Temps frais

Voilà, cette fois, c’est vraiment l’automne.

Ces deux dernières semaines, les températures jouaient au yoyo, avec des vents très instables se chamaillant au gré des typhons en faisant régulièrement remonter cet air chaud et humide venu du Pacifique, on est même monté plusieurs fois au dessus de 32 degrés et la nuit il fallait remettre un peu d’air conditionné pour ne pas étouffer, et puis là, depuis dimanche, il fait carrément frais. Alors que Jun et moi nous promenions dans Yanaka, ma jambe -j’ai été opéré il y a presque vingt ans pour une rupture du ménisque- s’est mise à me faire mal dans le haut du mollet, une douleur qui généralement annonce un changement rapide du temps, de la pression atmosphérique pour être plus précis. Le soir, quand je me suis couché, ma jambe était incroyablement lourde.

Lundi, la douleur était passé, mais la météo, elle, a visiblement définitivement changé. Nous avons eu hier et aujourd’hui deux journées beaucoup plus fraiches et surtout l’humidité de l’air a disparu malgré les nuages et le côté vaguement pluvieux.

Voilà, cette fois, c’est vraiment l’automne. Demain, il devrait faire beau, mais avec une température tout juste agréable le jour et plus fraîche la nuit. Si tout va bien, il devrait globalement faire ce temps là jusque fin novembre. On verra bien.

En promenade hier midi à Shinjuku, il faisait très froid, j’ai fait un crochet à Uniqlo © et j’ai acheté un blouson de la nouvelle marque UU ©, dessiné par Lemaire, une sorte de bombers qui n’en est pas un (doublure de même couleur que le blouson, pas de poches de manche etc) très bien coupé, vraiment pas cher. Eh bien, à un moment donné, il n’était vraiment pas en trop et je sentais bien que le vent était presque glacial (on relativisera, mais c’est quand même la sensation quand on passe de 32 à 16 degrés en deux jours).

Oui, je ne sais pas par chez vous, mais par ici, je veux dire en Asie, le bombers, ainsi que ses dérivés, fait un très grand retour.

J’ai regardé ce documentaire de France 5 sur l’Algérie diffusé samedi soir, je crois. C’était pas mal, on y voyait beaucoup les gens, ce qui est peut être la vraie réussite quand on compare avec Arthus-Bertrand et son Algérie abstraite (mais qui n’en demeure pas moins superbe).

C’est quand même étonnant, la France, jamais le débat sur les étrangers en générale, sur les musulmans en particulier, n’a jamais été aussi rance, aussi vulgaire et infâme, et jamais il n’y a eu autant de programmes sur l’Algérie, et pourtant, on le sait bien, nous, que c’est le pays qui blesse cette « identité nationale » dont certains nous rabâchent les oreilles avec la même élégance que Donald Trump parlant des femmes qu’il peut «  attraper par la chatte ».

J’ai arrêté la date de mon premier voyage en Algérie la semaine dernière, et en regardant les images, je me trouve vraiment très con de ne pas y avoir été avant.

Le temps passe a toute allure. Il file, il file, et ce que disent les vieilles personnes est tres juste, plus on vieillit, plus il passe vite.

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer.

Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,
dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,
sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer.

Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,
sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer.

De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite,
de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer.

Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite,
saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé!

Paul Fort

De Tokyo,
Madjid

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