
(suite…)Ce n’est pas clair, ce que je vous dis là, peut-être, mais je pense que l’écriture est, pour moi, un monde réel, un autre univers…
Journal d’un Solitaire Sociable et Moderne de Paris et Londres à Tôkyô et …


(suite…)Ce n’est pas clair, ce que je vous dis là, peut-être, mais je pense que l’écriture est, pour moi, un monde réel, un autre univers…

Début août, j’ai retiré les applications Facebook et Messenger de mon téléphone, je pense que d’autres vont suivre. J’ai mis fin à cette course à la dilatation de la distance et du temps qui m’emprisonnait comme elle emprisonne chacun d’entre nous désormais. Ce matin, pour voir, je me suis connecté à Facebook pour la deuxième fois depuis. La première fois, il y avait des dizaines et des dizaines de notifications. Je pensais que m’étant éloigné cette fois-ci serait différente, et je me trompais. « 111 notifications ». Des groupes, des suggestions d’amis, des commentaires…
Parallèlement, avant de supprimer les applications, j’ai posté ce message,
« Vous lisez mon dernier message écrit à l’aide de l’application Facebook pour iPhone. Après l’avoir écrit, je vais effacer l’application de mon téléphone.
Je vais également retirer l’application de gestion de Pages, devenue au fil des ans la « suite business ». Sur ce point Facebook a raison: tout le temps que nous passons sur ce réseau génère des milliards quand pour nous il s’agit d’une perte de temps et donc d’argent colossale, sans parler du syndrome de Babel qui fait que nous nous retrouvons cloisonnés et incapables de nous parler à force de tourner en rond dans le bocal narcissique de notre addiction à nous-mêmes.
Je vais enfin effacer également l’application Messenger que je n’utilise pas ou très peu.
Je continuerai bien sûr à visiter Facebook, mais uniquement à partir de mon ordinateur, c’est à dire de façon ponctuelle, volontaire et non addictive. Vous pouvez également me contacter sur Messenger et visiter ma page.
De toute façon, au fil des ans j’ai constaté une baisse de fréquentation de mon site, quand on a « 1500 amis » et qu’on plafonne à 50 lecteurs par jour lors de nouvelles publications, soit j’écris de la merde, soit je ne vous intéresse pas en dehors de Facebook, ou les deux, ou alors Facebook vous empêche inconsciemment de prendre le temps d’aller sur mon site malgré les partages réguliers bref, je n’attends plus rien ici, j’y perds mon temps.
Prochaine étape, Instagram. J’y ai partagé plus de 6000 photographies. Et finalement même chose, peu de retours et peu d’abonnèses malgré mes « 1500 amises » sur Facebook.
En fait, c’est un peu comme quand je militais. Mon père me l’avait dit, d’ailleurs. Je perdais mon temps pour les autres pendant qu’élis faisaient leurs études, nourrissaient leurs réseaux. Moi, je distribuais des tracts et je collais des affiches. Faut être con, hein…
Bref, passée la publication de ce message, j’efface.
Je reviendrai une fois par jour ou peut-être moins. Vous pouvez toujours me joindre sur Messenger si vous voulez.
Je ne m’inquiète pas, je ne vous manquerai pas.
Et si je vous manque, vous pouvez toujours faire l’effort de venir chez moi, sur mon site. »
Et je ne me suis pas trompé. Il n’y a eu aucune hausse de fréquentation de ce site, ni par article, ni en abonnements. Quand on a 1500 « amises », une telle indifférence est assez révélatrice du vide des réseaux sociaux.
Le manque s’est manifesté parfois, et puis le sevrage est passé, la drogue n’opère plus. Je comprends les gamins qui n’y vont plus depuis des années, ces réseaux sont « prise de tête ».
Dans une très intéressante interview sur Blast, Samuel Laurent, journaliste au Monde, raconte l’appréhension qu’il avait à se connecter chaque jour sur Twitter. Jusqu’à ce que les espèces de guerres qu’il y livrait et qu’il subissait ne touchent sa compagne et avant qu’elles ne l’atteignent lui. Et ainsi sa décision de quitter Twitter, un « petit monde » coupé du monde.
Combien de fois je l’ai eu, cette boule au ventre, après avoir laissé un commentaire ou publié quelque chose sur mon mur, ou pire, avant de renoncer à publier quelque chose. Ce ne sont pas les individuses qui sont responsables, c’est l’outil lui-même. Quand on commente, on écrit souvent en vitesse, à chaud, exactement comme on parlerait. Les autres, élis, recevront ce commentaire à froid, hors contexte, se sentiront agresséses, contreditses. C’est tout le problème de l’écrit instantané.
Dans une lettre, on développait sa pensée, on ne répondait pas entre le dessert et le café, on prenait le temps de s’assoir, de raturer. De penser. Les réseaux sociaux ont aboli tout cela. Alors c’est la guerre, ou c’est la bulle, un univers clos où n’existent que célis avec lesquelleses on est d’accord.
Un univers toxique, improductif, où au hasard on fait de belles rencontres que rapidement l’algorithme s’évertuera à ensevelir dans le flot insipide de ses équations.
Je quitte Babel, ravi.
J’aimerais retrouver le contact charnel de la lettre ou celui plus moderne de l’email, la longue conversation. Je suis face à cette page blanche que je n’ai pas retrouvé depuis un moment, il n’y a pas de musique, dehors le soleil réapparait – nous avons eu un été épouvantable.
J’ai besoin de ce silence, et les réseaux sociaux sont une caisse de résonance de toute la débilité du monde dont il me faut totalement repenser l’utilisation.
J’ai besoin de silence autours de moi et en moi, ou pour être plus exact, j’ai besoin de me vider du brouhaha inutile. Tous ces réseaux sociaux sont autant de pollution que la télévision constamment allumée. Je suis content d’avoir débranché. Ma décision n’est pas aussi radicale que l’est celle de Pacôme Thiellement, qui, lui, quitte définitivement les réseaux sociaux.
Ou peut-être est-ce moi qui suis plus radical. Je ne quitte pas Facebook ni les réseaux sociaux, je les laisse pourrir, je ne m’en servirai que pour partager ce que je publie ici. Une publicité gratuite, en quelque sorte. Mais qu’on ne compte plus sur moi pour commenter, je crois que ce temps est révolu. Je vais louper beaucoup de choses, des « amitiés » nouvelles. Mais je retrouve le silence, le grand silence d’avant.
C’est au passage beaucoup plus risqué pour moi, je ne suis pas connu du tout, mais ça ne sert à rien d’être « visible » si la notoriété n’est qu’un objet de pacotille. Facebook me donne le sentiment de n’être qu’un « fraud », un usurpateur.
Vous serez environ 50 à lire ce billet, qu’importe. Tout le temps qui se libère à ne plus être perdu à parcourir, à lire en diagonale, à commenter, à tchatter sur un réseau social dont les algorithmes biaiseront mon existence, tout ce temps retourne au silence, et du silence retourne à moi. Et en réalité, avec un maximum de 50 lectures par articles récemment, je me demande même si je ne devrais pas renoncer à un partage sur les réseaux sociaux. Je suis d’ores et déjà retourné à l’anonymat du net, à la mort sociale de l’internet… Je me suis noyé dans les réseaux, j’en suis mort. C’est fini.
Oui, tiens, laisser pourrir ces réseaux sociaux…

Il y a un an peut-être, j’étais tombé sur le film de Robin Campillo, Eastern Boys, réalisé en 2013 et racontant l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’années donnant rendez-vous à un jeune prostitué croisé à la Gare du Nord.
L’histoire m’avait mis très mal à l’aise, quelque chose de l’ordre du cliché, comme si le réalisateur n’était pas parvenu à se débarrasser du fantasme de tomber amoureux d’un tapin, ou comme s’il voulait liquider une mauvaise conscience face aux clandestins (le jeune homme vient d’un pays de l’est et n’a pas de papier), ou peut-être encore une certaine fascination pour les corps de jeunes garçons violents, ou peut-être un peu des trois. L’histoire m’a laissé un goût d’invraisemblances pliants sous le poids de bons sentiments et couronnée par une fin que je préfère vous taire si vous ne l’avez pas vu. Je n’avais pas aimé, au point de ne pas vous en avoir parlé malgré qu’après l’avoir vu ça m’avait démangé. Et puis j’avais renoncé, je n’arrivais pas à formuler le malaise.
Aujourd’hui, j’ai travaillé de chez moi, et quand je n’avais pas de cours, j’ai regardé des vidéos sur YouTube, principalement des court-métrages avec des histoires de jeunes pédés. L’un d’entre eux m’a particulièrement plu, je vous en parlerai plus tard, un autre m’a fait rire tellement c’était mal joué, tellement l’histoire était enflée, mais comme je ne suis pas sûr d’être capable moi-même de faire le dixième de ce court-métrage, je ne vous en parlerai pas. Qui sait, le réalisateur s’améliorera, apprendra à maitriser son scénario et sa bande son et réalisera un petit chef d’oeuvre comme l’est PD, dont je vous ai déjà parlé.
Ce soir, après avoir diné et regardé un morceau du Médiapart consacré à l’affaire Pégasus, j’ai repris mon exploration.
Et je suis tombé sur ce court, Marco. Le synopsis est un peu le même que pour Eastern Boys, mais là où il faut deux (lourdes) heures à Campillo, une petit vingtaine de minutes suffisent à raconter une histoire concentrée qui en raconte beaucoup d’autres, et qui du début à la fin ne cède en rien à la facilité. Le film terminé, j’ai enfin compris ce que je n’avais pas aimé chez Campillo. Un côté moralisateur et à travers le personnage de cet homme mûr une envie d’avoir le beau rôle.
Eastern Boys ne parvient à être ni un conte, ni un film brutal comme La loi du désir d’Almodovar quand l’amant rejeté se suicide, certainement un de mes suicides préférés au cinéma tant chaque fois que je l’ai vu je meurs d’envie de l’attraper et de lui dire de ne pas le faire, que je l’aime… Qu’est-ce que Banderas était beau dans ce film, alors…
Quand Marco se termine, on ressent ce vide que l’ont ressent quand on s’est épris des personnages, et pourtant l’histoire est courte. Aucune morale, juste deux tranches de vie et une rencontre, et puis le monde dans lequel nous sommes. Je ne veux pas dire plus car on évente trop facilement un court métrage.
Le jeu des acteurs, le lieu, tout ici est parfait, « naturel » (voilà que je sonne comme Diderot), le rythme, le temps qui passe, le flux des dialogues et jusqu’au final, absolument parfait.
Allez, je vous souhaite autant de plaisir que j’en ai éprouvé au point de sauter sur mon clavier pour vous livrer cet instantané.
Marco, 2019 (UK)
Nominé pour le prix du meilleur court britannique au Iris Prize 2019
Avec Zed Josef et Marwan Kaabour
Auteur, réalisateur: Saleem Haddad
Producteur: Jack Casey
Directeur de la photographie: Deepa Keshvala
Producteur exécutif: Mohamed Al Sadek

(suite…)Une basse qui fleure bon les pantalons pattes d’éléphants en Tergal à taille haute. Des cordes qui sentent bon les Velisy 2, Créteil Soleil, Bobigny 2 et autres Rosny 2.

Hier, nous avons eu la confirmation que nous serions de nouveau dans une nouvelle période de « restrictions » liée à « la déclaration d’urgence sanitaire », la quatrième. Avec la pluie, c’est un peu comme si on faisait un combo.
La saison des pluies, c’est une humidité incessante, ce sont ces pluies fines qui jamais ne s’arrêtent, ou si, mais alors on ne s’en rend même pas compte tant alors la température augmente et qu’on a le corps gluant, on en vient à souhaiter une averse qui viendra nous rafraichir, et la voilà, tiens, l’averse, mais alors ça ne change rien, ce n’était qu’un faux espoir car sitôt passée on recommence à avoir chaud. Parfois, alors que chaque jour le ciel est invariablement désespérément gris pointe le soleil, et alors, on cuit littéralement.
Non, on brûle.
Cette année, c’est une saison des pluies chaude. Il en est de fraîches, il en est de courtes. Celle-ci a commencé avec du retard, mais elle donne maintenant l’impression de s’éterniser.
Hier, nous avons eu la confirmation que nous serions de nouveau dans une nouvelle période de « restrictions » liée à « la déclaration d’urgence sanitaire », la quatrième. Avec la pluie, c’est un peu comme si on faisait un combo.
Un désespoir sans fin sous le ciel gris.
Ici aussi, la gestion de la pandémie a été une véritable mascarade. Alors bien sûr, oui, c’est vrai que nous portons le masque depuis janvier 2020, nous, que nous passons notre temps à nous asperger les mains d’alcool depuis février 2020, nous, et que nous ventilons à peu près partout depuis avril 2020, nous, et que les personnes âgées ont été invitées à éviter les déplacements dès le mois de février 2020, chez nous.
Les résultats sont assez probants, on a environ 10 fois moins de morts que la France, avec deux fois plus d’habitants et une population bien plus âgée. Ce sont des mesures de bon sens et la population s’y plie malgré une lassitude de plus en plus palpable.
Beaucoup de japonais ressentent une sorte d’incrédulité face à cette épidémie. Et puis un jour, un proche, un voisin, un commerçant, et là ils comprennent que ce n’est pas une fiction. C’est certainement ce qui explique l’incroyable accélération de la campagne de vaccination. Déjà plus de 50 millions de japonais ont reçu leur première dose, et plus de 15 millions leur deuxième dose. Pour une campagne commencée si tard, et avec des problèmes d’organisation, d’approvisionnement, c’est un bel exploit. À la japonaise, dirons-nous.
Ce que le Japon a raté, par contre, et qui explique la reprise des contaminations, ce sont les tests. Bien sûr, comme en France, il y a eu les tergiversations, une constante obsession à minimiser l’épidémie pour sauver les Jeux Olympiques, et donc une incapacité permanente à décider.
On est sortis du premier (presque vrai) confinement trop tôt, et alors que peu de tests étaient réalisés, et alors que rien n’avait été vraiment fait pour accroitre le nombre de lits de soins intensifs, parce qu’aussi incroyable que cela puisse paraître, le Japon a le plus de lits d’hôpitaux au monde mais se trouve placé sous la moyenne du continent africain pour le nombre de lits de réanimation et de soins intensifs.
Ici, la médecine est une vache à lait, on pratique, comme en France, le paiement à l’acte, et les hôpitaux ont développé les structures d’accueil de jour où on facturera généreusement les petits bobos à coup (coût) d’analyses sanguines, de scanner et d’hospitalisation d’une nuit.
On est sortis trop tôt du confinement, donc, mais pire encore, le conseiller du premier ministre d’alors et devenu depuis premier ministre, a eu l’idée d’une campagne pour relancer le tourisme: hôtels et trains à 33% du prix et coupons de réduction pour le musées, les restaurants, etc.
On a eu un véritable boom dans tout le pays, assorti d’une explosion des contaminations sur tout le territoire là où jusqu’alors l’épidémie était relativement cantonnée aux très grandes villes. De cette campagne au nom ridicule, « Go to travel », « Go to Eat » (que le twitter japonais a rebaptisé « Go to Hell » ou « Go to the Hospital »), nous ne sommes réellement sortis, d’un point de vue épidémiologique, qu’au mois de mai cette année.
Certains départements ruraux, assez peu équipés pour faire face à un afflux de malades graves, ont été débordés et on a eu des centaines de personnes mortes seules, chez elles, car il n’y avait pas de lit pour les accueillir.
Malgré la reprise des contaminations dès l’été 2020, exactement comme en France, le gouvernement a reculé les décisions le plus possible. Il a fallu que l’épidémie soit hors de contrôle en décembre pour que finalement il se décide enfin à stopper cette campagne et à déclarer à nouveau l’urgence sanitaire.
Entre temps, il avait pu « protéger » la saison des feuilles d’érables, et de fait novembre et décembre ont vu des records de fréquentation à travers tout le pays et nous avons même connu un taux de croissance de 29% annualisé, du jamais vu. Ça vous laisse imaginer l’intensité de l’activité.
C’était une énergie palpable.
Je crois qu’il y a là une particularité de « l’âme japonaise » liée aux séismes et aux catastrophes naturelles ainsi qu’au polythéisme. Ce qui a été a été, c’est fini. On tourne la page et on passe à autre chose. Et on détourne le regard des dommages causés, des familles en deuil, tout en en parlant quand on ne peut pas faire autrement avec un visage affligé avant de changer de sujet.
Ce n’est pas que les japonais soient indifférents, mais c’est juste qu’il doit être inscrit très profondément en eux l’évidence que pleurer les morts et pleurer ce qui n’est plus ne les ramènera pas à la vie, et que cela empêchera de reprendre la vie. Des millénaires de séismes et de typhons destructeurs, je pense.
La période septembre-décembre, ça se sentait, on était en plein boom économique, c’était assez incroyable, partout des gens, avec des sacs, un grand sourire caché sous le masque…
C’est humain. Et puis bien sûr, il y avait cette certitude que le Japon avait été épargné et qu’il le serait encore. Cette frénésie a duré jusque début décembre, c’était presque comme une orgie de courses et puis la conversation a commencé à changer. Les contaminations étaient hors de contrôle, ici et là c’était un collègue, un voisin ou un proche qui était contaminé. Et la population a accusé le gouvernement de ne rien avoir fait.
La seconde « déclaration d’urgence sanitaire » a duré jusqu’en mars, et une fois encore, elle a été levée trop tôt, du coup, dans les jours qui ont suivi, les contaminations ont repris de plus belle, particulièrement à Osaka, avec des histoires tragiques d’agonies de patients morts seuls sans trouver de place, avec les ambulances qui tournaient d’hôpitaux en hôpitaux.
Le Gouverneur, une sorte de beau gosse de droite assez sexy de 40 ans devenu très populaire avec cette épidémie, a imposé de très strictes restrictions avant même que le gouvernement ne se décide.
J’écris « beau gosse » parce que c’est ce que tout le monde dit de lui, イケメン, ikemen.
On a donc très vite enchainé sur une troisième déclaration d’urgence sanitaire dès le début du mois d’avril, elle aussi levée trop tôt, et alors que commençait la campagne de vaccination dans un cafouillage incroyable. Milliers de doses jetées suite à des problèmes de congélateurs ou d’erreurs de manipulations, absence de docteurs qualifiés, etc
Et alors que nous en sommes sortis début juin, avec des centaines de contaminations encore enregistrées chaque jour pour Tôkyô seulement, on en est sorti. Et c’est reparti à la hausse immédiatement.
Car dans toute cette histoire, il y a un fait permanent. L’obsession de tenir les Jeux Olympiques, avec la pluie d’argent attendue par les grosses légumes de certaines grosses entreprises, à commencer par Dentsu, un leader mondial de la communication et de la publicité, dont un certain nombre de dirigeants vont recevoir des salaires pour le simple fait d’assister à l’évènement. Plus de 2000 euros par jour, a révélé la presse. Dentsu qui est toujours en procès pour avoir « acheté » les Jeux Olympiques…
Cette obsession à tenir les Jeux Olympiques a conduit le gouvernement à opter pour une politique très restrictive des tests. On ne teste que quelques dizaines de milliers de personnes par jour, ce qui permet de garder le chiffre bas. Si vous présentez des symptômes, vous êtes invités à rester chez vous et à attendre de deux à quatre jours. Et ce n’est qu’après que vous serez éventuellement invités à faire un test.
Or, on sait que ce virus est pour une grande majorité un très mauvais rhume et rien d’autre, bref, pour beaucoup de gens les symptômes se dissipent d’eux-même, et donc au Japon beaucoup de gens contaminés ne sont pas testés. De ce fait, le virus circule activement sans être réellement tracé, d’où la très vive reprise dès que l’activité repart là où dans les autres pays la reprise des contaminations se fait très graduellement.
Le gouvernement japonais a péché sur deux points cruciaux, et cela pour pouvoir présenter des chiffres raisonnables afin de maintenir les Jeux Olympiques.
Il a constamment tergiversé, refusé de reconnaitre l’épidémie et de prendre des décisions par anticipation. Nous n’aurions jamais du avoir cette connerie de « Go to » et nous aurions du avoir une première période de restrictions plus tôt, et plus longue, et l’argent utilisée pour contaminer tout le pays avec « Go to » aurait du être utilisé pour préparer les hôpitaux.
Quand l’épidémie est repartie à l’automne, nous aurions du avoir une nouvelle période de restrictions, mais cette fois-là de « restrictions douces », avec mobilisation des médias, pour inviter la population à être vigilante, et parallèlement, les écoles auraient du être de nouveau fermées, ou mises en roulement comme cela s’est fait avec succès dans certains départements.
Et si cela n’avait pas suffi, il aurait fallu aller plus loin et réinstaller une réelle « déclaration d’urgence » comme au printemps l’an dernier, beaucoup plus longue, le temps de mettre en place la campagne de vaccination en la démarrant plus tôt.
Cette obsession à masquer la réalité est d’autant plus regrettable que les japonais ont été remarquables en matière d’auto-contrôle « à la japonaise » (l’auto-contrôle, ici, c’est plutôt un contrôle social où on ne se restreint que de peur d’être vu par les autres) et que ce sens du collectif explique, malgré le peu de confiance que je place dans les chiffres artificiellement bas des contaminations, le nombre très nettement inférieur de victimes ici.
Et pour tout dire, je ne doute pas un instant que l’allure que prend la campagne de vaccination va en faire un autre succès.
Je sais parfaitement que le vaccin ne nous empêchera pas de tomber malade. Je ne comprends pas cette façon de traiter les gens comme des enfants en évacuant la réalité derrière ce discours hystérique sur la vaccination qui n’a d’égale que l’hystérie des antivax.
Ce vaccin, c’est une façon de bâtir de l’immunité collective sans transformer nos hôpitaux en charniers et le corps médical en croques morts.
Le réel problème de ce virus, ce n’est pas sa dangerosité. C’est sa contagiosité, et à travers elle sa capacité à muter plus rapidement que d’autres coronavirus. Le seul moyen de casser ce cycle, c’est de le rendre gérable en préparant notre corps à le rencontrer sans risquer de mourir même si on tombe malade. C’est pourtant simple à expliquer, non?
Pour le moment, et malgré la reprise des contaminations en Grande-Bretagne ou ailleurs, on n’observe pas de reprise des hospitalisations comme on l’avait observée il y a 6 mois dans un contexte similaire de reprise de l’épidémie. Si le vaccin nous permet d’obtenir cela, alors on pourra vivre avec ce virus comme nous vivons avec la grippe.
Personnellement, je ne compte pas les vagues comme les médias ou les politiques.
Pour moi, en ce moment, c’est la deuxième vague, celle qui est sensée être la plus mortelle, et nous n’accumulons les vagues que parce que nous avons recours à des restrictions régulières.
C’est la vraie deuxième vague car nous avons à faire à des souches ayant muté de façon substantielle et présentant des caractéristiques qui en font presque de nouveaux virus. Delta frappe beaucoup plus les jeunes, par exemple, et sa contagiosité est près de 4 fois supérieure à la souche originelle, pourtant déjà très élevée.
Si j’en crois ce que j’ai appris sur les virus, nous aurons une troisième vague avec une nouvelle souche, cette fois plus gérable, et alors qu’à priori la circulation du virus dans une population vaccinée nous aura donné une certaine immunité.
Nos responsables politiques pêchent par leur manque de confiance. Ils nous mentent parce qu’ils pensent que nous sommes stupides. Ils ont été, de toute cette épidémie, les premières sources de désinformation, que ce soit sur les masques, les tests, leur obsession à rouvrir l’économie ou ce qu’ils dissimulent sur la réalité des vaccins.
Ainsi, les pass sanitaires induisent que la vaccination protège les autres quand en réalité c’est faux, il est à peu près certain qu’une personne vaccinée peut contaminer, et de toute façon nous n’avons pas suffisamment de données ni de recul pour affirmer le contraire. Il y a juste qu’éventuellement, elle le fera moins, et sur une période plus courte. Et ce n’est finalement pas si mal.
Pour le coup, maintenant que le nombre de personnes vaccinées augmente, plutôt qu’un pass sanitaire, il faudrait encore encourager encore plus le port du masque car il s’avèrerait bien plus protecteur que le museau à l’air libre. Mais visiblement, c’est beaucoup plus pratique de créer un fichage de vaccination assorti à la promesse d’un « retour à la normale », c’est à dire au consumérisme touristique.
Ici aussi, on va l’avoir.
Moi, je vais recevoir mon premier shot – Moderna – dans une petite dizaine. Et je vais avoir mon pass sanitaire aussi.
Bien que je trouve ce pass absolument stupide, inopérant et questionnable en matière de protection des données personnelles, je ne suis pas un résistant à deux balles. Je suis un « common man » pour reprendre l’expression tant de fois utilisées par celui qui restera dans l’histoire le plus étonnant vice-président américain, Henry A. Wallace.
Je suis un travailleur précaire avec de faibles revenus et dont les seuls luxes sont mon pays de résidence, mes appareil-photos, ma passion pour l’économie, l’écriture, la lecture, regarder des images et des peintures, me promener… Jouer au rebelle anti-pass sanitaire, à mon niveau, non. Je peux éventuellement signer une pétition à ce sujet, pour que ce soit une autorité indépendante qui en gère le serveur et qui détruise les données après un certain temps, etc Oui, ça oui.
Pour le reste, j’ai une trop haute idée de ce que « résister » veut dire, à Paris en 1941, à Varsovie en 1943, à Alger en 1956, en Palestine depuis 1948, ou quand on s’appelle Assange, Snowden ou Manning pour ne citer que quelques exemples et ne pas jouer au héros du net. Je suis très réaliste sur ce sujet…
Jour de pluie, donc, et dernier weekend avant les nouvelles restrictions. Quelle triste époque.
Cette chaleur m’assomme littéralement, et mes mardis, désormais pleins du matin à tard le soir sont un véritable coup de massue. Je fais des nuits profondes où je me réveille après des rêves intenses et amusants à la fois, signe que mon cerveau est très actif et profite pleinement de ces 6 heures trente qui visiblement me semblent nécessaires pour recharger.
J’ai acheté des chaussures de course, je veux me mettre à courir. Enfant, j’adorais courir, je passais mon temps à ça, et puis je suis allé vivre un an chez mon oncle et ma tante, et l’habitude m’est passée. Il y a bien eu le vélo, il y a bien eu la natation, il y a bien toujours ces promenades qui en sont une vague réminiscence mais j’ai au moins autant la nostalgie de mes courses ici et là que de la flûte…
Saison des pluies pour quelques jours encore, et puis après les grandes chaleurs de l’été, et puis Kyôto dans un mois.
Comme je le disais hier, tout passe, finalement…





Cliquez sur la photo pour accéder à la galerie, puis faites défiler: il y a quatre photographies, aujourd’hui, prises à des moments et dans des lieux différents. Les deux premières avec mon Olympus OMD-EM1 MarkII, la deux suivantes avec mon Olympus OMD-EM5 MarkII, et toutes avec l’objectif Lumix G-Vario 7-14.
Je vous parlais hier de ce bouton que je cherche, ce switch quelque part… Et pourtant, en réalité, en même temps que je vous disais que je le cherchais, j’ai repris le goût de la photographie comme de l’écriture, de façon très modeste, comme un débutant qui s’amuserait et découvrait ses possibilités. Sans être réellement un débutant bien entendu.
Depuis plusieurs semaines, j’explore mes quelques dizaines de milliers de photographies, et je m’amuse. Je photographie en raw, cela m’offre pas mal de latitude pour m’amuser. Retoucher les ciels bien entendu, pour en extirper les nuages. Accentuer tel ou tel endroit, adoucir tel ou tel autre, faire disparaitre un promeneur gênant, modifier la lumière et les contrastes, recadrer…
Mon iMac 27 pouces est vraiment très bien mais il souffre d’un gros défaut: un disque dur.
J’avais acheté un SSD externe, connecté sur un port USB 3, mais hélas, ça ne marche pas bien. J’ai finalement suivi des conseils qui m’ont été donnés, et j’ai investi dans un très bon SSD externe connecté en Thunderbolt, et là, c’est simplement extraordinaire. L’ordinateur est beaucoup plus réactif, les applications s’ouvrent immédiatement.
Je m’amuse avec mes photographies un peu comme si je les redécouvrais. Ce qui au passage n’est pas si loin de la réalité.
Et depuis, sans que je ne m’en sois vraiment aperçu, je me suis remis à trouver beaucoup de plaisir à travailler mes photographies, à les regarder, à m’y promener. Et voilà que je m’amuse avec mes elles un peu comme si je les redécouvrais. Ce qui au passage n’est pas si loin de la réalité.
J’ai eu vaguement envie d’un nouvel appareil photo, et puis ça m’est passé. En réalité, j’adore mon appareil. Un nouveau Sigma m’aurait bien tenté, on peut désormais acheter un SD Quattro d’occasion pour beaucoup moins cher – quoi que, il y a une vogue récente et une certaine hype autours des appareil Fovéon de Sigma, ce qui a fait remonter les prix…
Les Fovéon Sigma ont une qualité d’image qui ne se compare à aucun appareil, mais il faut préciser que ce ne sont pas des appareils faciles, et puis j’en ai quand même déjà 3.
Je voulais les vendre, mais j’ai été incapable de m’en séparer. Mon DP1, malgré ses 4,7 mpix (à multiplier par 3), c’est une qualité d’image qui n’a d’égale que les anciens films diapositives. Mon DP2, c’est un moelleux dans les couleurs, la même qualité que le DP1, mais avec un objectif 41mm quand le DP1 a un objectif de 25mm. Et puis mon DP2 Merrill, avec ses 16 mpix (à multiplier par 3), un peu plus gros, un peu moins ludique, mais avec une qualité d’image sans comparaison.
Le système Fovéon, c’est le seul qui prenne des photographies réellement en couleur, avec les 3 couleurs primaires pour chaque pixel quand pour tous les autres appareils, ce n’est qu’une seule couleur par pixel, et encore, après traitement par le processeur…
Alors, je ne peux pas les vendre. Et puis le DP1 a été mon premier vrai appareil photo.
Mais il y a aussi que j’ai rencontré Olympus en cours de route, et que je me suis habitué à leur ergonomie. Mon dernier appareil est le OMD-EM1 Mark II, qui est un appareil vraiment très puissant tout en restant assez compact comme tous les micro 4/3.
Je vous laisse avec quatre photos que je me suis amusé à traiter ce soir.
Le temps est pourri, c’est la saison des pluies, mais cela me laisse le temps de faire joujou avec toutes ces photos prise au fil des ans. Et d’en partager quelques unes.
C’est peut-être cela, le switch que je cherche.

Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis fatigué d’ici, je veux revoir les horizons de brume de l’ouest de la France, je veux revoir la Sarthe, je veux m’arrêter au hasard des gares, visiter la cathédrale de Chartres

Dans la deuxième vidéo, on descend au niveau Michel Lebb et Pascal Praud, c’est à dire dans la fosse septique. On voit les joueurs, mains jointes « à l’asiatique » (et qu’importe si les japonais ne joignent pas les mains, pour nos bouffons, les niaqwés, ce sont tous les mêmes), grimer une sorte de langue bizarre sensée être du « asiatique » (et qu’importe si ça ne sonne pas japonais du tout, c’est du niaqwé saupoudrés d’yeux plissés).
Il y a trois semaines, on allait voir ce qu’on allait voir. Les joueurs de l’équipe de France allaient montrer au monde qu’au pays des Droits de l’Homme, la France, on savait dénoncer le racisme et affirmer sa solidarité avec les victimes des violences policières (ce n’était pas dans le communiqué, mais ça reste le message du genoux à terre aux USA).
Nos joueurs n’ont pas tardé à faire les frais d’une attaque en règle des chroniqueurs de la chaîne réactionnaire du milliardaire Vincent Boloré, CNews, de la radio du milliardaire d’extrême-droite spécialisé dans « l’optimisation fiscale » Christian Latouche, Sud-Radio, ainsi de la très macronienne chaine du milliardaire surendetté Patrice Drahi, BFMTV, ainsi que d’attaque des journaux des mêmes propriétaires relayés à tour de bras sur les réseaux sociaux tant et si bien que le courage de nos footballeurs s’est vite dégonflé.
À toute cette mousse raciste où les interminables attaques et sommations à « rentrer dans leur pays » semblent n’effrayer personne est venue s’ajouter l’humiliation d’une cuisante défaite en Suisse lors d’un « super spreader event » certainement observé à la loupe par les membres du Comité Olympique.
Twitter s’est enflammé, et on a pu apprendre, hormis les nationalités ou origines de certains joueurs, combien ils étaient payés.
Personnellement, les salaires des joueurs de football, tant qu’ils paient leurs impôts, ne m’intéressent guère même si je les trouve profondément indécents.
C’est en tout cas bien plus transparent que les milliards accumulés par les propriétaires de médias spécialisés dans l’invective raciste. Christian Latouche « optimise » via le Luxembourg tout en ayant déménagé une partie de sa société aux USA, Vincent Bolloré doit sa réussite à des montagnes de subventions obtenues grâce à ses relations politiques ainsi qu’à une « optimisation fiscale » particulièrement sophistiquée. Quand à Patrice Drahi, son groupe est tellement endetté que les banques sont obligées de lui en donner toujours plus sous peine que cet empire bâti à partir de rien ne s’effondre. De toute façon, il pratique « l’optimisation fiscale » et est domicilié en Suisse…
La qualité du débat en France est empoisonné par ces spécialistes en « optimisation fiscale » car après ils en profitent bien. Si la population commençait à s’intéresser à leurs fortunes et à leurs liens avec les élus de tout bord, ça ne se passerait pas très bien pour eux.
On avait presqu’oublié ce « genou à terre » que voilà qu’émerge ce weekend une vidéo prise vraisemblablement au Japon il y a deux ans. On y voit l’un des deux bouffons, Griezmann, en train de rire pendant que celui qui filme, visiblement Dembélé, se moque de membres du personnel de leur hôtel venus essayer de changer la langue du téléviseur ou d’une console de jeu.
Bon, les japonais, quand il y a un problème, ils s’y mettent à dix, se posent trois tonnes de questions. Ça, j’avoue, ça m’a toujours fait sourire et parfois agacé. C’est comme ça, et ils ne lâcheront pas l’affaire avant d’être parvenus à trouver une solution. C’est pour ça, d’ailleurs, que quand quelqu’un a un problème, personne ne va l’aider. Si on commence à aider, il faut aller jusqu’au bout.
Mais dans la vidéo les propos tenus n’ont rien à voir avec de l’étonnement face à une façon de faire, ce sont des propos purement racistes.
Un commentaire sur les visages. C’est raciste.
Une mise en doute de l’intelligence des habitants du pays. C’est raciste.
Le tout entrecoupé de rires. Le tout en français. J’aurais bien voulu les entendre, ces bouffons, tenir les mêmes propos en anglais. Mais les racistes, c’est lâche. Toujours. Ça ne se sent fort qu’en meute, et la meute, là, ce sont ces pachas français surpayés traitant des employés venus les aider comme on traite des esclaves. Par le mépris et sans courir le risque de quoi que ce soit.
Dans la deuxième vidéo, on descend au niveau Michel Lebb et Pascal Praud, c’est à dire dans la fosse septique. On voit les joueurs, mains jointes « à l’asiatique » (et qu’importe si les japonais ne joignent pas les mains, pour nos bouffons, les niaqwés, ce sont tous les mêmes), grimer une sorte de langue bizarre sensée être du « asiatique » (et qu’importe si ça ne sonne pas japonais du tout, c’est du niaqwé saupoudrés d’yeux plissés).
J’ai eu honte pour eux.
Qu’un bouffon blanc ayant il y a plusieurs années grimé un joueur de basket noir en se peinturlurant en marron finisse dans ce genre de fange, on serait presque surpris si ça ne lui était pas arrivé.
Mais qu’un autre bouffon, noir cette fois, joue ce jeu là montre à quel point le type est un vrai crétin qui ignore visiblement que dans la « hiérarchie des races » construite par l’Europe au 19e siècle, les noirs étaient juste en dessous des asiatiques.
C’est pour cette raison que la plupart des villes de ces pays avaient été transformées en bordels à touristes, et cela a grande échelle.
Apparemment il ne savait pas que la Chine, vieille de plus de 5000 ans de civilisation, avait été forcée d’importer de l’opium après une guerre féroce livrée par les britanniques, pourrissant la population avant de finir par coloniser « l’Empire du milieu ».
Les arabes étaient considérés comme impies, mais ils ont toujours été regardés comme des humains, moins civilisés certes mais humains.
Les asiatiques, eux, étaient dépeints comme fourbes, cruels, menteurs et leurs femmes serviles, obéissantes, douces et exotiques, tout juste bonnes pour le plaisir de l’homme blanc en mal de dépaysement.
Au vingtième siècle, on a rajouté d’autres préjugés comme le manque de virilité des hommes, supposé une taille ridicule de leur sexe et des habitudes sexuelles étranges. Aucun peuple, hormis les africains, n’a ainsi été réduit à ce point en faire des quasi-esclaves offrant leurs filles à leurs maîtres. Aucun.
Quand à la décolonisation de l’Asie, elle est l’une des pires tragédies du 20e siècle. Napalm, gaz, produits chimiques, guerres interminables et régimes communistes génocidaires inspirés d’idéologies occidentales eugénistes.
Le Japon a échappé à cela, mais dans sa peur d’être colonisé, il s’est converti aux pires travers de l’Occident au point de se livrer lui-même à des guerres coloniales, reprenant à son compte les théories raciales avant de finir par recevoir deux bombes atomiques, les seules jamais lancées.
Le préjudice subi par les peuples d’Asie par l’aventure coloniale de l’Occident est immense, et le racisme anti-asiatique en est le batard ultime: cette façon de regarder les « asiatiques » manifestée par les deux joueurs trouve ses racines dans des préjugés purement français.
Mais le racisme, tout édenté, de Dembélé, n’en est pas moins abject. Cette obsession qu’ont certains indigènes à vouloir se faire plus blancs que les blancs est un naufrage moral intolérable qui doit être dit sans une once de concession.
La plupart des asiatiques, eux, garderont pour eux la violence de toute cette vulgarité, car même si les propos sont adressés à des japonais, les deux compères ont manifesté un racisme adressé à tous les asiatiques.
Cette violence, chaque fois, me ramène en troisième ou en seconde, quand sont arrivées deux jeunes cambodgiennes, dictionnaire sur la table, et s’accrochant pour suivre. C’était en 1980, et le Cambodge se remettait d’un des régimes les plus barbares qui n’ait jamais existé, le régime Khmer rouge, arrivé au pouvoir après que le pays eu subi déstabilisation politique après déstabilisation politique dans le sillage de la guerre au Vietnam.
Je hais le racisme anti-asiatique, je le vomis, parce que je sais qu’ils sont rares, les asiatiques qui montent la voix, parce que se plaindre, en général, c’est mal poli, et puis ça ne change rien, la vraie revanche, elle est dans la réussite que procure le travail laborieux. Ils disent ça, les Cambodgiens, et c’est comme cela que pensent beaucoup d’asiatiques, dans leurs petites communautés de fait un peu fermées, plus discrètes tout simplement parce que c’est comme ça qu’on est. Au Japon aussi, les gens sont comme cela.
Les jeunes asiatiques de France élèvent la voix depuis quelques années, je tenais ici à écrire que je suis avec eux. Tous les discours sur « les asiatiques » sont gavés de préjugés, et les jeunes indigènes sont allés à bonne école, au pays de Michel Lebb, de Sud Radio, de CNews et de BFMTV. Et il faut que cela cesse.
Voilà donc qu’en trois semaines on est passés d’un geste qui aurait pu être courageux à la plus pure manifestation de racisme anti-asiatique et ainsi, ce faisant, en réduisant le racisme à une vulgaire stratégie de communication sans la moindre parcelle de sincérité comme le montre cette vidéo de nos deux bouffons, les voilà qui ne valent pas mieux que les racistes qu’ils prétendaient dénoncer.
Je hais le racisme anti-asiatique.