Billet de weekend

B

mon rythme cardiaque s’est accéléré, et finalement ce ne fut qu’un truc assez banal, gata-gata comme on dit par ici

(écrit le 1er février)

Février déjà. Finalement le mois de janvier aura été plus actif que l’an dernier. J’ai repris l’habitude d’écrire et même si ma discipline est encore aléatoire, j’ai publié ce que je voulais écrire. C’est bien.

La nuit dernière, vers deux heures du matin, l’alarme de mon téléphone m’a réveillé en sursaut. C’était cette sonnerie stridente, celle qui annonce la venue imminente d’un tremblement de terre violent. Je me suis réveillé d’un coup, dans le brouillard de ce demi-sommeil mon rythme cardiaque s’est accéléré, et finalement ce ne fut qu’un truc assez banal, gata-gata comme on dit par ici, et puis c’est passé.

Mon cœur, lui, a été incapable de reprendre son rythme normal, la pression cardiaque surtout. Je me suis retourné et re-retourné dans mon lit, et puis je me suis levé, j’ai bu un verre d’eau puis un deuxième, je suis allé regarder mon téléphone, j’ai fait deux copies d’écran que j’ai postées sur Facebook, et puis je me suis recouché.

Impossible de dormir, rien de pire qu’un réveil en sursaut, je pense que je devais être en plein sommeil, bien profond. Je crois que j’étais en train de rêver mais je ne saurais en être sûr…

Aujourd’hui heureusement, au travail (je travaille le samedi), ça a été plutôt calme. J’ai été dans le gaz toute la journée et j’ai même tenté une sieste sur une banquette à l’heure du déjeuner. Rien n’y a fait, je me sentais fébrile, fatigué.

J’ai fini à quatre heures et demie heureusement et ce soir j’irai me coucher de bonne heure.

Ici, l’actualité, un peu comme chez vous, c’est ce virus dont tout le monde parle. On ne trouve plus de masque nulle part et il est quasiment impossible de trouver des vaporisateurs d’alcool ou des lingettes alcoolisées antiseptiques. Heureusement, j’en ai. Des masques parce que c’est bientôt la saison des pollens et que je fais des allergies aux cèdres et cyprès, et que j’en ai toujours pour quand ça commence, et puis des lingettes parce que comme je travaille avec beaucoup de monde, que je prends les transports, je prévois toujours un stock quand commence la saison de la grippe.

C’est un truc qui désormais m’étonne beaucoup, ce peu de sérieux vis-à-vis de la grippe, en France, alors qu’elle tue quand même chaque année une bonne dizaine de milliers de personnes. Au Japon, c’est le masque, des vaporisateurs d’alcools pour se nettoyer les mains dans les lieux publics et bien sûr des tas de recommandations. Je trouve ça bien et j’ose espérer que ça va nous éviter une forte propagation du nouveau coronavirus…

Si vous venez par ici, vous verrez un grand nombre de masques dans la rue et surtout vous constaterez nos efforts ingénieux pour ne rien toucher. On annonce déjà vingt cas…

J’ai relu mon billet politique d’hier et j’en suis très satisfait. Sur la forme comme sur le fond. Mes amis Thomas, Patrick et Manuel m’ont répondu en messages privés de façon développée, ce qui est bien. Ça, bien sûr, c’est sur le fond. Quelques yeux un peu prudes ont pu être choqués par la grossièreté, et s’ils me connaissent ils savent très bien que je ne suis jamais grossier. C’est mal élevé. Je me suis beaucoup amusé, en réalité, à me laisser aller à être grossier, c’est une figure de style comme une autre. Certains ont pu penser que je nourrissais une grave colère, il n’en est rien. On écrit pas un billet de cette longueur, un billet pensé, dont la structure est aussi maitrisée quand on est en colère. Je me suis amusé, c’est différent.
En fait, si j’étais peintre, je m’amuserais à peindre Macron dans une de ces peintures hyper-réalistes des années 60, sur une cuvette de WC, en train de s’essuyer et constatant qu’il s’en est mis sur la main. Ou bien peindre Brigitte au réveil, dépeignée et racines apparentes, pas maquillée les rides bien en évidence sur le bronzage UV, en train de se gratter le bas du dos et la chemise de nuit béante, les yeux fixés sur ses chaussures de 10 centimètres de haut, va encore falloir que je m’enfile ça,…
Faire tomber le Jupiter de bastringue en le mettant sur son seul trône. Et peut-être offrir à Brigitte un peu de cette humanité dont la prive et la fonction, et le statut, et l’obsession du paraître qu’elle pousse jusqu’à l’absurde pour « jouer à la first lady ».

Je me suis permis d’être grossier car j’avoue, je n’ai que mépris pour des gens qui n’ont que mépris pour le peuple, pour « les miens ». Je n’ai jamais ressenti ça pour aucun président avant. Je pourrais passer mon temps à critiquer ceux que je n’aime pas du tout (genre j’ai toujours appelé Chevènement « formol », parce que le type se croit encore sous la 3ème république…) mais ce ne sont généralement que des épithètes débiles, tête de tronche, l’aut’chtard, l’aut’là avec sa coupe dech’veux, etc J’aime bien, c’est mon côté comique troupier. Je n’ai jamais utilisé l’épithète vachard de « sale connard ». Mais j’avoue, pour ce gouvernement, je sèche…

Demain, je vais à Kamakura. Il semble qu’il va faire beau, ce sera la première visite de l’année.

À propos de moi

Madjid Ben Chikh
Madjid Ben Chikh

Madjid Ben Chikh, auteur, bloggueur. A Tokyo depuis 2006.
Ce Blog, journal d'un solitaire sociable et moderne de Paris et Londres à Tokyo, depuis aout 2004.

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