Retour(s) en Algérie

Je suis parvenu à vivre au Japon en découvrant l’est de Tôkyô. Ses quartiers populaires dans lesquels je vous invite régulièrement en écrits, en photos ou en vidéos. J’y retrouve des impressions d’enfance, quand j’habitais à Epinay, que les trente glorieuses mirent si longtemps à visiter, ou quand nous visitions Donata, à Belleville, à l’époque où la rue Morand ou la rue de Belleville étaient des ruines où les enfants pouvaient jouer et courir…

À Olivier Hadouchi et Eric Decoene

Dans cette soif d’Algérie qui m’a rattrapée il y a quelques semaines de cela, parmi les livres que je me suis décidé à acheter figurait un livre sorti en avril de cette année, autant dire à point nommé, Retours en Algérie de Akram Belkaïd.
Quand on recherche sur le net à ce sujet, on s’aperçoit que je ne suis pas le seul à me poser la question. Aussi ai-je donc acheté ce livre, une sorte d’introduction à mes réflexions diverses. L’auteur est algérien, journaliste, de cette vague d’exilés contraints au départs, et le sujet, accompagner un groupe de lecteurs catholiques lecteurs du magazine La Vie, dont certains sont pieds noirs ou d’anciens appelés du contingents ayant fait leur service en Algérie, avait quelque chose d’original.
Quand on se met des choses en tête, des idées nouvelles, il est important de tomber sur les bonnes informations pour ne pas s’illusionner. Pas que je veuille à tout prix partir vivre en Algérie, je ne suis pas un malade. Mais comme je vous l’ai dit, je veux regarder la prochaine étape de ma vie sans œillère et, dans cette optique, l’Algérie présente une certaine légitimité. Et comme le lien plus haut vous le confirme, mon optique est partagée par d’autres. Quelque chose à changé au sujet de ce pays.

Pour tout dire, c’est sur la conclusion de l’auteur que j’entends commencer, car finalement, le récit lui-même est ce qui fait le corps du livre et ne peut être raconté : on ne peut résumer un journal racontant un pays au travers d’un regard triple : celui du natif baigné de souvenirs d’enfances (et l’auteur en fait presque sa devise, une devise que je partage, j’y reviendrai, même si j’aboutis à une lecture toute personnelle du même sentiment); celui des visiteurs invités, ces français qui découvrent ou redécouvrent l’Algérie; celui enfin de l’exilé qui a refait sa vie en France. Le récit se fait constamment comme un va et vient, un exercice que je connais bien puisque ma propre expérience du Japon me fait faire le même va et vient entre « ma » France, la France, le Japon réel et le Japon de mes rêves d’enfance, mon quotidien se révélant un exercice difficile de réconciliation de tous ces éléments contradictoires. Je crois que je tiens mes capacités d’adaptation de mes origines kabyles, après tous, nous sommes depuis bien longtemps des exilés dans nos propres terres, contraints au départ.
La conclusion de l’auteur est intéressante.
Il est heureux de retrouver la France, sa normalité. Mais il continue aussi d’espérer que toute l’énergie dont il a encore cette fois senti toute la force trouve enfin à s’exprimer pour faire entrer l’Algérie dans la modernité, dans l’avenir, en mettant fin à cette corruption qui la gangrène depuis si longtemps – il suffit de lire Djaout ou Alloula pour s’en convaincre. Les Algériens s’y sont habitué depuis longtemps, elle fait parti de leur quotidien, et l’ingéniosité du système qui s’est installé a été de les y associer, que ce soit au travers du trafic de devises (dibiz, dibiz murmuraient les jeunes dans la Casbah lors de mes promenades en 1981, où on échangeait 1 francs contre 3 dinars quand la parité officielle était de 1 pour 1), la vente de pacotilles, de vêtements et de cigarettes dans les rues par des vendeurs à la sauvette (trabendo), l’usage quasiment automatique du dessous de table quand on demande une pièce officielle ou quand on franchit la douane avec un passeport vert, au risque de se faire infliger une fouille minutieuse des bagages jetés béants au pied du visiteur une fois l’opération humiliation terminée (souvenir de mon premier voyage que je vous ai déjà raconté).
À plusieurs reprises, Akram Belkaïd casse le rêve algérien, il le frotte à la réalité. La saleté des rues, les ordures pas ramassées, la corruption visible dans les grands travaux de Bouteflika (l’autoroute à 17 milliards de dollars…), les paysages défigurés par une spéculation immobilière qui bat son plein. Plus j’avançais dans la lecture, plus me remontaient des souvenirs d’enfance, des souvenirs ambigus, oscillant entre une sorte de bonheur fraternel (car les algériens sont des gens en fait incroyablement gentils, souriants, drôles, fêtards, joueurs, bavards, sanguins bref vivants : ce sont des méditerranéens, quoi), et un sentiment de bizarre (la bureaucratie, l’incroyable mépris de tous ceux qui détiennent une autorité) ou de saleté (ces odeurs sucrées auxquelles les mouches semblent répondre en échos quand le regard ne s’arrête pas sur le manque d’hygiène public, ce qui contraste, au passage, avec l’incroyable propreté des intérieurs dans mes souvenirs comme dans le récit de l’auteur).
L’Algérie pratique, comme le Japon, une communication faite d’un bel emballage, avec ses grands chantiers, ses villes nouvelles, et de somptueuses publicités pour ses opérateurs de téléphonie mobile. À regarder tout cela, on pourrait penser que le pays va bien et qu’il faut désormais rajouter un A à BRICS (Brésil/Russie/Indonésie/Chine/Singapour). Or, c’est faux. La téléphonie mobile stagne encore à la 2G, 11% des algériens ont une connexion internet et encore ceux ci doivent s’estimer ravis si leurs débits atteignent les débits que nous connaissions en France vers 2003, les coupures de réseaux étant de leur côté assez fréquentes. Le chômage est officiellement autours de 10%, mais il ne recense pas les jeunes qui sortent du système scolaire et mettent des années à trouver un emploi, s’entassant entre temps dans l’économie souterraine le jour, et dans un appartement surpeuplé le soir.
À ce sujet, l’auteur souligne à plusieurs reprises un « accent » inconnu entendu partout, signe de l’incroyable exode rural provoqué par les années de terrorisme où la population a quitté les campagnes pour venir à la ville. C’est en fait à mes yeux l’élément le plus préoccupant de tout ce que j’ai entendu au sujet de l’Algérie ici et là. Le dépeuplement du pays rural, l’explosion urbaine et donc les bidonvilles et l’approfondissement de la crise du logement.
Alors.
Celles et ceux qui ont lu ce livre, l’auteur peut être, me reprocheront peut être de ne pas avoir particulièrement relevé les retrouvailles françaises avec ce pays. J’ai été intéressé à défaut d’être particulièrement touché. Je trouve fantastique que les pieds noirs puissent retourner, revoir des lieux qui leur sont chers car l’Algérie était leur pays et le seul reproche que je leur adresse est, justement, de ne pas l’avoir compris plus tôt, d’avoir choisi la France pour découvrir, sitôt l’exil entamé, qu’elle n’était pas leur pays, et qu’ils auraient eux aussi à s’intégrer dans ce pays étranger appelé la France. Je n’ai pas d’autre reproche : ils étaient élevés comme différents en Algérie, ils ne pouvaient pas vraiment s’apercevoir qu’ils cultivaient une terre qui avait été expropriée, que ces « indigènes » avec qui parfois ils vivaient en bonne compagnie étaient inférieurs en droit, n’étaient même pas citoyens. L’analphabétisme était de 85% en 1962. Et encore, quand je dis que je leur reproche de ne pas avoir compris que ce pays était leur pays, c’est un reproche non accusateur. Ça s’est passé comme ça, et justement, ces voyages de la mémoire sont destinés à tourner la page sur la violence d’une histoire qui a emporté les hommes et les femmes sans ménagement ni aucune humanité. Mon père n’aurait jamais parlé ainsi, mais c’est un devoir pour nous de relativiser : l’Algérie est indépendante, et personne ne remet cela en cause.
Je suis un peu plus critique à l’égard des juifs d’Algérie qui étaient, eux, vraiment algériens, et qui avaient le devoir de choisir l’Algérie. En fait, c’est à travers les juifs que l’Algérie cultivait sa part arabe puisque ceux ci n’étaient pas berbères mais arabisés, trempés dans la culture d’Al Andalous. Le mouvement indépendantiste ne les a pas ménagés, mais ils ont eux eux même contribué à leur propre déracinement. Et pourtant, que je regarde sur YouTube une vidéo de Lil Monty, de Reinette, de Lili Boniche, et je suis pris d’une incroyable tristesse pour leur déracinement, leur arrachement, leur exil dans ce pays froid et dans une culture qui n’était pas la leur, eux, les enfants de Cordoue et Grenade, mais aussi d’un sentiment de gâchis pour l’Algérie qui, privée de sa part juidéo-arabe, se trouve privée de son authentique arabité.
Oui, donc, en lisant ce livre, je suis peut être passé à côté de ces retrouvailles. L’Algérien en moi a suivi le narrateur. Son regard, ses conversations, ses doutes, ses réserves. Il a croisé ce français au téléphone dans un hall d’hôtel, Karim, un comme moi, tiens, lassé de jouer le larbin pour un patron français qui le regarde comme un algérien, et son éventuel projet de créer sa propre entreprise en Algérie. Il a regretté avec l’auteur la saleté du pays, il a eu honte de présenter au monde, à ces français en particulier, le visage des chances ratées quand il aurait tant aimé être fier de montrer à quel point cette indépendance était justifiée.

Mon ami Olivier Hadouchi s’est rendu deux fois en Algérie en un mois, une fois pour une conférence à Alger, une autre fois pour un festival de cinéma à Bejaïa. Comme moi, son précédent voyage remontait à 1989. Comme moi, il sent cette énergie pour créer dans les grandes villes, dans les milieux qui ont eu accès à la culture. De mon côté, le fait que Un soir à Paris ait été représenté, qu’un des acteur ainsi que la mise en scène aient été primés, constituent une entrée par la grande porte, même si cela reste modeste: l’enfant de travailleur immigré ayant grandit dans le 93 n’en est pas moins incroyablement honoré. Ce pays ne m’a en fait, à moi, jamais fait le moindre mal et m’a toujours, au contraire, procuré de profondes joies. Souvenirs de mon premier voyage, en 1976, indélébiles.
Le livre Retours en Algérie est pour nous, enfants d’Algériens, une invitation à regarder l’envers du décors sans cette éternelle accusation tous azimut ni théorie du complot dont le net algérien regorge. L’auteur est un dur à cuire, il lui en faut plus qu’une « oasis nouvelle dans le désert aride » pour être épaté (j’avoue, moi, le baby boomer, ce truc m’a mis sur le cul, que ce soit en Algérie, allez y, cliquez, vous allez être vannés). C’est un « blédard », un de ces algériens venus en France avec leur look, leur accent, leur côté un peu coincé, dans le milieu des années 90. Tiens, d’ailleurs, au hasard de la lecture, une des françaises glisse que les jeunes algériens d’Algérie sont gentils, et bien différents des jeunes des cités. Bien normal, les jeunes des cités en question sont français…

Akram Belkaïd a quitté l’Algérie. Il a refait sa vie en France comme tous les exilés (je tiens au terme d’exilé, car il n’est pas un immigré économique). Il a appris la France.
De notre côté, nous, qui sommes nés en France de parents algériens cultivons avec ce pays un rapport différent. Je l’ai écrit maintes fois : l’Algérie était un pays bizarre, et j’ai longtemps été jaloux de mes amis portugais qui eux pouvaient visiter leur pays d’origine sans difficulté. En fait, ils n’avaient pas à choisir. Nous, si.
Je suis intimement persuadé que la tentation algérienne caresse récemment ceux qui, comme moi, sont vraiment français, parfaitement « intégrés » à la France, justement parce qu’entre la France et eux il n’y a pas de contentieux, pas de malentendu, nous savons où nous en sommes. Nous savons ce qu’il y a de bien à être français, à goûter à la démocratie, à la liberté individuelle. Pour résumer, nous mesurons l’incroyable chance d’être nés en France et d’y avoir fait des études dans de bonnes universités, nous y avons appris le monde, l’ouverture, l’échange, le débat.
Nous y mesurons également plus que les jeunes mal scolarisés et en rébellion permanente la prégnance d’un racisme dirigé contre nous, le dédain à peine camouflé pour ce qui constitue notre histoire, que ce soit le pays ou la colonisation. Combien de fois m’a t’on dit que « toi, Madjid, c’est pas pareil », sans qu’à un seul moment mon interlocuteur ne mesure à quel point c’était non seulement blessant, mais également méprisant. Combien de fois ai-je entendu le dédain pour les arabes, le mépris pour les algériens. Combien de fois m’a t’on demandé de m’exprimer sur tel ou tel sujet parce qu’il était sensé me concerner en raison de mes origines, parfois par des analphabètes ignorant de la richesse de la culture française que je maîtrisais pourtant bien mieux qu’eux, sans même qu’ils ne s’aperçoivent, là encore, de leur immense mépris à mon égard, un mépris que j’ai mis du temps, moi même, à mesurer.
On nous suggère parfois même de franciser nos noms, ce qui me fait bien rire puisqu’au passage nos noms de famille comme celui de bien des algériens sont des noms qui nous ont été donnés par l’administration coloniale et ne sont pas nos vrai noms de famille, je veux dire, ceux de nos ancêtres. Le hasard… j’aurais aussi bien pu m’appeler Khoubza, Khalza ou Khahwa. Mon cousin Abdenour m’a appris mon nom, je veux dire, celui de mes ancêtres. Ath M’hand Saadi.
Oui, je suis persuadé que les seuls à regarder l’Algérie comme un possible sont des français comme moi.
Là bas, il y a beaucoup à faire. En 1962, tous les français sont partis. Ils ont laissé un pays sur les genoux, avec 2 millions de personnes entassées dans des campements après que leur village fut démolis, 85% d’analphabètes, une économie déstructurée par le départ des personnels qualifiés, une élite quasiment inexistante et en tout cas laminée par 8 ans de guerre et une surpuissance de l’armée. Comment ce pays pouvait il finalement s’en sortir… Ses dirigeants ont écouté toutes les théories fumeuses de développement économique en sacrifiant l’agriculture. Mon père m’expliquait qu’il fallait sacrifier le présent au futur, que c’était un mal nécessaire. Je ne crois pas qu’il était totalement convaincu, je pense qu’il voulait surtout y croire.
On connaît le résultat.
L’Algérie a quand même réussi à alphabétiser la quasi totalité de sa population. Elle possède les infrastructures industrielles de base pour son développement.
Il lui manque deux choses : la sève, et le soleil.
La sève, c’est la libération de tout ce qui la compose, et avant tout, sa jeunesse. La démocratie, la vraie, et la possibilité de créer. Le décorsetage de la question linguistique. La sortie du tropisme arabe et la redécouverte de l’algérianité plurielle, la fin du mépris de la langue populaire mais au contraire son officialisation.
Le soleil, je vais me faire mousser, mais je suis intimement persuadé que c’est nous, les enfants des émigrés. Longtemps, notre rôle s’est limité à envoyer de l’argent au village. Désormais, notre rôle est de rapporter notre connaissance du monde, notre expérience, notre culture. Nous seuls parmi les algériens ne rêvons pas de quitter l’Algérie, nous seuls n’avons pas renoncé à la rêver. Nous seuls, si nous quittions la France, saurions exactement ce que nous sacrifierions : notre confort, notre quotidien. Quelle belle complémentarité.

Je conclurais ce billet par ce refrain de l’auteur. On n’a pas d’autre pays que le pays de son enfance. C’est vrai.
Je suis parvenu à vivre au Japon en découvrant l’est de Tôkyô. Ses quartiers populaires dans lesquels je vous invite régulièrement en écrits, en photos ou en vidéos. J’y retrouve des impressions d’enfance, quand j’habitais à Epinay, que les trente glorieuses mirent si longtemps à visiter, ou quand nous visitions Donata, à Belleville, à l’époque où la rue Morand ou la rue de Belleville étaient des ruines où les enfants pouvaient jouer et courir. Les gens y étaient pauvres, mais ils y étaient simples, aussi. Vivants. J’aime la gouaille des marchands de fruits, et je la retrouve dans l’est de Tôkyô. Je m’y glisse, je suis comme chez moi même si je serai, toujours, ici, un étranger.
Un autre souvenir d’enfance, ce sont les week-end avec mon père qui me promenait partout. Je me rappelle un café kabyle à Epinay, les Scopitones et les parties de baby foot avec certains clients pendant que mon père bavardait. Je me rappelle cette soirée à la Mutualité, je suis sûr que c’était la Mutualité, avec un ami à lui, il y avait plein de chanteurs, je m’étais endormi, on était rentrés tard et maman n’était pas contente. N’était ce pas, finalement, les célébrations du 10eme anniversaire de l’Algérie ? Oui, après ce concert, nous étions allés chez cet ami, oui, et très tard nous étions rentrés, et moi, j’étais vraiment fatigué. Assez curieusement, jamais je ne me plaignais quand j’étais avec lui car il me laissait assez libre. C’est aussi pour cela que j’ai de fantastiques souvenirs de Kabylie.
Un souvenir d’enfance est le soleil sur la baie d’Alger la veille de notre départ. En lisant l’étranger de Camus, j’ai tout se suite reconnu Alger, j’ai revu la lumière.

Aussi incroyable que cela puisse paraître pour le français que je suis, l’Algérie me manque de façon incroyablement intime. Elle me manque peut être justement parce que je suis réduit à n’être « que » français quand finalement, le pays de mon enfance s’est évanoui quand j’ai eu 7 ans et que nous avons quitté Epinay.
Quand je n’ai plus été le fils de l’épicier algérien.
Je me prépare donc à aller quelques jours de vacances en Algérie. Et comme je l’ai dit à un autre cousin qui s’empressait de me proposer de me faire tout visiter, j’ai besoin d’y aller seul. Si je déteste ce que je vois, je veux le détester. Vraiment. Je sais ce que je veux voir. Et si j’aime ce que je vois, je veux l’aimer par moi-même. Vraiment. Comme je l’ai dit dans mon précédent billet, j’ai besoin désormais de fouler ce sol pour moi-même parce que j’y ai droit, parce que ce pays m’appartient.

Si comme moi, pour le même type de raison, vous vous interrogez sur l’Algérie, je pense qu’il est temps de briser le mur invisible qui nous en sépare. Ce livre vous amusera et fera remonter certains mauvais souvenir. Mais d’une façon incompréhensible, il ravivera encore plus cette flamme mal éteinte et qui ne demande qu’à s’épanouir. L’Algérie qui est en nous.

J’ai trouvé cette vidéo. C’est sale. Mais très curieusement, ça me rappelle Belleville il y a 40 ans, et je trouve cela terriblement attachant.

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