Étiquette : japon

  • Corona, Japon, soleil, et Obono

    Corona, Japon, soleil, et Obono

    Coincé au Japon. Depuis 5 mois, tout retour au Japon était impossible pour les étrangers qui avaient quitté le pays pour une raison ou une autre. Cette interdiction disparaitra le 1er septembre, date à partir de laquelle les étrangers qui étaient bloqués et ne pouvaient rentrer pourront enfin revenir. De même, il nous sera enfin possible de voyager tout en étant assurés de pouvoir rentrer.
    Mais. Quand on regarde les conditions et restrictions, on comprend bien qu’il est en réalité quasiment impossible de voyager normalement. Il y a des délais, des quotas, des autorisations préalables à obtenir pour une date précise et qui peuvent être refusées, ce qui veut dire qu’il est quasiment impossible d’acheter un billet d’avion, puisque l’autorisation peut être refusée, et il est également impossible de demander ladite autorisation à l’avance, puisque si celle-ci est validée, rien ne garantit qu’il restera des places dans l’avion.
    Je suis donc coincé, comme des dizaines de milliers d’autres avec moi, au Japon. Longue conversation hier soir avec mon ami Thomas qui concluait « pourquoi pas acheter un billet simple ». Oui, ça resterait une possibilité, mais je n’y suis pas prêt du tout. Mais c’est vrai que c’est une des solutions les plus rationnelles à cette situation délirante dans laquelle nous sommes, piégés. Rentrer.

    C’est dimanche aujourd’hui, et il fait incroyablement chaud. On prévoit 36 degrés à Tôkyô. Les experts prévoient un été qui s’étendra jusqu’à la mi-automne suivi d’un hiver précoce. Je ne sais pas trop sur quel modèle ils se basent, l’an dernier ils prévoyaient un hiver incroyablement froid, et on a fini par avoir un hiver relativement doux qui a trainé en longueur. Chaque année, ils y vont de ces pronostiques qui se retrouvent démentis. Ce qui est sûr, c’est que cet été est le premier été de ce type que je suis amené à vivre depuis que je suis venu m’installer ici. La « saison des pluies » (qui n’en est pas une mais bon) s’est éternisée jusque début août, je crois même qu’il n’y a eu qu’un jour de soleil en juillet. L’ouest du Japon a essuyé des pluies diluviennes exceptionnelles avec leurs affaissements de terrains, une centaine de morts, des inondations à répétition. Et puis d’un seul coup il s’est mis à faire beau et nous traversions une canicule assez inédite. Normalement, chaque année, vers le 20 août, il y a une gros orage, et à partir de ce jour là les températures perdent 5 à 10 degrés. Elles remontent ensuite mais les nuits se font moins chaudes et régulièrement des orages et des pluies abondantes viennent rafraichir les températures. Rien de cela cette année, il semble qu’on est parti pour du beau fixe avec des températures supérieures à 30 degrés jusqu’au 15 septembre minimum. Bon, ça ne tient pas compte d’un possible typhon, mais ça donne une idée. Et puis aussi, assez spécial, c’est une chaleur assez sèche, avec une sensation de soleil « qui brûle ».
    Si c’est ce à quoi doit ressembler l’été à l’avenir, le Japon va vite devenir une sorte de désert car la végétation ne survivra ni aux pluies diluviennes, ni à cette chaleur sèche, ni à ce soleil, ni à cette sécheresse. Et on finira également par avoir des pénuries d’eau malgré des inondations… Le Japon a besoin d’un été humide pour le riz, pour les légumes, et surtout pour ses arbres et plantes qui y sont habituées.

    C’est dimanche et je vais sortir dans une heure. Je pense qu’on va aller se réfugier au parc de Shinjuku, à l’ombre, sur la pelouse. Envie de paresser et me reposer tout en profitant de l’air. On est masqués tout le temps, avec la chaleur, c’est une sensation de sueur, de chaud, alors être à l’air libre dans un parc, c’est agréable. Je ne crois pas que j’emporterai mon appareil photo avec moi, l’iPhone suffira.

    J’ai écrit hier un post au sujet de la couverture et de l’article de Valeurs Actuelles qui a réalisé une opération médiatique parfaite, avec beaucoup de bruit (et Balzac l’écrivait il y a près de 200 ans dans Illusions Perdues, pour un livre, ce qui compte, c’est qu’on en parle, en mal ou en bien). Mais c’est aussi en parfaite connaissance de cause que j’ai écrit, et que je partage ici ce que j’ai écrit, car il y a des limites qu’on ne peut pas franchir sans réagir. Et pour tout dire, ce ne sera pas tant à Valeurs Actuelles que j’en voudrai le plus, ils sont ici totalement à leur place, bien au fond de la fosse septique, en train de racler les parois et de rajouter quelques une de ces déjections qui visiblement leur procure la satisfaction du travail bien fait, comme en atteste leur mise au point au sujet des réactions à leur couverture.
    Non, ce qui me choque le plus, ce sont tous ces indifférents, toute cette gauche morale qui renvoie dos à dos le magazine et sa victime jetée en pâture une chaine autours du cou. Sartre a écrit qu’on n’avait jamais été aussi libre que durant l’occupation. Entendre, non pas de cette liberté factice qui consiste à faire ce qu’on veut, mais de cette liberté qui consiste à pouvoir choisir ce que l’on fait de sa vie, où on se situe. Il y a eu celles et ceux qui ont choisi d’être avec l’occupant, de collaborer, de dénoncer des juifs, et ceux-coi l’ont fait sciemment, librement, et ce choix a donné un sens à leur vie. Et puis il y a eu celles et ceux qui ont refusé, il y a eu cette cinquantaine de députés, dont Mendès-France âgé de 23 ans, de Blum et de quelques autres qui ont tenté de fuir pour constituer un gouvernement en exil qui disputerait la légalité du gouvernement de Vichy, il y a eu De Gaulle, il y a eu des gamins et des gamines de 15 ans qui ont refusé, qui sont entrés dans la résistance, ont donné leur vie, leur amour de la liberté, et ils l’ont fait librement, et cela a donné un sens à leur vie à tout jamais. Les collabos et les résistants.
    Et puis il y a eu les indifférents. Il ne s’agit pas de gens simples, ouvriers ou paysans, dont le quotidien se ployait dans la difficulté et qui, au passage, ont parfois fait montre de gestes héroïques au quotidien, planquer un résistant, adopter un enfant juif. Et cela aussi, c’est une manifestation de la liberté, d’un choix qui engage à vie.
    Non, les indifférents, ce sont celles et ceux qui savaient, qui avaient quelques possibilités de faire et qui n’ont rien fait, frappés dans l’élégance du pessimisme ou pire, en renvoyant le bourreau et la victime dans une sorte d’impossibilité ontologique à « choisir entre un communiste et un collabo », l’esprit tout empli de nostalgie pour le ronron du monde d’avant les grèves de 1936 et la débâcle de 1940. La vieille France de Roger Martin Du Gars. Icels que Sartre a appelé les salauds.
    Oui, le pire, ce sont les salauds, icels qui refusent de choisir entre « ce torchon Valeurs Actuelles » et « l’indigéniste islamo-gauchiste » Danièle Obono en regrettant le bon vieux temps où les questions de racisme étaient traités comme il faut, tranquillement, avec une chanson de Khaled, un concert des Potes, une comédie avec Isaac de Bankole et Josiane Balasko.

    Allez, j’ai écrit ça sur Facebook hier, et pour ne pas le perdre, je le laisse ici avant qu’il ne disparaisse dans les méandre sans fond de l’internet…

    Bon dimanche.

    « Danièle Obono représentée en esclave dans le torchon d’extrême-droite Valeurs Actuelle, cette fosse septique de la réaction et dont certaines idées « républicaines » irriguent le « débat ». L’article est à l’avenant.
    Et tout cela la même semaine où les chochottes réactionnaires jouent les vierges effarouchées parce qu’enfin son éditeur français change le nom « Dix petits nègres » conformément à la révision opérée par l’auteure elle-même et après maintes pressions des héritiers, faisant de la France le dernier pays à purger l’édition de cette injure.
    «Le nègre vous emmerde !». Aimé Césaire.
    Un écrivain visiblement « racialiste et séparatiste », pour reprendre la formule de l’inculte ministre du gouvernement réactionnaire, Jean-Michel Blanquer.
    Arabes, musulmans, noirs, asiatiques, Rroms et même Juifs sont régulièrement renvoyés à leurs origines même et surtout quand ils se soulèvent contre le système politique, l’oppression, les inégalités, le racisme qu’ils subissent et la violence qu’ils vivent parfois au quotidien, qu’elle soit politique, verbale ou symbolique. La société leur refuse l’exercice d’une pleine citoyenneté, celle dont jouissent Nathalie Arthaud, Jean-Luc Mélanchon ou Olivier Besancenot, que la réaction éventuellement accusera d’anti-France mais sans jamais remettre en cause la légitimité politique de leurs critiques.
    Finalement, les vrais indigénistes ne sont pas icels que l’on croit, Houria Bouteldja par exemple, ou Françoise Vergès.
    Les indigénistes, ce sont icels qui par leurs positions, leurs propos et leurs insultes, en niant la réalité de l’habitus raciste de la société française, en renvoyant constamment toute critique formulée qui ne rentrerait pas dans le cadre du statuquo par un noir, un arabe, un musulman, un Rrom, un asiatique et même un juif, à la représentation fantasmée de ses origines, perpétuant ainsi ce status de citoyen de seconde zone, le nègre qui danse bien et l’arabe toujours souriant, l’asiatique qui ne se plaint pas et le juif qui garde tout pour lui. L’indigéniste, c’est celui qui perpétue l’indigénat.
    Et Valeurs Actuelles en fournit un très bel exemple. »

  • Et puis aussi…

    Et puis aussi…

    Métro, vers 13 heures. Dehors, un temps pas possible, humide, moite, poisseux, une cocote minute géante. J’ai écrit un billet ce matin, entamons l’écriture d’un second. Ça fait longtemps en effet que je ne le fais plus, écrire dans le métro, ça a été pourtant un truc que je faisais régulièrement autrefois. Dans le métro, je ne parviens pas à lire, mais écrire m’est incroyablement facile, je parviens à isoler ma pensée, je me réfugie dans mon monde et les mots sortent tranquillement.

    Quand je suis sorti de chez moi, tout à l’heure, la chaleur était étouffante, la pluie venait de s’arrêter, le sol était encore humide, les nuages cédaient la place à un ciel limpide recouvert ici de nuages blancs, là de nuages gris et ailleurs, parsemé de légères traînées blanches. Cette humidité, c’est celle de la fin de l’été, très différente de la saison des pluies en juin car en juin on sent bien le soleil brûlant alors que désormais c’est l’air qui est chaud. C’est une saison que j’aime bien même si elle est très éprouvante car il faut utiliser la climatisation, et l’air conditionné me donne des courbatures aux épaules ainsi qu’une sensation de corps lourd, le matin.

    Vous me direz, mais pourquoi donc utilises-tu la climatisation? La réponse est simple.

    Les maisons japonaises anciennes étaient ouvertes, parois coulissantes autours, parois coulissantes dedans, en été l’air y circulait. De nos jours, il stagne dedans, et la chaleur monte. Avec l’humidité on a carrément l’impression que la peau brûle. Chaque année, des centaines de personnes meurent chez elles de la chaleur, et je pense que l’importation d’une architecture venue de pays bien moins chauds y est pour quelque chose. Voilà pourquoi la climatisation est nécessaire.

    Le train vient de sortir de son tunnel. C’est un train de la ligne Tôkyû qui traverse Tokyo en tant que métro. Je jette un coup d’œil aux nuages et c’est incroyable la variété de formes, de textures apparentes en cette saison, c’est un peu comme un télescopage. Le ciel est magnifique avec un bleu profond, le bleu de l’été encore, très vif, avec cette dominante « jaune » dans la lumière. Encore un mois comme ça, et puis…

    Cet été, la météo a été abominable. D’abord une interminable saison des pluies, particulièrement dans l’ouest du pays où plus d’une centaine de personnes ont perdu la vie dans de très violentes chutes de pluies. À Tôkyô, il a plu quasiment tout le temps en juillet, et quand il ne pleuvait pas, il faisait gris. Avec le coronavirus, ça a été d’un déprimant incroyable, surtout qu’alors l’épidémie est repartie. C’est pour cela que j’ai eu besoin d’une coupure, de vacances, bien plus que les autres années.

    Alors les prix des fruits et légumes cette année se sont envolés. J’ai vu des paquets de 4 pommes de terre de taille moyenne à près de 3 euros quand il y a deux mois on les trouvait à même pas un euro. Trois carottes à 2 euros, trois tomates à deux euros… Il semble qu’on soit enfin en train de revenir à des prix plus habituels mais ça reste plus cher. Pour moi qui aime manger des légumes, c’est vraiment pas une bonne nouvelle quand au même moment je continue de vivre une baisse de salaire liée au coronavirus. Pas importante, mais quand même.

    D’un autre côté, comme je ne vais plus au restaurant du tout quand Jun vient le week-end, j’économise pas mal de ce côté là. Et puis j’ai découvert que la fonction « déshumidificateur » de la climatisation rafraîchissait autant que le fonction « climatisation » et nécessitait bien moins d’électricité. J’ai eu le mois dernier ma facture d’électricité la moins chère pour un plein été.

    École, vers 14:35. J’ai donné une leçon, la prochaine est à 16:30. Beaucoup moins de travail depuis plusieurs mois, on a même eu un passage à vide d’environ deux mois où la plupart des étudiants ont annulé, et puis depuis deux mois ils reviennent, mais on reste à environ 60%. Il y a un programme de soutien pour un an je crois, un peu comme du chômage partiel, et c’est pour cela que j’ai une coupe dans mon salaire. En gros, j’ai moins d’heures travaillées, et quand je ne suis pas à l’école car je n’y ai pas de classe, je suis payé 60%. Je crois aussi que l’état paie la part employeur de la protection sociale. J’attends septembre avec impatience et un peu d’appréhension aussi car ça va vraiment être le mois où on verra si les étudiants reviennent ou pas. S’ils reviennent et qu’on atteint les 80%, on sera sur la bonne voie, s’ils ne reviennent pas, il y aura certainement des conséquences. J’ai une certaine appréhension mais j’ai digéré cette éventuelle situation.

    Si aujourd’hui je mets deux billets en ligne, si depuis lundi mon régime alimentaire est parfaitement recadré, que pourrais-je rajouter demain pour donner à cette semaine quelque chose en plus, de l’ordre d’un progrès? Me lever vers 6 heures, peut-être. Et prendre ma flûte. Je n’y ai pas touché depuis l’achat: elle est arrivée mi-février et puis très vite il y a eu ce virus et j’ai eu l’esprit retenu ailleurs. Le virus, l’économie et la finance, la politique… Concernant la politique, les intuitions étaient parfaitement justes, au passage, et ce n’est pas fini car l’automne et l’hiver, entre la récession qui arrive, le chômage qui va s’envoler, le virus qui semble s’installer avec les restrictions qui vont avec, avec l’hystérisation du débat (le dernier en cours, le changement de titre du bouquin de Agatha Christie 10 petits nègres, et toute cette hystérie digne des pires comiques troupiers de droite à la Jean Lefèvre, « pauvre France » « ma bonne dame, gna-gna-gna), la mousse médiatique autours du Harlequin de la philosophie testostéronée Michel Onfray, avec sa bande de vrais mecs bien ringards, ça va être chaud. Imaginez, un pseudo-élève de Paul Ricoeur d’un côté, pur produit hybride du marketing, du vide idéologique de notre temps, des intérêts de quelques grandes fortunes et d’une ambition dévorante, le candidat de la droite Orléaniste Emmanuel Macron d’un côté, et en face un pseudo-philosophe, qui a écrit 2 fois plus de livres en 20 ans que Nietzsche, Balzac et Hegel réunis en une cinquantaine d’années, le roi de la compilation de bouquins qui réduit la pensée à une pochette surprise qu’on trouve au hasard à l’entrée des toilettes d’un café de quartier… Ça en ferait, un beau débat de deuxième tour.

    Vous allez adorer l’automne, entre virus, chômage de masse et visite régulière de la fosse septique politique.

    Le plus marrant, c’est qu’ils sont tous les deux de droite, réactionnaires, mais l’un ce sont les banquiers et l’autre c’est la réaction, la vraie, bien faisandée, chuif’frrrancêê, moi!

    Au Japon, ce sont déjà les mêmes qui sont au pouvoir, mais avec une petite différence: ils gouvernent ensemble, ce qui est un peu logique finalement.

    Tout ça pour dire que oui, je ne me suis pas trompé du tout, on y va tout droit, c’est en vitesse automatique et maintenant c’est un peu comme à la foire, on klaxonne, et puis on chante, et on picole un bon coup en appuyant sur le champignon. La classe moyenne va se réveiller avec un de ces maux de crâne, alors, elle qui rêvait du centre… en focalisant sur l’Islam, les incivilités des jeunes de cités, des racailles, le voile, tout en martelant, à coup de baisses d’impôts dépensées aussitôt en alimentation bio et équitable qu’il faut s’adapter et que les prolo ne veulent pas comprendre, qu’il faut savoir faire des sacrifices… Ils ne veulent pas voir qu’au fond d’eux, ce qui les écœure chez Zemmour, ce n’est pas ce qu’il dit, c’est qu’ils le dise parce qu’en réalité, et chaque jour je le constate dans des contacts Facebook, ca fait belle lurette qu’ils sont devenus aussi réactionnaires que Zemmour, avec leur crispation républicaine et leur acceptation de tous les grignotages de nos libertés publiques dans un rétrécissement sans fin de l’espace démocratique. Après tout, c’est la classe moyenne qui a choisi Pétain, la bourgeoisie, seule, n’aurait jamais pu l’imposer. Les rentiers. L’ordre. Le calme. Les traditions.

    Bon, le soleil tape, dehors. Si demain matin je parviens à me lever réellement à 6 heures ou même avant, alors, j’ai pas mal de travail qui m’attend et ce sera alors une belle journée.

    Rajout avant publication, ce soir. J’ai enfin commencé à écrire un truc important. J’ai donné naissance à Pierre. Une journée très productive.

  • Vers la routine

    Vers la routine

    Kyôto. Quartier de Shimabara, ancien quartier de prostitution à l’époque Edo. Maison de “plaisirs”.

    Je n’en reviens pas, déjà le 27 août…
    Encore quelques jours et hop, ce sera septembre. Kyôto est déjà loin, mes habitudes désorganisées apparues au mois de mars sont toujours un peu là, mais il y a aussi quelque chose d’important de changé. J’ai repris en main mon alimentation, sans effort, c’est à dire que j’ai enfin dit « stop » au pain et aux mauvaises habitudes héritées du mois de Ramadan l’année dernière. En effet, le soir, comme je voulais rompre le jeûne, j’avais pris l’habitude de manger une sorte de barre de céréales protéïnée, et quand le mois de Ramadan a cessé, j’ai continué à en manger le midi. Le compte de calories est le même que pour les onigiris que je mangeais avant, mais c’est nutritionnellement très différent. Très pauvre malgré des minéraux et des vitamines et plein de protéines et de bla-bla-bla. C’est sucré, et je crois que c’est de là que j’ai commencé à reprendre de mauvaises habitudes. Avec le confinement, j’ai recommencé à manger nettement trop.
    Remettre l’alimentation en place a été très simple. La semaine dernière je n’ai pas fait d’abus, et cette semaine j’ai abaissé l’apport en calories d’un peu, juste d’un peu.

    Il y a d’autres petites choses que je reprends en main, préparer certaines choses en avance, par exemple, et du coup, partir de chez moi en avance. C’est dingue, toutes les petites mauvaises habitudes prises lors de ces quelques mois de coronavirus.

    Oui, Kyôto est bien loin. Le soir, on entend des insectes différents, et les cigales ne sont plus aussi bruyantes qu’elles l’ont été. Elles se sont réfugiées dans les parcs alors qu’il y a encore deux semaines elles étaient partout, criant, hurlant sous le soleil, volant partout et se réfugiant jusque dans le moindre recoin, arbre, plante, porche. Quand on n’entend plus les cigales et que seuls les griots se font entendre le soir, le coeur se fait mélancolique et on songe aux érables rouges sous le soleil à la lumière coupante et bleutée de l’hiver, aux pelouses à la couleur jaune paille, à l’écharpe qu’il ne faut pas oublier, à la grippe qu’il ne faudra pas attraper cette année, surtout cette année.

    J’ai quasiment fini de monter une vidéo prise avec mon iPhone. Je n’en avais pas parlé, mais j’ai changé de iPhone. J’ai le iPhone 11Pro. Quitte à… J’ai fini de payer mon ordinateur, je me suis dit… Pschit! Je crois bien que c’est la première fois que je remarque tant de différence, à beaucoup de niveaux. Les photos sont très correctes pour un truc aussi petit, et les trois objectifs, c’est vraiment un progrès. Avec mon appareil photo, j’ai pris l’habitude de photographier en ultra grand-angle et le fait que l’appareil en possède un, c’est juste incroyable. La qualité du zoom est, elle, vraiment très bonne. Et puis, la durée de vie de la batterie. Mon précédent téléphone rendait l’âme en moins d’une journée, celui là dure.
    Il me reste, en revanche, à vendre mes appareils photos, je n’en garderai que 2, mon vieux Sigma, parce qu’il « incarne » et « raconte » quelque chose, et puis mon dernier appareil.
    Ça a été les deux gros achats de l’année, même si pour ce qui est du téléphone, c’est assez difficile de parler d’achat puisque c’est lié à mon opérateur qui en finance une partie.

    Maison rafistolée. Quartier de Mukojima.

    Dimanche, je me suis promené dans mon arrondissement ainsi que dans l’arrondissement voisin de Sumida. Les ruelles alambiquées du quartier de Mukojima m’ont rappelé qu’il s’agissait, à l’époque Edo, d’un quartier de divertissement et de prostitution, un peu comme les faubourgs à Paris: il n’y avait pas d’octroies ni taxes puisque ce n’était plus administrativement la capitale, et il suffisait donc de traverser la rivière pour y jouir d’une plus grande liberté. De nos jours il n’en reste plus rien bien entendu, si ce ne sont ces rues assez étroites et pas vraiment droites là où mon arrondissement, ancien quartier historique de la capitale, offre un urbanisme en damier inspiré des capitales chinoises antiques.
    J’aime bien l’arrondissement de Sumida.

    Un billet totalement insignifiant, voire inutile. C’est un peu logique, non, puisqu’il s’agit de m’assoir devant mon écran et d’écrire.
    Dehors, soudain la lumière a disparu, il doit faire très gris, je crois que c’était prévu. Il fait très chaud aussi, peut-être y aura-t-il de l’orage.
    Kyôto est définitivement très loin.

  • Bye bye Kyôto

    Bye bye Kyôto

    Les meilleures choses ont une fin, dit-on, et voilà que mon dernier jour ici a commencé il y a de cela une heure et demie. Il va falloir prendre une douche, se brosser les dents, s’habiller, fermer la valise, vérifier une dernière fois que je n’ai rien oublié, fermer la porte, rendre les clés, et vogue le navire…

    C’est assez étonnant toutefois, cette année plus que les années précédentes j’ai savouré ce séjour avec plus d’appétit, je l’a littéralement embrassé et je repars à Tôkyô vraiment bien, avec pas mal d’idées et de projets en tête, toujours cette incertitude sur ma capacité à tous les mettre en oeuvre jusqu’au bout, je suis loin de tout, de tout le monde, seul, très seul, mais je ne sais pas, je me sens d’attaque et plutôt près.

    Je suis même presqu’un peu impatient, pour tout vous dire car il n’y a pas une seconde à perdre pour aucun de ces projets. L’un est du domaine écrit, l’autre est du domaine politique, mais bon, les vacances, c’est les vacances donc pour le moment je ne mélangerai pas les genres et je vais gentiment attendre mon retour.

    Voilà, que dire d’autre? Pas grand chose si ce n’est que j’ai été content d’écrire quelques lignes chaque jour, deux fois par jour, et cela, c’est vraiment une habitude que je devrais conserver, un peu de gymnastique en quelque sorte.

    Allez, je n’ai plus beaucoup de temps…

  • Dernier soir…

    Dernier soir…

    « Elle fut longue la route / Mais je l’ai prise la route / Celle-là qui menait jusqu’à vous » (Barbara)
    Bientôt septembre, voilà ce que chaque fois je pense quand arrive le dernier jour des vacances, et pour moi ce sera demain. Ce fut court, ce fut court mais ce fut bon.
    « Septembre, quel joli temps / pour se dire au revoir » (Barbara).
    Écouterai-je Barbara à mon retour? (mais de quel retour je parle, tiens…)

    J’ai toujours eu pincement quand vient ce moment de l’année, moi, l’enfant de septembre. La rentrée des classes. Pour moi, la rentrée est fixée au 5 septembre, seul mon ami Alain sait ce que je prépare. Le 5 septembre, c’est un samedi, c’est un bon jour pour une pré-rentrée, non?
    En attendant, lundi, oui, ce lundi, je vais reprendre ma route du travail, mon cours d’anglais pour des gens âgés d’une gentillesse confondante, presqu’une petite famille, pour moi. Et puis l’après-midi je retrouverai Yûko pour son cours particulier. Mardi matin, mon autre groupe de gens âgés, eux aussi une petite famille. Et après je reprendrai le chemin de l’école où j’entamerai la longue ligne droite vers les froidures de la fin de l’année. Enfin j’espère, on est dans un monde incertain, alors disons que c’est ce qui normalement se passera.
    J’ai cette année pleinement profité de cette coupure, je suis ressourcé, régénéré, calmé. J’ai repris goût à écrire des billets de bavardage sans grand intérêt mais qui me font du bien tout en partageant un moment avec vous comme si nous nous rencontrions et buvions un kir en terrasse en parlant de choses et d’autres en fin de journée. Vous ne pouvez pas savoir comme cela me manque.

    Je suis allé au sanctuaire du lapin, à l’ouest de la rivière Kamo, près du Kômyôji. Je crois que je vous en avais parlé, j’avais rêvé que j’y allais, j’étais avec Jun, et maman apparaissait, et je ne voulais pas qu’elle parte. J’y ai repensé depuis, c’est un sanctuaire aux grossesses, on va demandé la protection d’une divinité pour que ça se passe bien. Pour maman, ma naissance a été un calvaire de plusieurs mois, je crois que ce rêve m’a rappelé tout ce que je lui dois, et en quittant le sanctuaire j’avais le coeur et les pensées remplies de son souvenir. Elle me manque beaucoup.
    Allez, je vais diner. Ce ne sont que de brefs billets écrits à la va-vite.
    Bonne fin de journée.

  • Sur mon chemin

    Sur mon chemin

    Belle journée, ensoleillée, brulante, température qui ne baisse pas. Kyôto encore, je suis maintenant totalement reposé, la ville est encore plus loin, j’ai l’esprit campagne.

    J’ai visité un endroit magnifique, Okashisansô. Je reviendrai sur ces endroit visités quand je vous ferai des albums. Mais pour tout vous dire, cette fois-ci, ce sont les chemins qui retiennent mon attention, comme si ces chemins que je regardent étaient en fait mon propre chemin, ce en quoi il y a bien quelque chose de vrai puisque cela fait presque 15 ans que je vis au Japon. Mais j’avoue, cette année plus que les autres années c’est un véritable ravissement, peut-être est-ce le temps, peut-être était-ce un intense besoin de dépaysement, de retour aux sources puisque Kyôto est pour moi comme ma seconde ville de naissance, c’était en 2003 et comme cette année l’année n’avait pas été bonne du tout, et puis j’étais venu au Japon, vol ANA à 18 heures 30 et en arrivant à Kyôto après 10 jour à Tôkyô je crois que mon destin s’était scellé.

    Bon, je ne reste pas plus, je dois me reposer, la journée a été longue.

  • Encore trois jours…

    Encore trois jours…

    Encore trois jours, c’est court et c’est suffisant à la fois. Ici, pas de longues vacances, les congés sont fractionnés. Été, hivers et printemps. Trois semaines. Et puis des jours de congés.

    J’avais parlé trop vite, cette nuit j’ai mal dormi, c’est le soleil je pense. Il tape fort et j’ai oublié de mettre de la crème sur mes avant-bras, je me suis réveillé avec d’horribles démangeaisons. Par la suite, ça a été plus ou moins la même incessante répétition: réveil, assoupissement, rêve et réveil. Pas de rêves très précis ni de thème récurant, plutôt une compilation, chaque fois assez prégnants pour qu’ils me réveillent. Je ne suis pas fatigué ce matin, c’est ce qui compte.

    Vous avez remarqué? Quelques jours en vacances et voilà ce blog qui se part de couleurs, de ces couleurs et de ce vert en particulier qui m’ont fait venir au Japon pour y rester finalement près de quinze ans! Continuerai-je dans la couleur? C’est difficile, la couleur! La photo, c’est avant tout de la lumière, et si on ajoute de la couleur, c’est vraiment très difficile à maitriser. Je ne me considère pas du tout photographe, pas même amateur pour tout dire. Pour moi, un photographe, c’est celui qui pour « faire » une photo, c’est à dire aller de la prise de vue à l’édition, va « avoir » la photo dans son oeil et ainsi tout au long du travail va plier le résultat à ce qu’il avait « vu ». Autrefois, dans sa chambre noire, le photographe utilisait des filtres en cartons afin de diminuer le temps d’exposition sur telle ou telle partie lors du développement, il avait pris soin de choisir la pellicule qui se rapprocherait le plus possible de ce qu’il voulait obtenir car chaque pellicule avait ses caractéristiques propres, il utilisait de très fins pinceaux pour retoucher telle ou telle ombre, et de nos jours il utilise des logiciels afin d’obtenir ces résultats. Je me débrouille un peu en retouche et je photographie en raw pour cette raison mais en même temps je suis trop paresseux. Retoucher une photo proprement, ça prend beaucoup de temps, des fois, parce qu’à l’arrivée ce n’est pas exactement ce qu’on avait en tête, alors il faut revenir en arrière.

    Bref, pour moi, un photographe, c’est quelqu’un qui maitrise tout cela avec aisance, et dont le travail fini est exactement ce qu’il avait en tête. Un grand photographe, ce sera celui qui aura, en plus, su trouvé le cadrage, le sujet, le moment, la bonne dose de lumière ainsi que la ou les couleurs qui feront qu’on regardera sa photo avec curiosité, intérêt.

    Moi, j’utilise plutôt la photographie comme un crayon, un crayon un peu pour mais qui me suit partout pour compléter mon histoire.

    Ne plus du tout suivre l’actualité, débrancher les questions politiques pour une semaine et laisser ce virus à la place où sans aucun doute il m’attend de toute façon à mon retour pour ne passer mon temps qu’à me promener, à bavarder chaque matin et chaque soir, là, comme ça, quelle chance, quel privilège…

    Bien, la journée va commencer.

  • Ah, Kyôto…

    Ah, Kyôto…

    Finalement le temps a été très clément, je veux dire par là qu’hormis une chaleur étouffante et quelques averses, nous avons eu du soleil et la promenade a été très agréable. On s’attendait à de grosses pluies avec de l’orage et finalement tout s’est très bien passé. Ninna-ji le matin, pour la première fois depuis des années sans tonnerre ni averse.

    J’ai failli exploser la bonne femme à l’entrée. Ils ont fermé la vente de billets habituelle, maintenant on entre directement. Je retire mes chaussures, monte les quelques marches, je vois un espèce de truc sur le seuil avec un film plastique, il y a des tampons, des affaires, je pense que c’est l’endroit où ils font les signatures pour les livres de pèlerinages, je m’avance vers ce que je crois être la caisse et la voilà qui surgit de nulle part en hurlant en anglais de katakana « ticket, ticket, you need a ticket », et elle me barre la route en me montrant le truc avec le vynil qui doit finalement être la caisse, et je lui répond en japonais de yakuza, « et c’est où, les tickets? », elle sursaute et me montre l’espèce de machin qui sert de caisse, elle me montre les prix et tente de m’expliquer en me montrant bien comme si j’étais incapable de la comprendre et alors qu’elle va me dire qu’il y a deux tarifs je lui dit en japonais de quartier diurne, c’est à dire en lui tendant un billet sans la regarder et en lui baragouinant un « ici seulement ». Elle me rend ma monnaie et le billet et je la zappe. J’imagine que 9 personnes sur 10 ne sait pas où acheter les billets tellement c’est désorganisé, mais un étranger, c’est à son avis visiblement un voleur. Je l’ai zappé à la japonaise, sans excuses et avec mépris.

    Bon, j’ai l’air d’avoir été en colère mais en fait pas du tout, une fois l’épisode passé, j’ai failli exploser de rire. Il n’y a plus un touriste au Japon, et si Ninna-ji est à ce point désorganisé, c’est qu’ils ont du virer tous les petits boulots qui faisaient l’accueil. La fille était à ce moment là seule en charge de l’entrée, des souvenirs et elle devait aussi se taper les bouquins de signatures, pour sûr qu’elle était débordée, et c’est précisément parce qu’il n’y a plus du tout de touriste. Elle aurait pu me faire signe quand elle m’a vu, me dire d’attendre, de toute façon je me dirigeais vers d’où elle est sortie de nulle part, ça ressemblait un peu plus à une caisse. Mais me faire le coup de l’étranger qui veut pas payer, ça non.

    La visite a été très agréable, je vous ferai un album quand je serai à Tokyo. Ici, je n’ai que mon vieux Macbook et il patine comme un dingue quand j’édite des photos. Ça attendra.

    On est allé ensuite à Myôshinji, et là, dans un des petits temples du complexe, tout le contraire, un couple – le moine et sa femme-, leurs enfants, très gentils, je veux dire le monsieur nous a vus alors qu’on entrait dans le jardin car à l’entrée rien n’était écrit, on ne savait pas trop si on pouvait visiter, ils nous a demandé si on venait prier, on a dit non, il nous a demandé de passer vers l’entrée tout en continuant à jouer avec son fils, et là sa femme est arrivée, elle a fait une drôle de tête en me voyant avec ma tête enturbanée avec une casquette dessus, et le masque de rigueur, et puis elle nous a donné nos billets et nous a souhaité une bonne promenade. La pluie s’est mise à tomber juste à ce moment là, c’était finalement très agréable. Quand on est sortis, le deuxième fils courait dans tous les sens et elle lui courait après, j’ai souri, elle nous a souri en nous disant au revoir. Daishin-in, que s’appelle ce temple.

    Et pour continuer dans ce périmètre, un autre jardin où nous sommes allés assez souvent, avec de très belles mousses. Le Keishun-in. Un très bel endroit avec une dame très gentille à l’entrée qui nous a souhaité une belle promenade dans un Keigo (langue de politesse) surbétonné. Go-yukkurinasattekudasaimase.

    Enfin, le Taizô-in, dans une autre partie du complexe, c’est la photo d’illustration. Le soleil est finalement réapparu pour ne plus nous quitter, on a même eu droit à un vague double arc-en-ciel.

    Toute la journée, le chant des cigales…

    Le temps passe vite mais ce séjour m’est incroyablement profitable, loin de la ville, du travail, du coronavirus, de Facebook et de l’actualité. J’espère encore dormir aussi bien qu’hier soir…

    Bonne fin de journée.

  • Avant la pluie

    Avant la pluie

    C’est le matin, le ciel est couvert avec de rares éclaircies. Quand nous sommes rentrés de Nara, alors que nous avions quitté la ville sous un soleil de plomb, nous sommes arrivés à Kyôto sous des trombes d’eau. Quelques dizaines de kilomètres séparent les deux villes mais il n’est pas rare que le temps soit diamétralement opposé, car Kyôto, un peu comme Paris, est un « bassin » et soit les nuages la contournent, soit ils s’y engouffrent. Enfin, bon, ça, c’est ma théorie.

    Il devrait encore pleuvoir cet après-midi, même si ce n’est pas tout à fait sûr. Le typhon numéro 5 s’est désintégré au large de la Corée, nous laissant avec des nuages bien gorgés d’eau qui tournent à l’orage. C’est l’été.

    J’ai passé ma première très bonne nuit depuis des mois. Pas que je dorme mal mais je sens que cette nuit le sommeil a été particulièrement réparateur. Je décharge énormément de stress dans des rêves tous plus étranges les uns que les autres et qui au réveil me laissent plutôt indifférent avec tout juste le sentiment d’avoir rêvé. Je crois même avoir pensé que j’étais en train de rêver au coeur d’un de mes rêves. Au réveil, de façon très instinctive, je me suis étiré comme le fait le chat, de tout mon long avant de me recroqueviller presqu’en boule pour le re-étirer encore une fois, cette fois-ci en faisant craquer mes doigts. Mes énergies circulent parfaitement d’une extrémité à l’autre de mon corps. Rien de tel que le temps chaud et de longues marches ainsi qu’une totale déconnection de l’actualité et des réseaux sociaux pour immédiatement habiter son corps au présent.

    temps de pose: une seconde

    Je vous en parlerai certainement plus en détail une autre fois, mais je l’écris quand même: j’ai un nouvel appareil photo. Un Olympus bien entendu, un OMD-EM1 MarkII. La marque a décidé de vendre sa division photo, et il y a trois quatre mois est sorti le remplaçant de MarkII. Le cours en occasion s’est effondré, on en trouve par dizaines et dizaines. Le miens est quasiment neuf, avec sa boite et il ne m’a coûté qu’un tiers de son prix neuf il y a un an. Je vais revendre mes Sigma (j’y reviendrai, ça a été une décision un peu difficile, mais elle est prise), mais je vais garder mon EM5 MarkII qui reste un incroyable appareil. Cependant, le EM1 MII est un appareil parfait, en tout cas pour moi. Vous avez pu voir une photo d’une pagode prise de nuit, je l’ai prise avec un temps de pose de 2 secondes, à mains levé, même pas un poil de bougé. Ensuite, c’est un capteur de 20 millions de pixels, ça permet un recadrage ici et là sans trop toucher la définition.

    Je reviendrai sur cet achat. Il est l’heure de prendre une douche et de sortir, il pleuvra cet après-midi, il me reste donc un peu de temps pour une promenade.