À propos…

À

Je m’appelle Madjid Ben Chikh, j’habite à Tôkyô depuis février 2006, j’y enseigne le français.

Depuis l’enfance, mes yeux ont fournis à mon cerveau des sensations variées, attisé ma curiosité. Et dans ce cerveau le bruit du monde a très vite nourri mon imagination. Enfant, je me créais des histoires. Un peu comme tous les enfants. Je n’ai, toutefois, pas vraiment grandi, j’ai persévé dans ce travers de l’enfance : j’écris, et ce que je vois autours de moi se recompose en moi.Il en sort mon blog, ce récit à la première personne, exercice d’autobiographie en direct, subjective forcement, mais honnête.Il en sort des nouvelles, où le monde n’est jamais loin. Entendre, la politique. Balzac se gardait bien d’être un auteur engagé, il n’en demeure pas moi qu’il nous livre un portrait de son temps à travers ses yeux de nostalgique de l’ancienne France qu’il s’était fabriquée.
Il en sort des articles, depuis que j’ai eu l’opportunité et l’honneur d’écrire pour Minorités. J’écris l’honneur car des trois fondateurs de cette revue destinée à brasser l’époque pour participer à voir émerger d’autres façons de penser, plurielles et reconnaissantes des identités infinies qui font ce que l’on appelle la société en nourrissant la démocratie, se trouve un des rares héros des temps modernes, Didier Lestrade. J’admire très peu de gens. Il fait parti de ce peu, avec, par exemple, Simone de Beauvoir, ma maman tutélaire. Simone de Beauvoir aimait « se jeter dans le monde ». Didier pratique l’exercice à l’ère mondiale et informationnelle.

Depuis que je vis à Tôkyô, la photographie a commencé à occuper une place de plus en plus importante. J’ai progressivement investi dans de bon appareils. Je suis un amoureux de l’image Sigma. Si j’essaie parfois de photographier les gens, c’est toutefois dans ce qui est statique que je trouve un réel plaisir. Ancien étudiant en histoire de l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, j’aime fixer le passé. Les vieilles maisons, les maisons pourries, les plantes qui les envahissent de partout dans ces rues de l’est de la ville, que j’affectionne.

Je suis un fils de prolétaire : je marche dans les arrondissements de Kôtô (江東区), de Taitô (台東区) et j’y retrouve des odeurs, des attitudes, des gestes, des formes qui semblent sorties de mon enfance. Je suis familier avec les quartiers populaires, et dans ce pays en crise depuis plus de 20 ans, le temps s’y est comme arrêté, je me revois parfois dans ces enfants qui jouent dans la rue avec des morceaux de bois, enfant moi même avec mon copain Serge, dans les ruelles vers la rue de la Marne, à Épinay-sur-Seine, où j’habitais. Alors, j’accumule une collection incroyable de photographies de cette ville dans la ville, la « shita-machi », la « ville basse », comme disent les analphabètes qui parlent le japonais sans connaitre le français, et que je préfère appeler comme on les appelle en France. « Les quartiers populaires ». Je connais bien, j’en viens.

Pour avoir longtemps blogué, j’ai progressivement ressenti une sorte d’étouffement. Un blog n’est pas fait pour montrer la photo. La photo nécessite d’avoir sa respiration propre, qu’elle soit ou non assortie d’un texte. J’ai créé ce site pour aller au delà du blog. Parce qu’écrire est trop partiel, c’est une limitation.
Voilà, ici, vous pouvez butiner comme il vous plaira. Lire ceci, regarder cela. C’est un site, et comme tous les sites, il est avant tout un travail en devenir.
Bonne lecture.

Madjid

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