Mon premier post…

… dans mon 1er blog. Je ne pense pas que ce sera très très difficile. J’ai en effet tenu mon journal pendant tant d’années.

Je trouve ça drôle, tenir un journal de bord, en ligne, sans tabou, sans retenue. De la non auto-fiction : cela m’amuse.

Et puis comme je serai au Japon à partir d’octobre, ce sera un bon moyen de communiquer, écrire, progresser, partager. C’est tellement fatiguant, “faire un site”, et puis ce n’est pas mon métier, alors… l’an dernier, finalement, je me suis contenté de mettre mes photos dans des albums, sans les expliquer : c’est un peu bête.

On verra bien avec un “blog”

On verra bien…

Pizzicato Five en fond sonore sur mon Itunes, l’album Couples. Et puis non, transition, voilà le mix 11mn de Darling of Discotheque. LE titre psychédélique des P5 : grosse ligne de basse “67”, cithare indienne, violons aléatoires, “orientaux”. Le clip était rigolo mais il se basait sur les 3 minutes du single. Ici, le flottement dure, s’approfondit. Un grand P5 que je n’avais pourtant guère aimé à sa sortie, à cause de l’insupportable reprise de Tout tout pour ma chérie.

Marrant, tout ça, ça me ramène à avant mon départ pour l’Angleterre, pour Londres, mon appartement à Asnières, ce mec croisé dans le métro à 6h00 du matin, les patisseries orientales à La Bague de Kenza, Amal. Tout est matière à souvenir, à écrire, à introspection.

J’ai pensé une nouvelle très fort ce midi. Une “nouvelle japonaise”, bien entendue.

Je repense à l’écriture, je me remets de cette pièce de théatre publiée il y a 4 ans déjà, et dont je n’ai pas su que faire. de toute façon j’étais à Londres. Reniée un temps, elle m’amuse plutôt aujourd’hui. Tiens, je devrais la relire : je suis sûr qu’elle me plairait. Mais elle est tellement liée à l’Algérie, Amal… Comme c’est loin, et comme ce fut long, me retrouver, me définir moi-même…

De cette époque lointaine, je ramène de drôles de choses. Que n’ai-je compris plus tôt que mon destin était un étroit chemin tracé par la voix d’Emma Kirkby, la courbe d’un orteil raconté par Tanizaki, les silences de France-Culture. Je me souviens cette “journée parfaite”, à La Croix, un été 1995. cet article du Monde lu le matin, Beauvoir et son aventure japonaise. Et puis ce programme le midi sur les 2 extrèmes de la littérature japonaise du vingtième siècle, Kawabata et Tanizaki, les deux faces d’un même monde. Et puis après le infos de 12h30, zappant sur France-Musique, la voix de Kirkby alors à son zénith, se déployant avec un orchestre berlinois sur la musique de Haendel… J’en avais pleuré d’un bonheur étrange, lointain, inabordable.

Ben oui, cela de drôles de choses, se regarder en face.

J’ai bien progressé. Me voilà prêt à tout raconter, à tout le monde, et à dépasser enfin. de toute façon, je n’ai plus rien à perdre.

De ma longue quète impatiente, des brumes de ma recherche de moi-même, il a fallu que je me retrouve séropo… C’est vraiment pas malin. Je ne crois pas vraiment m’y faire, avoir traversé cette époque sombre, indemne et frais, et l’attraper au hazard d’un hivers 2003. Ca a perturbé mes vacances, pour le coup, Tôkyô, Kyôto revêtaient leurs allures solitaires, celle auquelles je donne très facilement.

Mais ça va, je suis guéri.

Nous sommes sauvés.

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