Étiquette : politique

  • 2020 moins quatre

    2020 moins quatre

    J’ai passé la semaine chez moi, sortant peu, achetant peu et grignotant un peu.

    (suite…)

  • UK election: the real winners…

    UK election: the real winners…

    …deeply happy for Scotland who now has a foothold in its independence and which, unless there is a civil war, Boris Johnson will not be able to oppose…

    (suite…)

  • Élection au UK: et les vrais gagnants sont…

    Élection au UK: et les vrais gagnants sont…

    … réfléchir en France sur la capacité qu’aura Emmanuel Macron à esquiver son bilan à l’aide d’un même type d’entourloupe sortie du chapeau dans la dernière ligne droite avant la présidentielle…

    (suite…)

  • L’islamophobie, le BREXIT à la française

    L’islamophobie, le BREXIT à la française

    Pendant 40 ans, l’obsession de la réaction, au Royaume-Uni, c’était l’Europe, symbole à ses yeux d’un pays réduit à rien après la perte de son empire. Derrière se cachaient la xénophobie, le racisme, le nationalisme protestant irlandais ainsi que les appétits des plus riches pour déréguler encore plus et faire du pays un gigantesque paradis fiscal comme Singapour. La réaction a gagné. Depuis trois ans, le nombre de crimes racistes s’est envolé et les lobbys sont prêts à vendre un accord de libre-échange avec les USA qui permettra le démantèlement à terme du NHS. D’ailleurs, si Johnson prévoit d’investir dans le NHS comme il le dit, c’est pour en rendre la privatisation encore plus juteuse.

    Depuis 30 ans, l’obsession de la France, c’est l’immigration et, pour être plus précis, c’est l’islam. Derrière l’obsession sur l’islam, les nostalgies de la perte de son empire, sorte de rot dans le gosier de la vieille France autour duquel se sont agrégées d’autres angoisses, comme l’émergence d’une élite intellectuelle et/ou politique issue de l’immigration à même de peser sur certaines conceptions de la France héritées de cet empire, la France-Afrique ou la politique au Proche-Orient. Et puis comme au Royaume-Uni, les ravages de la politique bourgeoise de dérégulation et de privatisation, en laissant derrière eux des friches industrielles, un chômage de masse et des inégalités inconnues depuis près d’un siècle, ont fini par nourrir un ressentiment au sein de la population. Pointer le doigt sur le seul FN est alors un peu trop facile car en réalité, cette obsession française sur l’islam est une coagulation d’intérêts dont le FN n’a été en quelque sorte que le vecteur le plus visible.

    Cette coagulation révèle un inconscient venu du temps de l’empire et de ses livres de classe. Le terrorisme n’est plus alors que la goutte d’eau, le prétexte facile pour mieux exprimer ce « problème » fabriqué de toute pièce, exactement comme l’Europe l’a été au Royaume-Uni, et c’est pour cela que même Emmanuel Macron va allègrement tapiner dans le discours du FN: ça lui évite de parler des inégalités, des pompiers qui n’en peuvent plus ou des suicides d’agriculteurs, et il sait que la haine de l’Islam rencontrera un écho dans le population.

    J’ai regardé Nadine Morano il y a quelques minutes. Elle parle « comme tout le monde », elle a « peur de cette religion prosélyte » avec laquelle « on est en guerre », mais attention, elle n’a « rien contre les musulmans », elle, ce sont « ces femmes voilées », c’est « cette religion qui prêche la haine » contre qui elle en a, avant de conclure « qu’ils s’en aillent » devant un Bourdin éberlué. Il faut dire qu’avant, elle avait défendu la laïcité, puis rajouté un couplet sur l’époque où il y avait une crèche et un sapin à l’école, et puis Pâques, et où « ça ne posait pas de problème »… comme si c’étaient les musulmans qui avaient interdit tout ça, mais bon, on se comprend, avant, la France, c’était mieux. Avant « les années 70 » et « l’arrivée des musulmans ».

    Il y a quelques jours, c’était le rédacteur en chef du Figaro, alors lui, il est carrément parti en roue libre, il « n’aime pas l’islam ». Et puis il y a eu Blanquer, et il y a eu Castaner et sa description des musulmans « radicalisés », et puis il y a régulièrement Élisabeth Badinter qui, entre deux prestations commerciales pour l’Arabie Saoudite, donne son avis sur les plateaux sur les femmes voilées, etc etc

    Désormais, quand en pleine séance du Conseil Régional un élu RN interpelle une jeune femme voilée assise tranquillement dans l’assistance, c’est la jeune femme qui devient « le problème ». Cette mère de deux enfants à qui une institutrice a demandé de venir accompagner une sortie scolaire, en l’occurence dans le cadre de l’instruction civique et donc de l’apprentissage de notre démocratie, n’avait pourtant rien fait de spécial. On la voit sur une vidéo de trois minutes, elle sourit à l’élu du RN, relativement indifférente à l’interpellation, et puis la séance devient plus houleuse, une sorte de brouhaha s’installe, les regards de l’assistance sont tournés vers elle, il y a des cris, et l’un des enfants se met à pleurer. Elle prend son enfant dans ses bras, et puis elle sort.

    J’ai lu sur Facebook un commentaire disant qu’« elle jubilait », avec photo prise au début de l’interpellation à l’appui, une preuve dans la plus pure tradition de la manipulation de l’opinion, la « fake news », comme on dit maintenant. Je suis très au fait des techniques de manipulation depuis que je suis les informations américaines et britanniques, je sais comment ils agissent alors je fact-check immédiatement, maintenant. C’est ainsi, et en 10 secondes, ce n’est pas bien difficile, que j’ai trouvé les vidéos montrant au contraire que cette femme, au début, était souriante malgré l’interpellation, comme n’importe quelle personne cherchant à éviter un incident le serait -surtout, surtout donner sa meilleure image pour éviter les photos de colère qui vous font passer pour une personne violente, et la même personne qui a partagé la photo où on la voit souriante n’aurait pas hésité à partager une photo de colère en affichant « regardez le vrai visage des islamistes », aucun doute.
    J’ai partagé la vidéo en expliquant que non, elle ne jubilait pas, et que la photographie datait du début de l’interpellation, avant que l’enfant ne commence à pleurer. Ma réponse était pédagogique mais n’a visiblement pas été réellement lue. J’y reviens plus loin.
    Plus qu’autre chose, et plus encore qu’islamophobe, j’ai trouvé ce commentaire méchant. Refuser à une mère les sentiments qu’elle a pour ses enfants en supposant de sa part une manipulation est avant tout méchant. Les antisémites (Alain Soral, Pierre Hillard, etc) qui voient dans les juifs « des gens qui pleurnichent » pour « manipuler les goïms » utilisent exactement le même argument, et, au delà de son profond antisémitisme, c’est aussi profondément méchant car les juifs qui sont allés en camps ont souffert, et il y a donc une négation de cette souffrance et c’est là une abomination supplémentaire.
    Mais le racisme n’est-il pas précisément une négation même de la part humaine d’un groupe d’individus défini comme « autres »? Nier à cette femme l’amour pour ses enfants, un amour qui l’a conduite à prendre de son temps pour accompagner une classe dans une sortie scolaire, sortie destinée à expliquer ce qu’est la délibération politique au sein d’une assemblée dans une démocratie, c’est méchant, et comme il s’agit d’une histoire de foulard que cette femme doit porter de façon ordinaire sans trop y penser, c’est raciste. Et c’est, je le signale, totalement contre-productif car le travail de cette assemblée et son caractère démocratique se trouvent, sous le coup de cet éclat, singulièrement diminués là où une sortie sans histoire aurait au contraire montré ce qu’apportent la pluralité des opinions et des vues dans un espace politiquement et philosophiquement ouvert. L’enfant a fait la démonstration grandeur nature de l’exclusion de sa mère pendant que le travail de l’enseignante s’est soudain brisé face à la réalité.

    Mais c’est finalement comme au Royaume-Uni. Une sorte de programmation du subconscient est déjà bien en place et empêche que l’information puisse atteindre les parties actives du cerveau. Non, cette femme est la partie émergée d’un complot aux ramifications plus profondes, elle « jubile » car elle mène une guerre secrète destinée à conquérir le monde, elle est une islamiste, et ses enfants sont conditionnés dès les plus jeune âge. Face à cette programmation, aucun discours de raison n’est opérant, ça ne rentre pas. D’ailleurs, Macron lui-même a parlé de « hydre islamiste » et de la nécessité de vigilance. « Je suis partout », en quelque sorte. L’idéologie dominante en 2019 a les références qu’elle veut bien avoir.

    J’ai découvert il y a quelques temps James O’Brian, un présentateur de radio et auteur du livre How to be right in a world gone wrong (WH Allen, 2018), que je vous conseille de lire ardemment si vous pensez comme moi que tous ces gens pensent comme des artichauts.

    Il anime un talk show sur une radio de deuxième zone (après avoir travaillé plusieurs années pour la BBC quand même et tout en continuant à contribuer pour The Guardian, hein), une sorte de radio pour chauffeur de taxi et conducteurs de poids lourds, avec beaucoup de programmes où les auditeurs appellent. Sur cette radio, Nigel Farage anime The Nigel Farage Show, ça vous donne une idée de la tonalité politique de cette radio. C’est le Royaume-Uni, et donc c’est bien plus libre que la France…

    James O’Brian est opposé au Brexit, mais il a une capacité à écouter les arguments qui force mon respect, et pour tout dire, à force d’écouter son programme, les arguments pitoyables de ces gens dont le cerveau ne fait plus qu’obéir à une sorte de programmation mentale du subconscient basée sur une hypertrophie de leur cerveau reptilien me donne plus de peine et de pitié qu’autre chose.

    Une femme appelle, elle a voté Brexit parce qu’elle a perdu son travail suite (en vrac et entre autre, retranscription en désordre et de mémoire) à une délocalisation en Roumanie. Elle a raison d’être en colère. L’animateur lui dit que toutefois, il est possible que les premiers effets du Brexit soient d’abord plus de délocalisations vers l’Union Européenne, ce à quoi la femme dit que « oui, mais au moins on aura le contrôle de notre économie », James lui parle des différents accords de libre-échange que May et Johnson sont en train de négocier et qui faciliteront encore plus de délocalisations en Inde ou ailleurs, et la femme de dire que « oui, mais on retrouvera le contrôle de notre économie », et soudain la voilà qui cite l’exemple d’un jeune entrepreneur pro-Brexit qui a créé un millier d’emplois depuis 5 ans, et que c’est ça qu’il faut, ce à quoi O’Brian répond que cet entrepreneur est parvenu à créer des emplois bien que le UK soit membre de l’Union Européenne, et cette femme assène l’argument massue, « stop patronizing me », le cliquet de la programmation mentale pro-brexit, l’équivalent du « islamo-gauchiste » en France, le moment où le cerveau censure toute possibilité de penser, le moment de fragilité, quand la vérité effleure.

    J’en ai écouté, de ces programmes, et c’est très instructif car j’en ai acquis la profonde certitude que la France est désormais exactement dans la même situation, Zemmour étant le Farage français et Emmanuel Macron le crétin de service suffisant à la David Cameron.

    Ça finira comme au Royaume-Uni. À force de créer un problème qui n’en est pas un, on finit par avoir un réel problème, mais ce n’est jamais le problème qu’on attendait et dans le cas de l’Angleterre, et j’écris bien Angleterre et non Royaume-Uni, ils sont fichtrement dans la merde, et l’Union Européenne ne pourra pas en être tenue pour responsable. Eh bien, en s’inventant un « problème musulman » tout simplement parce qu’elle est incapable de se redéfinir après avoir perdu son empire et qu’elle s’invente des nostalgies blanches desquelles des pans entiers de sa population sont absents, la France se réveillera un jour avec un sacré mal de crâne.

    Et le pire, c’est que les artichauts continueront de débiner leur bouillie avec la certitude du crétin qui crie au loup en sciant la branche sur laquelle il est lui même assis. De la pitié, oui…

  • Je suis…

    Je suis…

    Je suis le juif des juifs, je suis le noir des noirs, je suis l’hérétique des hérétiques, je suis la pute des putes, je suis le toxico des toxicos, je suis la femme des femmes, je suis le musulman des musulmans, je suis l’indigène des indigènes, je suis le paria, je suis le souffre douleur, je suis l’insulte, je suis le crachat, je suis le complot des complots, je suis génétique ou pervers à moins que je ne sois fou c’est au choix, je suis ce que j’ai voulu ou je suis une victime qu’il convient de protéger à moins que je ne sois cool ou monstrueux c’est au choix.

    Je suis persécuté. Je suis dans des vieux livres européens du 19ème siècle, photographié, compilé, étudié, disséqué, j’y suis nu, j’y suis le poids de mes testicules étalées sur des centaines de pages, j’y suis la longueur et l’épaisseur de mon pénis étalés sur des centaines de pages, j’y suis réduit à un doigté anal censé percer mon mystère et raconté sur des centaines de pages. J’y suis « compris » et « plaint » par untel, j’y suis jugé par un autre. Je suis répertorié dans ces rayonnages de bouquins qui définissaient la normalité bourgeoise, juste à côté de ceux qui définissaient la bonne couleur de peau et ce qu’était « la race », des livres avec les mêmes photos de corps compilés, étudiés, nus.
    Je suis le déviant, tout désigné pour l’eugénisme. Je suis exterminable, et dans le monde parfait prêt à accueillir l’homme nouveau européen et blanc, vers 1900, je suis avortable avant la naissance. De Francis Galton à Adolph Hitler, de Richard von Krafft-Ebing à Françoise Dolto, je suis une obsession, un fantasme, une pathologie que la morale bourgeoise et « l’oeuvre civilisatrice » des empires va communiquer au reste du monde pour le purifier de ma présence.

    Je suis celui qu’on a soigné en vain, lobotomisé en vain, analysé en vain, corrigé en vain, enfermé en vain, caillassé en vain, défenestré en vain, brûlé en vain, déporté en vain, gazé en vain, moqué en vain, caricaturé en vain.
    Tout ça en vain car je suis toujours là. Tu peux m’exterminer une fois, tu peux m’exterminer dix fois, tu peux m’exterminer cent fois, je suis toujours là parce que je suis enfanté de toi.

    Je suis ton père. Je suis ton fils. Je suis ton frère. Je suis ton cousin. Je suis ton voisin. Je suis ton neveu. Je suis ton beau-père. Je suis ton beau-frère. Je suis le voisin de ton voisin. Je suis ton collègue au travail. Je suis le type à côté à la cantine. Je suis le chauffeur de bus du matin. Je suis ton vendeur de journaux. Je suis un gilet jaune. Je suis le chômeur qui s’est suicidé au deuxième étage la semaine dernière. Je suis le SDF qui dort en bas de chez toi. Je suis ton coiffeur. Je suis le mec à la grosse voiture mal garée. Je suis le flic qui t’a verbalisé.
    Oui, je suis partout et nulle part à la fois. Je suis blanc. Je suis noir. Je suis asiatique. Je suis athée. Je suis agnostique. Je suis catholique. Je suis pratiquant. Je suis non-pratiquant. Je suis sunnite. Je suis chiite. Je suis ashkénaze. Je suis séfarade. Je suis bouddhiste tibétain. Je suis bouddhiste thaïlandais ou khmer. Je suis bouddhiste japonais ou chinois. Je suis animiste. Je suis sorcier. Je suis prêtre. Je suis imam. Je suis Cheikh. Je suis Saint. Je suis rabbin. Je suis magicien. Je ne suis rien.

    Je suis celui que l’on accuse. Je suis celui que l’on défend. Je suis l’alibi des démocraties progressistes quand elles se parent de leur supériorité morale pour mieux dominer les peuples. Et pourtant.
    Je suis palestinien sous les bombes de Tsahal. Je suis irakien sous les bombes de la coalition. Je suis enfermé à Varsovie et déporté, j’arbore une étoile rose. Je suis syrien défenestré par DAESH et bombardé par des MIG ou des Rafales. Je suis Ouïgour rééduqué. Je suis Tchétchène torturé. Je suis ivoirien, je meurs dans la Méditerranée et tu n’entendras même pas parler de moi. Je suis mort du SIDA en 1985 et tu n’en avais rien à faire, et ne me demande pas pourquoi je dis ça, tu le sais très bien.

    Je suis Baldwin. Je suis Shakespeare. Je suis Genet. Je suis Louis XIII. Je suis Malcom X. Je suis Alexandre le Grand. Je suis Chérif Kouachi. Je suis Dave. Je suis toi, he he he. Je suis Pasolini. Je suis Verlaine et Rimbaud. Je suis Madjid Ben Chikh. Je suis Haroun Al Rachid. Je suis Jean Sénac.

    Je suis partout et je suis nul part. Je suis ignoré, je suis adulé. Je suis méprisé, déporté. On me fait médaillé des Arts et Lettres pour « mon courage ». Je suis licencié par mon patron quand il apprend. Je suis le vieux garçon triste et grisâtre pas marié du sixième. Je suis le petit garçon timide que ses camarades insultent.
    J’encaisse depuis ma naissance et enfant, une fois, dix fois, cent fois j’ai souhaité me débarrasser de moi et mourir. Je me suicide des fois. Je deviens tueur des fois. Je deviens terroriste des fois. Je rejoins DAESH des fois. Pour m’oublier, pour mourir et me venger de ma mort. Pour ne plus exister et ne plus sentir tout le mal que tu me fais. Je te hais, je te vomis en dedans de moi. Et je ne te comprends pas, toi qui m’as reconnu avant que je ne me connaisse moi-même. Je suis ton insulte préférée. Je suis ton souffre douleur. Je suis ton punching-ball. Je suis ton défouloir quand il y a des embouteillages ou quand le gouvernement te déplait. Je suis une blague de comptoir. Je suis une blague sur YouTube. Je suis harcelé sur Twitter. Crève. Sidéen. Va mourir. C’est toujours ma faute.
    Je suis l’alibi des puissants quand ils veulent écraser les faibles auxquels j’appartiens. Je suis vaporeux la nuit pour respirer. Je suis en cuir pour m’affirmer. Je suis invisible pour exister quand même. Je suis exubérant. Je suis anonyme. Je suis inexistant. Je suis styliste. Je suis artiste. Je suis modéliste. Je suis peintre. Je suis beauf. Je suis collectionneur de nains de jardins. Je suis client Conforama. Je ne vais qu’au Conran Shop au minimum. Je suis héritier. J’émarge au RSA.

    Je suis une folle. Je suis une tante. Je suis une pédale. Je suis une tarlouze. Je suis un apostat. Je suis une tafiole. J’en suis. Je suis de la jaquette. Je suis un dégénéré. Je suis un malade. Je suis un travelo. Je suis un tapin. Je suis un homosexuel. Je suis un pécheur. Je suis un inverti.
    Je suis tout ce que tu voudras, si ça te fait marrer. J’ai dix fois. J’ai cent fois plus de courage que toi et c’est toi qui me fais marrer. Je suis né de toi. Vas-y, tue-moi, je repousserai toujours de toi parce que je suis en toi.

    J’ai dix fois.

    J’ai cent fois plus de couilles que toi.

    Je suis pédé.

  • En défense de Tariq Ramadan

    En défense de Tariq Ramadan

    J’ai appris à respecter Tariq Ramadan, et je n’ai ni honte, ni gêne à le dire, et ne le mettant pas sur un piédestal, la nouvelle des accusations ne m’a pas ébranlé ni même déçu. J’ai juste vu un rappel qu’on peut être brillant et être un porc à la fois.

    (suite…)
  • Z’en avez pas marre, de lyncher Houria?

    Z’en avez pas marre, de lyncher Houria?

    Houria est une camarade, et les membres du PIR sont mes camarades. Tout comme celles et ceux qui ne sont pas d’accord avec le PIR mais qui ne lynchent pas, analysent et respectent, militent. Houria et les membres du PIR pourraient être des amis, ils sont mes sœurs et mes frères, et qui sait, tout comme d’autres. Mais les lyncheurs ne sont ni des camarades, ni des amis. C’est juste des socialistes sans partis, tout juste bons à émarger les postes, les subventions ou à se préparer à, comme j’en ai vu tellement.
    Militer, ça commence par le respect.

    (suite…)
  • Macron, un populisme autoritaire centriste à la française

    Macron, un populisme autoritaire centriste à la française

    Point de ces belles manière en France.
    En France, pays de pouvoir présidentiel fort, pays de parlement croupion réduit au rôle de caisse enregistreuse, les partis politiques ne sont que des machines destinées à prendre le pouvoir en incarnant à leur façon la possibilité d’un consensus ou d’un ordre politique à venir mis en place autours de la personnalité d’un homme fort, d’un chef.

    (suite…)
  • Chère Marine Le Pen,

    Recevez, madame, l’assurance de mes salutations les plus savoureuses et les plus distinguées.

    (suite…)