Samedi : variable, mais orageux en fin de journée.

S

J’emprunte en le déformant, le titre d’un film de la deuxième moitié des années 80, avec Danièle Darrieu, “beau temps mais orageux en fin de journée”.
Samedi sympathique, temps lourd. Vendredi en fin de matinée, j’avais rendez vous à l’hotel Grandia pour retrouver Sashi. Nous sommes allé déjeuner assez rapidement – je le retrouvais entre “2 appointments”. Nous avons parlé de choses et d’autres et principalement de mon intérêt pour le Japon. Il parle remarquablement bien anglais et, comme toujours dans ce cas, nous n’avons parlé qu’en anglais… Etre au Japon et parler comme au travail…
Nous nous sommes quittés vers 13 heures après, donc, avoir déjeuné un menu de tenpura de saison. Tenpura est absoluement délicieux, toutefois je n’avais pas très faim, c’était à la limite du trop lourd… Mais c’était en fait judicieux, cette lourdeur n’étant qu’une sensation produite par la chaleur. Occupé tout l’après midi, j’ai apprécié ce repas qui est finalement très bien passé, avec des goûts très variés au palais.
Sitôt séparés, je me suis tranquilement dirigé vers le 東福寺/Tôfuku-ji, dont je n’avais visité l’an dernier qu’un jardin (celui avec le très fin pont suspendu, j’ai “perdu” les photos dans l’incident de la carte mémoire de début novembre l’an dernier). L’autre jardin est en fait une composition contemporaine, une composition de 4 jardins, est-ouest, nord-sud, jardin sec (dit “zen”, mais ça ne veut rien dire puisque le Tôfuku-ji n’appartient pas au zen, et que le dit jardin a été dessiné en 1935), jardin de mousse, et 2 jardins composés inspiré de motifs géométriques chinois. Ces 4 jardins s’organisent autours d’un temple lui même érigé à cette époque, très classique, en bois, avec un 縁側/engawa, sorte de terrasse qui entoure la maison, avec ou sans rampe, qui permet de d’admirer le jardin en s’asseyant à l’extérieur du batiment. J’ai toutefois, comme l’an dernier, été très séduit par la très grande porte 三門 ainsi que par le très grand temple, tout cela en bois bien sûr, fermé au publiques mais richement décoré d’un dragon sous le plafond.
En sortant, autre visite. Il y a divers petits temples dans cet arrondissement situé non loin de Fushimi-inari taisha. Je me suis arrêté dans l’un d’eux, jardins somptueux, très petits mais extrèmement riches et tranquiles (malgré l’écho d’un candidat en campagne qui passait par là… grrrrrrr). Le batiment, minuscule, est très sobrement -mais avec un goût très subtile- décoré.
J’ai quitté le lieu tranquilement, il devait être 15 heures 45, stoppé dans une supérette m’acheter une simple salade d’ananas fraiche et une bouteille de thé, puis, quittant le quartier j’ai longé la Kamo, comme le fonds de nombreuses personnes en ces week end tranquiles. Une Kamo à niveau bas, presque à sec par endroit et avec de nombreuses herbes poussées ici et là, envahissantes. Il y a quelques jours, ici, il y avait des torrents qui coulaient et il arrivent même qu’elle sorte de son lit. A la regarder à présent, qui donc pourrait y croire ? Le long des quai, des restaurants souvent en bois, à 3 ou trois étages au maximum, avec des grandes terrasses suspendues sur piloti. Restaurants chers mais très agréables (je suis très pauvre mais il m’est tout de même arrivé de m’y aventuré le midi car les menus sont alors plus abordables, aux alentours de 4 000 yen, c’est à dire environ 30 euros – le soir, compter 10 000…). Je me suis arrêter pour manger ma salade de fruits, puis j’ai pris mes médicaments. Je me suis amusé intérieurement en pensant à mon médecin qui m’a dit qu’il valait mieux du consistant… de l’ananas… !). Je me suis éloigné ensuite au grand dam des pigeons qui me guettaient avec quelque espoir et alors que je rejoignais Gion, oh la pluie ! Ca a duré 30 minutes, une pluie extrèmement violente, avec du vent frais, du tonnerre… Il a pleuvoté ensuite toute la soirée. Le typhon 15 remontait en effet sans passé vers la Japon mais en envoyant vers le nord, c’est à dire nous, des vents chauds et humides qui entraient ainsi en colision avec les vents en ce moments sur le Japon, plus secs. Je me suis ensuite réfugié, donc, dans un Book-store, ces magasins de livres d’occasion où je me suis acheté こころ/kokoro de 夏目礎石/Natsume Soseki, écrivain Japonais du début du vingtième siècle. En Japonais, bien sûr, mais écrit à l’usage des collégiens, donc avec une majorité de kanji vocalisés. Plus pour l’objet lui même que pour une lecture réelle. J’ai toutefois travaillé dessus et me suis livré au petit exercice de JAP 201, l’analyse de la structure des phrases puis leur traduction.
Je me suis ensuite promené dans 寺町商店/teramachi, la grande galerie commerçante de 四条/shi-jô, tranquilement, regardant ici et là les vitrines, m’achetant deux disques et échangeant des mails avec mon ami Stéphane. J’ai dîné vite fait d’un カレーライス/riz au curry à la japonaise, avec son filet de porc frit. J’ai filé à la maison et chatté avec Stéphane sans parvenir à finaliser une visio/audio conférence. Il m’a quitté, allant acheter des lunettes pour sa fille Héléna. Il devait être 22h30. Je me suis couché finalement assez tôt.
Un samedi très chargé et pourtant d’une nonchalance…

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Madjid Ben Chikh Par Madjid Ben Chikh

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