis un bail pour juger de la situation.
    – D’où tu balances ce que tu crois être la sérologie d’une personne publiquement ? C’est une manie dans l’entourage de la grande gouroute ? (secret médical, denver, ya pas de l’oubli lourd là ?)
    – Qui plus est, sur la sérologie, tu te trompes lourdement. Et toc ! :oP (propagation de fausses nouvelles)

    Et inutile de dire que sur les derniers points, je suis “positivement” furieux. Le reste je m’en fous.

    • Cher “Monsieur Warning”
      Je serai moi meme tres court. C’est un commentaire Facebook que je publie sur mon blog, comme j’y publie des mails, etc Bref, c’est du brut, avec des guillemets. On peut toujours me repondre sur Facebook…
      – Une remontee de l’epidemie est observee depuis plusieurs annees, en premier chez les gay. Avere.
      – En paralelle, une envolee des MST traduisant un relachement des pratiques safe. Avere.
      – J’habite a Tokyo, et la-bas, eh ben, on a internet, incroyable, non?, j’ai meme une connection ultra-haut debit de 1 Go, et tu sais quoi ? Je peux lire le journal, regarder le journal de France 2 ou Arte ^^
      – Pour ce qui est de publier ce que je crois de la serologie de quelqu’un, alors la, je ne sais pas, faudrait relire, ca m’a echappe, mais c’est un commentaire. Et je ne crois pas avoir fait de outing serologique, et si je l’ai fait, c’est un blog, pas le journal de TF1… Et il est lu principalement par des heterosexuels, pas mal de filles, plutot en province. Beaucoup de gens ecrivent sur le sujet a un public qui s’interesse au sujet. Moi, j’ecris sur le VIH a des lecteurs qui lisent mon blog pour lire sur le Japon.
      – Il y a des erreurs ? J’ai fourni le lien vers votre site, et mes heterosexuels/ heterosexuelles de lecteurs/lectrices ont eu/ont/auront tout le loisir d’aller y lire les informations qui s’y trouvent. J’aurais du, c’est vrai, ajouter un lien vers Seronet , ce que je fais ici, ils pourront s’informer encore plus amplement.

      Je maintiens tout ce que j’ai ecrit. Et je maintiens ce que j’ai ecrit du Warning (vous auriez pu signer ce message, moi, je blogue de mon nom ^^).
      Independamment de toute consideration exprimees dans ce billet, politiquement, vous etes un reel probleme : quand la droite et l’extreme droite vont decider de faire des economies sur le dos des malades, je ne doute pas un instant que le cout des traitements (plus de 1000 euros mensuels) s’affichera sur TF1 en introduction de documentaires sur les backrooms et des textes epiques ecrits par le Warning, le forum Seronet et d’autres specialistes “comprehensifs”, qui tous seront accuses d’etre responsables du trou de la secu. Et on aura meme droit a des gays se dissociant publiquement du VIH.
      Je sais de quoi je parle : je suis musulman, et TF1 et les politiques ont fait un admirable travail pour nous transformer en “probleme”…

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