Billet d’aujourd’hui

B

…,Kasai, là où le ciel s’ouvrit sur Tôkyô pour mieux se faire lumière


[dropcap1]I[/dropcap1]l fait chaud aujourd’hui. Et il fait beau. C’est agréable. Je suis dans le train qui me conduit au travail, le wagon sent la rose, peut être sont-ce les sacs Kitty de mes voisines en face, des sacs bien roses. Odeur assortie.
J’ai commencé ce matin un long travail: l’édition de photographies de Tôkyô. J’entends par là, un peu retravaillées, recadrées. Ça prend un certain temps, mais ce qui est amusant, c’est que c’est comme refaire les promenades. Alors je les édite par quartier, par promenade, en dehors de toute contrainte chronologique. Je les posterai en flux sur ce site, je ne sais pas trop comment. Pour tout dire, je ne fais que commencer à maîtriser certaines fonctionnalités de ce modèle de site, j’ai encore beaucoup à expérimenter, mais il semblerait que les « portfolio » sont faits pour ce type de travail plus permanent, et éventuellement actualisés.
Ce matin, en tout cas, en me pesant, j’ai vu un nouveau chiffre que je n’attendais presque plus. J’ai désormais perdu 19,5 kilos. Je pèse 74 kilos, et cela fait presque 7 ans que je n’ai pas approché ce poids, et encore était ce le fruit d’un de mes régimes de débiles, c’est à dire que j’ai pesé ce poids pendant une ou deux semaines, avant de (tout) reprendre (et même plus). Encore une fois, ce qui me surprend, c’est le peu de modifications en mal. Je m’attendais à avoir les joues plus creuses, la peau plus molle, et en fait, cela doit être la lenteur de la perte de poids, rien de tout cela ne se produit. J’ai plus la sensation de rajeunir que celle de maigrir, pour tout dire. Je cours mieux, plus à l’aise et désormais sans me sentir essoufflé. Je transpire moins, et j’ai appris à avoir faim : il me faudra des années pour maîtriser mon comportement, mon appétit, je dois encore y penser et parfois me passe par la tête l’envie de « manger normalement » alors que, comme je vous l’ai expliqué, c’est manger comme je le fait qui est normal. C’est un reconditionnement plus qu’un régime.

Les semaines se suivent, se ressemblent désespérément, et le temps gris et froid, pluvieux, n’a pas aidé. Je n’utilise plus Facebook, je reprends ma route autarcique, qui m’aime n’a qu’à me suivre. Je vais juste peut être revenir à Netvibe, comme je le faisais avant : avoir sous les yeux sous une même page l’actualité de celles et ceux que j’aime et que je perds de vue dans cette espèce de vomi informationnel appelé Facebook qui dégouline en flux continu sans jamais s’arrêter, avec toute ces photos que l’on regarde sans regarder, ces messages que l’on poste et dont on attend, même sans se le dire, les « j’aime » salvateurs. Je suis désintoxiqué, je ne passe quasiment plus de temps sur Facebook. Et ce temps retrouvé, je le consacre à retourner sur tous ces sites que je lisais avant, le Financial Times, Bloomberg, mais aussi toute une myriade de sites où circulent des idées, des analyses. Facebook est un monde en vase clos, une communication formatée des mêmes pour les mêmes. Je vous rassure, je me mets dans le lot.

Je vais arriver dans quelques minutes. Dehors, la lumière est très forte.
Je vais désormais passer à un autre sujet, et revenir à ces cinq années et demi passées à Kasai. En écrivant sur ce sujet il y a quelques jours, j’ai pensé que ce serait là un bel exercice pour illustrer mes photographies. Kasai, là où le ciel s’ouvrit sur Tôkyô pour mieux se faire lumière.
De Tôkyô,
Madjid

commentaires

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  • J’aime à vous lire, j’ai l’impression de voir les lieux par vos yeux et de voyager ainsi dans les odeurs, les endroits d’une façon à la fois onirique et pourtant presque réelle.
    Je voulais juste vous en remercier
    Mag

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