Dénouement et renouement

D

Je retourne au sport depuis quinze jours. C’est peu, mais pour moi, c’est beaucoup… Quand j’écris que j’y retourne, je devrais en fait écrire que j’y vais. Car j’y vais 4 fois par semaine. Le lundi, le mercredi et le vendredi, je fais 45 minutes de cardio, puis un peu de machines et le jeudi, je nage. Pour le moment, bien entendu, cela est très modeste. Hier soir ainsi, j’ai nagé environ 1500 mètres. C’est très en deçà de ce que je faisais à Paris, où il m’arrivait de nager plus de 2000 mètres deux fois par semaine, d’aller travailler et de tout faire à vélo. Depuis mon installation au Japon, je me suis installé dans une vie sédentaire, peu de déplacement, et dans le quotidien du salarié japonais aux horaires absurdes qui achète des Bentô. J’ai pris 12 kilos. Comme je l’ai déjà écrit, je n’en fais pas une fixation, il y a juste que je dépasse mon poids de forme de 15 kilos, et à mon âge, et dans ma condition, ce n’est pas une bonne chose. Je suis en bonne santé et comme je tiens à le rester, il est urgent pour moi de me réveiller. Le sport est un incroyable stimulant.
Et puis c’est un moyen de rencontrer des gens. Le simple fait de voir d’autres gens le soir, de ne pas avoir à leur parler, de les voir vivre, est extrêmement sain. Certains mecs ont des corps magnifiques mais ils sont parfaitement normaux avec ceux qui, comme moi, ont décidé de s’y mettre. Il faudrait le dire aux jeunes qui, comme moi autrefois, font plein de complexes avec leur corps. Arrêtez les régimes, arrêtez les piercing, arrêtez les tatouages, arrêtez ces coupes de cheveux à la manque, arrêtez de fumer des joints. Et sortez de chez vous, et voyez des gens. Vivez. Soignez votre corps, aimez-le, c’est en lui que vous vivez. Protégez-le, et n’hésitez pas à le remuer, à le bouger, à le valoriser. Forcez-vous s’il le faut, mais n’attendez pas, comme moi, d’avoir dépassé la quarantaine pour vous apercevoir que, tout compte fait, vous vous faisiez des idées. Le bonheur est dehors, le bonheur est au soleil, et le bonheur est dans les autres.
Quand j’ai commencé mon analyse, un des premiers résultat fut que je me remis à sortir de chez moi. Et je me souviens, ce devait être la troisième ou la quatrième séance, j’étais à Nation, et l’air m’a semblé plus net, plus lumineux, les formes des objets autours de moi étaient plus précises, plus présentes. L’espace d’une seconde, je ne pensais pas, j’avais le monde autours de moi. Dans les jours, dans les semaines qui suivirent, je me remis à me promener, à regarder, mes sens étaient de nouveau mes alliés. Je courais les musées, je dévorais des livres. Je m’enfermais parfois, mais c’était pour regarder de films que j’empruntais aux bibliothèques de la ville de Paris, des films japonais, des vieux films, des choses plus modernes, des courts métrages. Je n’avais pas un centime mais J’utilisais tous les trucs pour me cultiver, pour absorber le monde. Les invitations Paris Boom Boom, les invitations de Radio Classique, tout était bon. Je m’incrustais dans des premières. Je revivais. Et c’est comme ça qu’en septembre 1993 je retournais à l’université, imprégné du rythme nécessaire, prêt à rencontrer le monde et à y trouver une place. Entre temps, j’avais trouvé ce travail pour un theatre, enfin, un cirque “moderne”, la patronne me stimulait. Je gérais un fichier d’artistes de cirques d’Europe entière. Je me souviens, un clown italien, une sorte de Harold Lloyd triste qui parvenait, sur scène, à créer une vraie atmosphère noire et blanc, d’où jaillissaient des touches de couleur, le tout baignant dans du tango argentin. Ah, et puis la premiere du film El Sur, tient, justement, sur une musique de piazzola, avec Marie Laforest et Philippe Léotard qui, juste après la projection, à la Cigale, vint en compagnie de Roberto Goyeneche, chanter des chansons magnifiques et tristes. Il était bouffé par l’alcool, mais aussi terriblement séduisant.
En 1997, j’étais déjà bien remis, comparé à la période qui avait précédé mon analyse. J’étais un trentenaire atypique, allant à l’université, en collocation dans le 20e arrondissement. J’étais fauché, mais j’achetais des bouquins à un franc chez Joseph Gibert, ces espèces de grandes caisses où on trouvait les invendus. J’avais les Camus ou les Sartre avec les vieilles couvertures, des livres de poésie. Il m’arrivait aussi d’acheter des trucs plus chers. Je travaillais dans un lycée, en CES, j’étais baby-sitter. J’empruntais pas mal en bibliothèque, mais c’est l’époque où je me mis à acheter beaucoup de livres, occasions essentiellement, car j’adorais les annoter. J’écrivais mon journal généralement le matin, vers 8 heures, en même temps que je prenais mon café. Avec mon colocataire, Julien, on faisait des fêtes.
C’est alors que mon ami Stéphane, qui avait des poids mais ne s’en servait pas, me proposa de les prendre, puisque je lui disais que je les utiliserais bien. Pour voir. Et ainsi, je me mis à faire des poids, chez moi. De janvier à début avril. Je faisais très attention, veillais à soigner les échauffements. Je ne faisais pas de régime, je me contentais de manger bien. Boulghour, avocat, salade, fromages… Un jour, je rendais visite chez mon amie Maria qui venait de retourner vivre chez ses parents, je vis dans les yeux de sa mère une lueur, et elle me dit “qu’est-ce que tu as fais, tu es tout beau”, et Maria que dit que mon torse était ouvert, que je me tenais plus droit. J’avais longtemps résumé un beau physique à une question de poids, Maria m’expliquait que la forme est plus importante. Elle est danseuse.
À cette époque, il m’arrivait de faire des rencontres enchantées, les rencontres du pédé de plein air que j’étais. J’habitais à Télégraphe, et le parc des Buttes Chaumont était un havre délicieux en cela qu’une drague infructueuse pouvait toujours être une promenade agréable. Il y avait ceux chez qui j’allais, ceux que je ramenais chez moi. Et ceux que je consommais sur place, avec qui je bavardais ensuite. Et qu’il m’arrivait de reconsommer une autre fois. Je me souviendrai toujours de l’un d’eux, vers 1995, le téton droit piercé, que je recroisai un an plus tard après être allé au bal des Tournelles. Les canards.
C’est incroyable quand j’y pense, à cette époque, il me semblait n’avoir le temps de rien, et pourtant je lisais deux à trois livres par semaine, j’écrivais mon journal pendant une heure par jour, je voyais mes amis, j’allais à la Sorbonne, j’animais la section socialiste de la Sorbonne dont j’étais premier secrétaire, j’allais aux réunions fédérales. Et j’étais en analyse… Et je draguais pas mal. Et donc je m’étais mis au sport.
Le point le plus haut de cette époque, ce fut un bel allemand que je rencontrai aux Buttes Chaumont. On était début avril, il faisait bon. On se croisa et ce fut très rapide, on s’accosta immédiatement. Il était vraiment très beau. On alla chez lui. Ça alla très vite, on ne bavarda pas très longtemps. Puis on se mît à bavarder. Il mît un disque, c’était le nouveau Madonna. C’était Ray of Light. Ceux avec qui j’ai longtemps argumenté sur ce disque connaissent l’origine de mon intérêt pour lui. Il est éternellement lié à cet Allemand qui vivait vers Laumière. On parla de Jospin, de Schröder qui venait d’être élu. Son frère était social-démocrate. Il venait de Cologne, enfin, de Köln. Et puis on retomba dans les bras l’un de l’autre et on remit ça. Il était incroyablement doux, gentil. Il parlait très bien Français. On se quitta. Il m’avait dit qu’il allait bientôt quitter la France. Alors, je n’osai pas lui demander son téléphone. La porte se referma. Je descendit l’escalier. Et dans la rue, je me dis que j’étais nul, que j’aurais du lui demander son numéro.
C’est quelques jours plus tard qu’alors que je m’échauffais, pris d’une sorte d’euphorie qui vous saisi quand vous faites du sport, je me mis à mêler des mouvements de genoux plié à mon échauffement. Je fis une réception sur le talon gauche, bien à plat. J’entendis un claquement sec très net, très précis. Et je tombais, je n’avais plus d’énergie dans la jambe gauche. Je me relevais, la jambe était faible mais je n’avais aucune douleur. Je sentais bien que quelque chose était bizarre. Et puis le genoux commença à enfler.
Trente minutes plus tard, je me décidai à aller à l’hôpital. Ce n’était pas loin, et le bus en bas de chez moi pouvait m’accompagner jusqu’à Thonon en cinq minutes. Cela me parut une éternité. La douleur était intense, elle prenait toute la jambe au moindre mouvement et mon genoux était maintenant vraiment enflé.
Le ménisque.
Je fus extrêmement mal pris en charge. On me donna rendez vous pour une radio une semaine plus tard, des calmants, des béquilles, “ce n’est peut être pas le ménisque”, me dit le médecin, un Algérien à l’accent algérois en qui je n’eu qu’une très relative confiance, ayant déjà eu à faire à ses confrères en Algérie. La semaine suivante, je passai la radio, il confirma que rien n’était cassé, et me fit prendre rendez vous pour une jenesaisplusquoiscopie. On fait deux trous, on insère une caméra, on regarde, on referme, et on décide si on opère, me dit il. Je pris rendez-vous. Pas de place avant un mois et demi.
Je m’installai dans une sorte de dépression nerveuse latente. En analyse, je ne parlais que de ce genou, je n’avançais plus. Ma vie sociale se réduisit au néant. J’avais mes amis au téléphone, on me disait de faire un effort et de “passer”, alors que le Di-Antalvic m’assommait. Ou bien on me parlait de soirées, de diners où je pouvais passer si je voulais. La vie chez les autres continuais, moi, elle avait été stoppée nette. Dehors, je me trainais. Quand on se casse le ménisque, ce n’est pas que la douleur. C’est l’incapacité totale de plier la jambe. On est bancal. Je finis par avoir des douleurs de dos, je voyais ma jambe se démuscler. Et puis un jour, mon voisin Guillaume me dit qu’il m’avait vu le matin, je lui avais fait penser à un petit vieux. Je ne dis rien, mais je soir je me mis à pleurer. Chez ma psy, je rapportai le propos. C’est alors que je compris que le handicap, la maladie, c’est quelque chose que l’on intériorise. Je m’étais installé moi-même dans cette position de victime coupée du monde, des autres. En faisant la part des choses, bien entendu, il y a une responsabilité réelle de l’hôpital Thonon, d’un médecin incompétent, d’investissements à la traine, d’une gestion hospitalière idiote qui décrète des horaires stupides, de procédures couteuses (ouvrir et refermer un genoux pour regarder, hein, c’est pas de l’argent mis en l’air?). Et par dessus donc, le sentiment que ça ne se terminerait jamais. On finit par accepter, se résigner, et l’on devient une victime, ce rôle nous va si bien… Entre quatre murs, je me faisais le sentiment d’être dans une prison.
Le lendemain de ma séance chez ma psy, je fonçai (enfin, façon de parler) chez mon médecin, à Belleville, je lui demandai de regarder car attendre encore un mois, je ne pouvais plus. Il me fit m’allonger, tenta de plier la jambe, je hurlai. “C’est le ménisque!”. Il m’envoya chez un ami à lui, dans une clinique. Je fus opéré deux jours plus tard. Dans cette clinique, ils ouvraient, ils regardaient et ils opéraient en même temps si c’était nécessaire. Moi, je trouvai ça très raisonnable…
Je me revois, en béquilles, au Tea Dance Amal, une association de Maghrébins homosexuels dont je m’étais retrouvé secrétaire sans avoir rien demandé. Le président, Badreddine deviendrait plus tard mon médecin. Un garçon très bien. Il ne comprenait pas très bien mon histoire de ménisque : lui aussi devait penser que quand un ménisque est cassé, on opère…
Il me fallut par la suite trouver un bon kinésithérapeute. La première que je trouvai m’engueula presque parce que je ne faisais pas de progrès car normalement, après l’opération, je devais remarcher tout de suite, ce dont je fus incapable. J’en trouvai une seconde qui décela tout de suite un problème que la première n’avait pas été fichu de repérer. Je ne bloquais plus ma rotule. Un mois s’était écoulé entre mon accident et l’opération, j’avais démusclé certes, mais j’avais aussi oublier le réflexe de la marche. Elle fit un très bon travail et je pu en trois jours laisser enfin la béquille.
J’ai gardé une étrange sensation du genoux qui va se briser pendant au moins six mois. À cette époque, je m’occupais de solidarité avec les algériens, je me suis retrouvé avec mes amis de la section Montesquieu, à Canal Plus, en béquille. Et Gildas qui n’arrêtait pas de me dire “vous vous tenez tranquille, monsieur Madjid, hein”. Il avait qu’à me le dire franchement, s’il voulait que je fasse un souk dans son émission. C’était la deuxième fois qu’il me faisait le coup. Monsieur Madjid…
Chez ma psy, c’était amusant, parler d’isolement, de mon incapacité à exprimer ce que j’avais sur le coeur, en parlant de mon genoux. Le jour où je lui rapportai la réflexion de mon voisin, elle répéta treeeeeeeeees lentement. Ge nou. Moi, j’entendis Je noue. Je nous. Comprenez ce qui vous chante, amis lecteurs…
Moi, c’est là dessus que je repris ce travail, et que je pu faire de très nets progrès, me comprendre un peu plus, et peut être aussi un peu mieux comprendre les autres, ma relation à eux, leur relation à moi. Mon ami Maria me proposa en Juillet de quitter Pelleport et d’aller vivre dans son appartement à Asnières, un appartement qu’elle ne parvenait pas à vendre, qu’elle ne se résolvait pas à vendre. Philippe… Ce déménagement fut salutaire, il me permit de passer à autre chose. Je m’aperçu que j’avais désormais des tonnes de livres : le déménagement fut interminable. Mais je trouvai là l’espace dans lequel j’allais préparer mon départ pour Londres un an plus tard, un an pendant lequel j’allais travailler pour Paribas, et m’acheter encore plus de livres, et apprendre que ma pièce de théâtre allait être publiée… Mais c’est une autre histoire.
Genou. Je nous. Je noue.
Comme je l’ai raconté, quand j’ai appris par la suite que j’étais séropositif, ça s’est très mal passé. La docteur à qui j’avais demandé de me prescrire un test avec la batterie d’examens qu’elle me demanda de faire suite à une série d’angines à répétitions, me laissa en plan sans me donner de réponse à mes questions. Elle m’assomma d’un bavardage interminable, qu’il fallait que je digère la nouvelle, qu’elle avait des patients qui étaient parvenus à avoir des enfants. Je lui avais pourtant dit que j’étais homosexuel. Mais non… C’est pour cela que plus tard, je suis allé voir Badreddine. Mais cette fois, donc, après un moment de révolte face à cette idiote qui me lisait le script de sa formation “annoncer une mauvaise nouvelle à un patient, quand je lui demandai, en insistant, “et maintenant, qu’est ce que je dois faire, je vais où”, etc, plutôt que suivre son conseil, attendre, et finalement me morfondre, comme elle ne m’avait même pas donné la feuille de résultats des examens sanguins, je suis allé me faire retester immédiatement trois jours après. Et j’ai téléphoné à tout le monde pour annoncer la “bonne nouvelle”. Sauf un ami qui, justement, quand quelques mois plus tard il m’a engueulé pour pas lui avoir dit, j’étais à l’aéroport, je partais pour le Japon en vacances, a définitivement pris son statut d’ami. Peut être étais-ce même l’ami qui me manquait, celui qui engueule un peu, juste ce qu’il faut. Stéphane. Tiens, oui, Stéphane, les poids…
C’est à lui que j’ai téléphoné en premier quand la terre a tremblé.
Je vais donc à la gym. Même si je ne veux pas y aller, comme c’était le cas jeudi soir où je me suis contenté de ne nager que 1500 mètres. Madonna, Ray of Light et le beau Gregor sont loin maintenant, mes escapades aux Buttes-Chaumont un lointain souvenir, et les canards n’en parlons pas… Il y a eu Londres, et puis le Japon.
Avec le sport, j’ai longtemps cherché depuis à “retrouver” l’époque perdue qui a précédé l’accident. Je me suis inscrit trois fois au Konami vers chez moi, chaque fois je n’y allais pas. Quand je m’y suis réinscrit il y a 6 mois, j’étais bien décidé à y aller, mu par une envie de me sentir mieux, assez difficilement explicable. Et puis il y a eu mon infection, cette interminable sinusite. Puis le séisme.
Et voilà qu’aller au gymnase retrouve tout son sens. C’est tellement bien, sortir de chez soi, voir des visages, admirer certains types parfois, mais surtout suer, suer beaucoup.
Cette fois-ci, je veillerai à ne pas en faire trop…
De Tôkyô,
Madjid

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  • Madjid,
    je vous ai découvert quelques jours après le 11 mars, parce que ma soeur et sa famille vivent à Tokyo, et que j'ai eu besoin, pendant de longues semaines, de savoir ce qui se passaient, puis ensuite, besoin de comprendre pourquoi ils ne partaient pas.
    Vos billets m'ont nourrie. Je les ai tous lu. Petit à petit, je vous ai découvert, vous. Et un attachement s'est fait. Alors, je viens régulièrement prendre des nouvelles. Parfois j'ai été inquiète pour vous. Puis rassurée.
    Cette fois ci je vous écris, car votre texte sur le sport (appelons le ainsi) est encore plus sensible ,émouvant, abouti que les autres. Selon mon modeste point de vue. Merci.
    Ninon

  • Bonjour,
    Quand vous dites qu'avec le sport, vous avez longtemps cherché depuis à “retrouver” l”époque perdue, ça m'a fait penser à une phrase d'un écrivain, Michel Vieuchange, dans “Smara” : “L’horizon de notre inguérissable nostalgie s’ingénie à reculer devant nos plus téméraires avancées ».
    Et pourtant, quel autre choix que d'avancer dans ce monde trop plein de souvenirs et d'illusions ?
    Le sport permet de se sentir mieux, c'est certain. Il valorise l'image de soi, il élève, et quand il est pratiqué à l'extérieur -ce qui est encore mieux-, il permet de fusionner avec la Nature qu'on oublie trop souvent quand on vit au coeur des villes. Suer, suer beaucoup, comme vous dites, est vivifiant. J'ai toujours l'impression de purifier mon corps en fournissant des efforts physiques. Ca permet de chasser les mauvaises vibrations, donc c'est bon pour les neurones, forcément.
    Mais bon, point trop n'en faut, puisque “Qui veut aller loin doit ménager sa monture” !
    Prenez bien soin de vous.
    Cordialement.
    Marie-Paule

  • Vos messages a tous me font tres plaisir. Oui, le sport procure des sensations fortes et terriblement bienfaisantes. On dort bien, apres, on est serin, et la sueur a quelque chose de purifiant. Merci Marie-Paule.
    Concernant le message de Ninon, ca me touche beaucoup, merci. Mon blog est en effet d'abord et avant tout un travail d'ecriture. J'ai longtemps ecrit mon journal, et puis je suis passe tout naturellement au blog… Le blog est un travail a l'instant T, ce que j'y ecrit peut murir, evoluer, voir totalement changer. J'essaie juste d'etre sincere avec moi-meme et avec mes lecteurs. C'est un exercice de devoilement maitrise, un apprentissage du “discours de moi” (et non sur moi). Il m'arrive donc de pousser tres loin l'intimite. C'est pour le moment ma seule oeuvre litteraire aboutie, et j'en suis tres fier. Ca ne me rapporte rien, que des messages comme les votres, et qui me touchent.
    Amities.

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