Catégorie : la Photo
Le Journal en images d’un solitaire sociable et bla bla bla

dimanche 15 aout 2010, de Tokyo…
Dernier album, dernieres photos, derniere promenade dans l’ancienne capitale pour laquelle j’eprouve de l’amour et beaucoup de tendresse. Kyoto est mon pays natal japonais, c’est mon reve d’enfance, et c’est une rencontre unique, un jour de 2003, une rencontre d’odeur (le bois des maisons), une femme mysterieuse, la chaleur etouffante de l’ete et ce vert dominant tout sans aucune limite. Partout ou je suis alle en province, ici, j’ai eprouve le meme sentiment devant ce vert luxuriant ainsi que la gentillesse des gens (si differents de ces sauvages de Tokyo), mais nul part je ne me sens chez moi comme a Kyoto ou tout m’invite et continue de m’etonner.
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Comme aujourd’hui, par exemple. Sale temps ce matin, qui donnait a notre depart une allure triste. Et puis quand meme nous avons loue un velo et sommes sorti apres avoir rendu la chambre. De rues en rues, alors que le temps se levait et qu’une incroyable cagnace humide dont le Japon a le secret s’installait, un petit temple, dedie a Inoshishi, le sanglier. Tout plein de inoshishi. Et puis nous rentrons, l’interieur richement decore de peintures, presques effacees par le temps mais encore visibles (les temples japonais etaient autrefois tout rouge dehors et richement decores de vert-jaune-bleu-rouge-jaune et or a l’interieurs, motifs floraux et animaliers assez abstraits). Un batiment du 14e siecle. Nous continuons la promenade et la, un temple que je n’avais jamais meme appercu malgre mes tres nombreuses promenades. Peut etre la proximite de Gion, ses hordes de touristes en extase devant les maikos m’a t’elle eloigne de l’entree… Kennin-ji. Magnifiques batiments et jardin, plus de deux heures a se promener et a y eprouver le plaisir de la derniere visite.
Nous avons tranquillement continue notre promenade, avons traverse une derniere fois Teramachi, et puis nous sommes retournes rendre nos velos et reprendre nos bagages a l’hotel. On a mange un bento dans le train, puis nous avons passe du temps a regarder des MadTV sur YouTube, des parodies a hurler de rire et qui ont du etonner nos voisins. Je vous recommande Sluts and the city.
Voila, j’ecrirais certainement un billet de choses vues, entendues, surprenantes ou banales demain dans la journee. Je suis ressource, et j’ai encore une semaine de conges.
De Tokyo,
Madjid
samedi 14 août 2010, ou encore un autre piège touristique rattrapé haut la main !
Bon, il faut d’abord avouer que côté météorologie, les divinités de Kyôto ont décidé de nous faire une sale farce. Gris, chaud et humide, avec des pluies “éparses”.
Cela ne nous a pas empêché d’aller vers Nara. À la gare Nishi Dai-ji, nous sommes descendus et sommes allées visiter le temple du même nom. Une merveille où sont entreposés quelques trésors d’art japonais de l’époque Kamakura. Une grande Kannon, quelques Kannon plus petites, un très célèbre Shôtoku Taishi enfant (l’empereur bouddhiste par excellence, au VIIIe siècle). Je vous conseille vivement cette visite, d’autant plus intéressante que les environs foisonnent d’autres temples, parmi lesquels certains que nous avons visités l’an dernier.
Nous avons commus l’irréparable erreur d’aller ensuite à Heijô-Kyô, la première grande capitale du Japon, fondée il y a 1300 ans cette année. Bâtiments “réconstitués” de façon plutôt aléatoire, c’est plutôt du Disney historique que de l’histoire. Il y a 10 ans, sur ce site, des pierres et des restes de fondations. On a donc élevé un bâtiment, le “palais de réception”, à partir de déductions et d’hypothèses car il ne subsiste ni plan ni représentation. Dans le Hall, un trône, lui-même copie du trône de l’empereur Taishô (1912-1925), sensé être inspiré du trône des empereurs anciens. Une vaste supercherie, et je devine derrière la tentation d’ici vingt ans d’en faire une vérité historique comme cela est souvent fait ici; on va certainement y conduire les gamins du Japon entier en leur expliquant que “c’était comme ça”. N’y allez pas.
Pour rattraper le tir, nous sommes allés à Hase-dera. Ce n’est pas un rattrapage de tir, c’est un émerveillement. Et le village, et le temple dont je suis fort amateur du “frère” à Kamakura. Escalier corridor montant sur la colline, nuages glissant sur les arbres et coulant dans la vallée. Et au somment, cette vieille structure de bois, usée mais robuste, avec sa grande Kannon, la plus grande du Japon, avec ses fines moustaches. Quelques pèlerins, peu de visiteurs : il faut environ 40 minutes en partant de Nara, et il n’y a pas de restaurants “gourmets”. Un magnifique détour, dépaysant, que je vous recommande. À faire le matin, pour visiter d’autres temples et sanctuaires des environs.
Nous sommes rentrés tards, moi, trempé de sueur tant le temps est humide. Nous avons mangé dans Gion.
Ce matin, dernier jour, et il pleut…
De Kyôto encore,
Madjid[AFG_gallery id=’142′]

vendredi 13 août 2010, ou la malédiction des lieux à la mode…
Si vous connaissez des Japonais, si vous avez des amis des amis Japonais, ne vous fiez JAMAIS à leurs conseils concernant les lieux qu’il faut visiter. Hélas, même un vieux loup expérimenté comme moi se fait toujours avoir. Le charme de lieux inconnus… Inconnus, jusqu’à ce que vous y soyez ! Car en général, vos connaissances vous auront suggéré un de ces lieux tant vantés par la télévision, un de ces lieux où non seulement vous devrez faire la queue à quelque endroit, mais ou en plus vous serez entourés d’un de ces restaurants, un de ces échoppes proposant du n’importe quoi au macha ou à la crème.
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Va donc, ce vendredi pour le Sanzen-In. Je me suis fait l’impression d’aller à une halte touristique. Le site est joli, c’est vrai, et le Hondô (temple principal) est très beau. Un grand Bouddha, très intéressant. Et c’est tout ! À une heure de métro et de bus, on a trouvé que ça faisait un peu long. Heureusement, en continuant le chemin de montagne, que les pétasses en talon visitant le Sanzen-In ne visiteront pas car ce n’est pas passé à la télévision, nous avons trouvé un autre temple, le Raikô-ji, tranquille, en pleine forêt, et avec un Bouddha magnifique. Nous sommes alors redescendus, et de retour à Kyôto, après 20 minutes de bus, nous en avons profiter pour visiter le Myôman-ji. Pas une merveille, mais il était sur le chemin. Je suis très rarement emballé par les temples Nichiren comme celui-là.
Le soir, c’était les nuits Tanabata. Incroyable, ici, avec un mois de décalage sur le Kantô…
De Kyôto,
Madjid
Jeudi 12 août 2010, sous le typhon
Nous n’y avons pas échappé, même si ce fut finalement très léger. Ciel couvert et bruine jusque dans l’après-midi où timidement le ciel s’est finalement dégagé alors que nous terminions notre promenade improvisée à Yasaka-jinja, dans le quartier de Gion.
Promenade improvisée car nous redoutions la douche, qui finalement n’est jamais venue. Temps lourd, incroyable moiteur… Nous voulions aller regarder les collections permanentes du musée de Kyôto… fermées jusqu’en 2013. L’exposition temporaire, elle, ne nous tenta guère. Nous allâmes donc visiter un petit temple qui jouxte Sanjûsangendô (en face du musée), le reste d’un chateau de Toyotomi Hideyoshi (photos intérieures interdites…) Puis nous avons marché jusqu’à Hogashi-yama, Kyômizu-dera (où j’ai éprouvé le sentiment de banalité qui me prenait souvent en regardant le Louvres, à la fois admiratif et accoutumé), et traversé tout ce quartier ultra-touristique pour attérir à Yasaka-Jinja.
Dans Gion, une boutique a retenu mon attention, la boutique Ki-Yan, spécialisée dans des dérivés vestimentaires des créations de Hideki Kimura, et visiblement liée à la marque Sou-sou, elle spécialisée dans le style japonais contemporain en vogue depuis quelques temps. Beaux achats en perspective…
On a fait quelques courses et nous sommes rentrés après avoir traversé Teramachi.
Bonne promenade,
de Kyôto,
Madjid[AFG_gallery id=’140′]

mercredi 11 août 2010, échapperons-nous au typhon ?
Promenade à Arashiyama, vers l’ouest de Kyôto. Grande chaleur sans excès, belle promenade avec, pour finir, le Daikoku-ji.
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Bonne promenade
De Kyôto,
Madjid
Mardi 10 août 2010, il nous fallait un typhon…
Il y a toujours une part de surprise dans la météo, au Japon. Par exemple, ce matin, si je regarde Yahoo! Japan, il devrait faire gris, voire pleuvoir. Je lève les yeux vers la fenêtre et, Ô, un magnifique ciel bleu, un soleil resplendissant et des cigales se lovant dans la chaleur. Hier, ce fut exactement l’inverse. Nous attendions un temps variable, et ce fut bien le cas le matin quand nous avons visité le Palais Impérial, Go-Sho. Mais l’après-midi, après avoir visité le Byôdo-in à Uji, il s’est mis à pleuvoir de façon subite, avec du vent et du tonnerre : c’est que, comme je vous l’écrivais hier, un typhon rôde… Nous avons quitté Uji trempés mais sous une éclaircie pour retrouver la grosse douche à Kyôto.
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Et ce matin, le temps qui passe au beau. Comme il s’agit d’un typhon, s’il fait beau maintenant, il devrait faire beau jusque la fin de la semaine.
Bonne promenade en photos.
De Kyôto,
Madjid
Lundi 9 août 2010, à Kyôto
Quelle chaleur, par moments. Alors que j’écris ces quelques mots, j’entends au dehors le bruit des cigales et autres bestioles de l’été que seuls les corbeaux parviennent à couvrir. Il y a au Japon énormément de corbeaux. Ce matin, nous avons eu la surprise de voir un peu de pluie : le typhon numéro 4 traverse la région, nous en avons quelques miettes mais il semble qu’il ne fera que nous frôler. Pas que je sois inquiet, les typhons font partie du Japon comme Sarkosy fait partie de la France, on y est habitué, mais c’est comme Sarkosy, ce n’est pas agréable et, si on pouvait s’en passer, on s’en passerait bien. Vous me direz, la comparaison est mauvaise, car après un typhon, le temps est magnifique car il a lavé le ciel. Après Sarkosy, il est très loin d’être assuré que tout aille mieux, au contraire, le Sarkosy côtoie généralement les fumures Marine(s)… mais au rythme où il va, il est vrai qu’on ne verra trop guère la différence, juste la suite. Côté typhon, je n’ai jamais vu un typhon succéder à un autre typhon, mais de ce côté là, mon expérience est très limitée : cela doit arriver.
Promenade hier au Shôkoku-ji, près de Go-Sho, puis le Ginkaku-ji que je me suis fais un plaisir de revoir pour la troisième fois, et que Jun voyait pour la première fois en été, verdoyant à souhait, magnifique. Et puis le Eikan-dô, avec sa pagode sur les hauteur et un des temples en cours de restauration, avec ses dessins magnifiques (autrefois, les temples étaient rouges dehors et richement peints à l’intérieur), et la promenade autours du lac. Et enfin, la San-Mon, au coeur du Nanzen-in. Tout cela à vélo, bien sûr, avec des arrêts pour regarder de petits temples et de petits jardins ici ou là.
Bonne promenade.De Kyôto,
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Suppaiku
Dimanche 8 août 2010 : Kyôto, premier jour
Voici un premier album. Nous avons quitté Tôkyô à 7 heures trente précises en Shinkansen “Nozomi” (le plus rapide car il est direct de Yokohama à Nagoya puis de Nagoya à Kyôto, et je crois qu’il roule aussi un peu plus vite) et nous sommes arrivés à 9 heures cinquante à Kyôto où nous avons été surpris qu’il ne fasse pas plus chaud qu’à Tôkyô. Ce départ matinal m’a conduit à me lever très tôt et à veiller à bien partir de chez moi à l’heure. J’ai donc tout bien préparé, si ce n’est que j’ai oublié mon calmant contre la douleur (mon zona…). Bon, à priori, elle reste dans son coin, donc tout va bien.
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À ce sujet, j’ai eu ma mère au téléphone la semaine dernière et elle m’a dit que ma tante Simone, comme tous dans sa famille, “touchait”.
Enfin… Aujourd’hui est lundi. Ne regardez pas trop la qualité des photos. J’ai utilisé la fonction automatique de développement RAW dans Sigma Photo Pro, et autant le manuel peut être bien, autant l’automatique est dégueulasse. Je referai ces albums à mon retour.
En photo, Fushimi Inari, puis un tenzaru dans mon petit restaurant préféré de ce quartier, puis Hidashi Honganji, et Nishi Honganji. Pour finir avec la vue, de mon hôtel.
De Kyôto,
Madjid









