Un post oublie, octobre 2009

U

Vers 21h50, dans le train qui me ramène chez moi. Depuis quelques jours la grisaille et aujourd’hui la pluie, de retour… Des pensées contradictoires en moi, toutes convergeant vers le même point. Pendre des décisions, agir. Mon visa arrive à expiration dans un peu plus de 4 mois. Je ne reviens pas moi-même de ce parcours…Il y a 4 ans, de retour de Kyôto, je décidais de re-contacter NOVA, troublé de tant d’injustice : d’autres y travaillaient bien, qu’avaient-ils de plus que moi ? Les règles de renouvellement du visa ont changé, certains étrangers redoutent l’épreuve. Je suis en règle, je ne vois pas bien pourquoi je devrais m’inquiéter. Je paie ma couverture sociale, c’est le principal. J’ai changé d’employeur, mais à l’arrivée, je fais le même travail. Mon souci est du côté financier, mais serait-ce mieux en France ? Putain de crise…Cependant, je crois voir dans l’ouverture de la deuxième école, où je travaille, une source de revenus supplémentaire qui devrait changer la donne. Déménager, une obsession.
J’ai réparé mon vélo, celui que j’avais acheté en arrivant en février 2006. Peu avant mon départ, mes collègues à BNPP m’avaient offert de l’argent, dans les 140 euros, ce qui n’est pas rien. Quand j’avais acheté le vélo, j’avais immédiatement fait le lien. Ce vélo, c’était leur cadeau d’adieux, ou au moins d’au revoir. Cette année, il devenait évident que de grosses réparations s’imposaient, mais une flemme m’a pris, j’ai acheté un autre vélo. Un de ces vélos à panier. Pratique pour faire les courses dans le quartier, mais tellement lourd quand il s’agit de rouler des kilomètres. Un vélo de sédentaire. Pas mon vélo. Depuis lundi soir, après avoir changé les pneus, les chambres à air, décapé la chaîne à l’anti-rouille et après l’avoir huilé, après avoir lavé le cadre et l’avoir ciré, après avoir mis de nouvelles plaquette des freins, et enfin, lors du remontage des roues, après avoir bien vérifié la mise en axe, j’ai enfourché la bête. Ayant nettoyé la selle, je l’ai repositionnée plus haute. Ma première impression a été la redécouverte de la légèreté de ce vélo. Monté dessus, j’ai fait un tour dans le quartier -en fait, j’ai tourné autour du petit parc à côté de chez moi. Lentement d’abord. Et très vite une incroyable confiance est revenue, j’ai accéléré, changé les vitesses, freiné… Ça n’a rien à voir, un vrai vélo…

À propos de moi

Madjid Ben Chikh
Madjid Ben Chikh

Madjid Ben Chikh, auteur, bloggueur. A Tokyo depuis 2006.
Ce Blog, journal d'un solitaire sociable et moderne de Paris et Londres à Tokyo, depuis aout 2004.

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