Je vous parlais de rêves…

J

J’ai crié « non », et je me suis réveillé.

La nuit dernière, je me suis réveillé en sursaut vers 5 heures du matin, suffoquant. Un rêve étrange, de ceux qui déchargent du stress en laissant une impression étrange, et cette fois, c’était la mort. Comment pourrais-je interpréter autrement le fait que Liliane, une ancienne camarade de classe morte d’une overdose… Elle n’était pas là, physiquement, mais c’est à elle que j’ai pensé en me réveillant, comme si ce rêve avait été imprégné par sa présence.
Ce n’était pas un cauchemar, plutôt un rêve bizarre devenant affreux. Je dois souffrir d’apnée du sommeil, je me dis…
C’était un jardin, j’étais avec des gens que je connaissais, un lieu indéfini mais du temps de l’enfance, je dis cela, c’est la couleur de ce lieu qui me le dit, une fin d’après-midi dans ces petites rues de terre battues à Épinay-sur-Seine où j’ai passé mes 7 premières années. On jouait avec les copains, on faisait le mur des jardins des maisons abandonnées et on courait. Dans mon rêve, c’était un de ces lieux de l’enfance, un lieu léger, facile. Ce devait être un picnic car c’est à cela que j’ai pensé au réveil.
Et puis soudain tout le monde a rétréci, moi, je regardais, comme si je n’était qu’un spectateur de ce qui nous arrivait. Je voyais l’un d’entre nous, ,minuscule, sortir d’un paquet de feuilles. Il était petit, jusque quelques millimètres, et je me demandais où tout cela allait s’arrêter.
Je pense que moi-même ai fini par rapetisser car alors je me suis retrouvé avec les autres, le lieu était sous-terrain, comme une cage d’escalier éclairée à la bougie. Il était question d’acheter des souvenirs pour rentrer, et il y avait quelqu’un qui les distribuait, ces souvenirs, je discutais avec l’un d’entre-nous qui venait d’acheter une boite de je ne sais pas quoi. Lui, ce garçon, je savais que je le connaissais, mais je ne sais pas qui il est. Une force extérieure contrôlait cette distribution de souvenirs.
On a alors commencé à monter l’escalier vers la sortie. Il y avait des barreaux entre lesquels on devait se faufiler, et je pensais que nous étions en train de redevenir grands. Et puis, quand nous avons été proches de la sortie, j’ai vu tout le monde qui redescendais, et j’ai compris que nous ne sortirions pas. J’ai crié « non », et je me suis réveillé.
J’ai pensé à Liliane, je sais qu’elle était là. J’ai pensé au mythe d’Orféo, aussi, tout en pensant que je ne regardais pas derrière moi.
La journée a été calme. Les rêves sont des mondes étranges dans lesquels se promener laisse parfois un sentiment d’inconfort, et en même temps il nous libèrent de peurs enfouies.
Je suis toujours à Kyôto. C’est toujours les congés.

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