Étiquette : gay

  • Oublier?

    Oublier?

    Et c’est à 60 ans que je m’en aperçois parce que je comprends que je n’oublierai jamais, parce que je ne le peux pas. J’ai une douleur au dedans de moi, une douleur que j’ai trimballée jusqu’ici et qui finalement s’évanouira avec moi.

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  • Les guillemets de « Guillaume Dustan »

    Les guillemets de « Guillaume Dustan »

    Bien que célébré voire même traduit, « Guillaume Dustan » n’aura finalement rien laissé si ce n’est un héritage vide et problématique en terme politique à l’image de notre époque toute en simili.

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  • Pédés et arabes in the 80’s/90’s?

    Pédés et arabes in the 80’s/90’s?

    Arabes et pédés in the 80’s/90’s en France.
    J’ai reçu une demande via Facebook. Comme j’ai fourni une (longue) réponse, je vous la livre ici comme j’ai régulièrement fait, sans editing et avec de nombreux raccourcis de langage pris dans la réponse, et ils sont nombreux.

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  • Cet été,  soyons folles! Soyons filles!

    Cet été, soyons folles! Soyons filles!

    Cela faisait des années qu’Hollywood ne s’était pas décidé à faire un film qui ne servirait à rien d’autre qu’à prendre du plaisir à le regarder avant de mettre le paquet pour en faire la promotion.

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  • Sérial Pédé (nouvelle)

    Sérial Pédé (nouvelle)

    Il est midi vingt passée quand il émerge du sommeil, un sommeil peuplé de rêves étranges

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  • superbe court-métrage pédé: Marco (UK-2019)

    superbe court-métrage pédé: Marco (UK-2019)

    Il y a un an peut-être, j’étais tombé sur le film de Robin Campillo, Eastern Boys, réalisé en 2013 et racontant l’histoire d’un homme d’une cinquantaine d’années donnant rendez-vous à un jeune prostitué croisé à la Gare du Nord.
    L’histoire m’avait mis très mal à l’aise, quelque chose de l’ordre du cliché, comme si le réalisateur n’était pas parvenu à se débarrasser du fantasme de tomber amoureux d’un tapin, ou comme s’il voulait liquider une mauvaise conscience face aux clandestins (le jeune homme vient d’un pays de l’est et n’a pas de papier), ou peut-être encore une certaine fascination pour les corps de jeunes garçons violents, ou peut-être un peu des trois. L’histoire m’a laissé un goût d’invraisemblances pliants sous le poids de bons sentiments et couronnée par une fin que je préfère vous taire si vous ne l’avez pas vu. Je n’avais pas aimé, au point de ne pas vous en avoir parlé malgré qu’après l’avoir vu ça m’avait démangé. Et puis j’avais renoncé, je n’arrivais pas à formuler le malaise.

    Aujourd’hui, j’ai travaillé de chez moi, et quand je n’avais pas de cours, j’ai regardé des vidéos sur YouTube, principalement des court-métrages avec des histoires de jeunes pédés. L’un d’entre eux m’a particulièrement plu, je vous en parlerai plus tard, un autre m’a fait rire tellement c’était mal joué, tellement l’histoire était enflée, mais comme je ne suis pas sûr d’être capable moi-même de faire le dixième de ce court-métrage, je ne vous en parlerai pas. Qui sait, le réalisateur s’améliorera, apprendra à maitriser son scénario et sa bande son et réalisera un petit chef d’oeuvre comme l’est PD, dont je vous ai déjà parlé.

    Ce soir, après avoir diné et regardé un morceau du Médiapart consacré à l’affaire Pégasus, j’ai repris mon exploration.
    Et je suis tombé sur ce court, Marco. Le synopsis est un peu le même que pour Eastern Boys, mais là où il faut deux (lourdes) heures à Campillo, une petit vingtaine de minutes suffisent à raconter une histoire concentrée qui en raconte beaucoup d’autres, et qui du début à la fin ne cède en rien à la facilité. Le film terminé, j’ai enfin compris ce que je n’avais pas aimé chez Campillo. Un côté moralisateur et à travers le personnage de cet homme mûr une envie d’avoir le beau rôle.
    Eastern Boys ne parvient à être ni un conte, ni un film brutal comme La loi du désir d’Almodovar quand l’amant rejeté se suicide, certainement un de mes suicides préférés au cinéma tant chaque fois que je l’ai vu je meurs d’envie de l’attraper et de lui dire de ne pas le faire, que je l’aime… Qu’est-ce que Banderas était beau dans ce film, alors…

    Quand Marco se termine, on ressent ce vide que l’ont ressent quand on s’est épris des personnages, et pourtant l’histoire est courte. Aucune morale, juste deux tranches de vie et une rencontre, et puis le monde dans lequel nous sommes. Je ne veux pas dire plus car on évente trop facilement un court métrage.
    Le jeu des acteurs, le lieu, tout ici est parfait, « naturel » (voilà que je sonne comme Diderot), le rythme, le temps qui passe, le flux des dialogues et jusqu’au final, absolument parfait.

    Allez, je vous souhaite autant de plaisir que j’en ai éprouvé au point de sauter sur mon clavier pour vous livrer cet instantané.

    Marco, 2019 (UK)
    Nominé pour le prix du meilleur court britannique au Iris Prize 2019
    Avec Zed Josef et Marwan Kaabour
    Auteur, réalisateur: Saleem Haddad
    Producteur: Jack Casey
    Directeur de la photographie: Deepa Keshvala
    Producteur exécutif: Mohamed Al Sadek

  • SUR UNE CHANSON DE DORIAND DE 1996

    SUR UNE CHANSON DE DORIAND DE 1996

    C’était l’époque des premiers trucs de Burgalat, il y avait eu Tweegy Tweegy de Pizzicato Five qui passait souvent sur MTV, l’époque changeait et on sortait enfin de ce cul de siècle de merde: on commençait même à parler de trithérapies…

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