Les plaisirs de l’écriture et les délices de la photographie

Vous aurez certainement constaté que même si je n’ai guère écrit pour Le Blog de Suppaiku je n’ai pas chômé puisque Minorités.org a publié et continue de publier mes nouvelles sur la crise financière ainsi qu’un long article de fond sur cette crise de la dette. Cela peut sembler assez peu mais ça me demande quand même un certain travail. Et puis, j’ai essuyé quelques mésaventures avec un disque dur, le deuxième dans l’année tout de même, et quand ont sait que je possède plus de 65.000 photographies, vous comprendrez que j’ai pu concentrer toute mon énergie à retrouver photos, musique et sauvegardé le tout. J’en ai profité pour faire une installation propre de Lion sur mon ordinateur et, pour tout vous dire, je vous conseille vivement de le faire. Le système est optimisé et consomme un peu moins de ressources, et puis les ventilateurs tournent un peu moins.

À part ces mésaventures, donc, j’ai pas mal produit. Vous ne pouvez bien entendu pas tout voir maintenant mais j’ai bien avancé. Comme je l’expliquais récemment à quelqu’un, en vivant à l’étranger je ne peux guère faire lire et discuter à chaud afin de pouvoir corriger. Ma technique est donc de mettre de côté et d’oublier ce que j’ai écrit, puis de le ressortir plus tard. C’est alors comme une redécouverte, les erreurs, les fautes de français m’explosent à la figure dans toute leur cruauté, impardonnables. Les erreurs dans la narration, toutes ces phrases mal dites parce que des fois la pensée tourne autours du pot, engluée dans une espèce d’inhibition du sens, tout apparait soudain clairement, et je peux remettre l’ouvrage sur la planche et le retravailler.
Cette façon de faire, à savoir écrire, oublier, retravailler, me fait perdre un temps énorme et surtout me coupe du « climat » du récit. J’écrit « climat » car quand on écrit longuement sur quelque chose, ce quelque chose vous habite et ne vous lâche plus, et quand c’est un récit de fiction, une nouvelle ou un roman, alors ce sont des personnages et même, disons le comme je le ressens, des amis. Pas des enfants, non, des amis. Vous les connaissez bien mais ils se dévoilent progressivement, et même si par avance vous avez décidé de leur destin, ils gardent une certaine liberté. C’est drôle, non, un auteur qui pense que ses personnages sont libres.

Prenez Karim. Karim a 15 ans, il est lycéen. Il est un peu mon double, mais aussi pas vraiment, car je peux « m’amuser » avec lui, lui faire dire ce que moi, aujourd’hui, je veux dire sur l’époque où il vit. Tiens, oui, il est moi aujourd’hui, mais téléporté dans le passé, mince alors. M’ouais, ce serait encore trop facile comme cela. S’il est un peu moi à 15 ans, s’il est moi aujourd’hui à travers lui, il est aussi un personnage de pure fiction que j’ai piégé dans un récit dont je connais la fin. Et cela, ni lui, ni moi n’y pouvons rien.
Vous me direz que comme c’est moi qui ait décidé de « la fin », mon raisonnement est un peu étrange. Bon, alors imaginez Proust, eh bien, tout chez Proust est contingence, tous les personnages sont, dés le départ, piégés par l’auteur, même et même surtout le narrateur, et même que Proust n’a eu aucune liberté avec ses personnages, parce qu’il avait décidé où le récit allait dès les départ. Bref, quand vous écrivez un roman, vous et vos personnages êtes esclaves de la démonstration, de la thèse, de la théorie ou du destin que vous vous êtes au départ. Karim ne sait pas ce qui va lui arriver, où il va aller, qui il va rencontrer, moi, je le sais depuis le départ. Non pas parce qu’il est un peu moi à son âge, mais parce que j’ai décidé de ce que je veux raconter, et pour le raconter, j’avais besoin de lui. Pauvre Karim, pauvre de moi.
Dans un fil de conversation Facebook, Didier Lestrade exprimait son exaspération à voir sa vie utilisée par d’autres. Ainsi une pièce de théâtre en ce moment, adaptation d’un roman que je n’ai pas lu sur les années 70/90, le SIDA et la politique. Un Didier Lestrade rebaptisé Dominique Rossi se retrouve président d’une association appelée Stand Up. Et finira par coucher avec un Guillaume Dustan rebaptisé je ne sais plus comment. Un récit où des oppositions politiques se règlent au lit, des noms changés de façon aléatoire, quelques lignes de description qui ne m’incitent guère à lire ce qui apparait comme un récit misérabiliste sur « les désillusions » et « la fidélité à ses engagements » de la génération des années 80, une sorte de « Mes meilleurs copains » du SIDA, quoi.

Le fil de discussion m’a fait réfléchir. C’est extrêmement difficile, écrire. Et baser des personnages sur des amis, des personnes réelles, évoquer des personnes connues rencontrées posent un problème majeur : changer les prénoms ou pas, et à partir de quand, changer le nom des lieux ou pas, et à partir de quelle limite. Cela est très difficile. J’en suis là. C’est maintenant que je dois le faire, et après avoir appliqué des changements à trois prénoms de personnages basés sur des connaissances, soudain, j’ai trouvé l’exercice ridicule. Pour l’un, le changement n’a pas de grande importance, j’ai trouvé le bon prénom, mais pour les deux autres, soudain, cela m’a semblé grotesque.
Le choix du nom des lieux est beaucoup plus simple, quel besoin y aurait il de les changer ? Ils appartiennent à l’histoire, à la géographie de la ville, ils offrent au contraire au lecteur des repères familiers, à moins que, trop jeune, il ne les ait pas connus, auquel cas ils lui fournissent une sorte d’anthropologie accessible d’un passé qui n’est plus. La même chose vaut pour des organisations, des artistes. Rebaptiser une association connue comme ACT UP, l’appeler STAND UP est ridicule car tout le monde sait de quelle association il s’agit, et peut reconnaitre son créateur et président Didier Lestrade à travers un Dominique Rossi de pacotille.
N’aurait il pas été possible, au lieu de raconter et fantasmer des personnages existant en les rebaptisant, raconter une problématique et situer l’action en une autre époque.
À cet égard, j’avais été terriblement séduit par le film Swing kids, qui racontait finalement exactement la même chose. Pas le SIDA, bien sûr, mais l’amitié et la fidélité à ses idéaux, à travers l’histoire d’une bande de jeunes amoureux de swing au début de l’Allemagne nazi. L’histoire en fond, et les choix des uns et des autres, leur religion aussi, qui les conduit à se renier ou, fidèles, à être victimes du régime. C’est incroyable comme j’avais senti le message contemporain du film, et je me souviens bien avoir écrit dans mon journal « et si la même chose arrivait aujourd’hui, combien de trahisons frapperaient les groupes d’amis, même les plus soudés ». C’était pessimiste, bien sûr, et c’est pourtant bien ce qui arriva à cette époque. Mais dans le cas de ce roman adapté au théâtre, donc, une sorte de « Mes meilleurs copains » des années SIDA.
Je n’ai pas lu le livre, ne compte pas non plus le lire, j’étais tombé dessus à Maruzen et avais trouvé le synopsis terriblement pauvre, j’arrête donc ici.
En revanche, ce fil de conversation m’a conduit à réfléchir à ce que moi même j’écris. J’avoue, je préfère encore mourir inconnu que d’être un jour remémoré pour avoir été l’auteur d’une variante de « mes meilleurs copains ». Je ne veux pas jouer au mégalomane, mais j’ai une autre idée de moi-même.

Bien sûr, le roman que j’écris n’est pas du tout de ce type, je me suis lancé dans un exercice très difficile, pour tout dire, assez casse gueule, et l’absence de retours quand à ce que j’ai déjà écrit ne m’aide pas, c’est trop vaste, j’ai mis la barre trop haut, beaucoup trop haut. Je veux dire, vraiment. Et quand on met la barre trop haut, le principal risque est le ridicule. Je suis rongé par l’idée que ce que j’ai écrit est ridicule, sans intérêt. Nul. Alors après le changement des prénoms, j’ai trouvé tout cela grotesque.
Et pourtant, c’est une étape extrêmement importante, je pense, quand on écrit. J’ai eu en effet besoin d’utiliser des personnes que j’ai connues, que je connais encore, qui sait. Non pas pour elles mêmes, mais pour fixer mon attention, pour que « je puisse les voir » mieux, du fond de la nuit dont je les ai tirées. Peut être aurais-je du décidé de les nommer plus tôt, car je me suis habitué à elles avec leurs prénoms, et voilà que j’ai opéré un changement incongru qui pour autant ne concourt pas à les émanciper de leur modèle : elles s’en étaient déjà émancipées depuis le départ.
J’ai tellement la trouille de pondre des Dominique Rossi. C’est tellement nul.
Pour le reste, malgré un incroyable vertige devant l’ampleur du travail et une impossibilité chronique à me concentrer sur lui du fait d’une sorte de découragement, de manque de confiance en moi (moi, Madjid, romancier ? Quelle farce!), je vous avoue que j’aime ce que j’ai écrit. Et après avoir créé Karim en lui donnant ce prénom un peu au hasard, je m’aperçois que je n’aurais pas pu mieux choisir.
Karim est un prénom magnifique.
Ce jeune garçon qui, à 15 ans, commence à explorer sa propre vie, me plait bien. Je lui ai donné ma naïveté, mon intransigeance butée et mes espoirs, la même famille un peu bancale, mais je l’ai fait aussi peut être un plus décidé que je ne l’étais, un peu moins timide aussi. Et puis j’ai repris cette technique que j’avais aimé dans Manhattan Transfert ou dans le deuxième tome des Chemins de la Liberté. À savoir qu’en fait, Karim n’est pas le centre du roman. J’ai donné la vie à d’autres personnages, qui eux aussi pensent, rêvent et parlent à la première personne, et je leur ai donné une histoire qui n’est pas la mienne, mais qui, peut être, contient des événements, des rencontres que j’aurais aimé faire, vivre ou avoir. Ainsi Fabien, coiffeur à Ivry, dans l’esprit duquel je me love confortablement et dont je ressens les doutes de ses 25 ans. Ou Philippe (mais peut etre devrais-je changer son prénom car c’est en pensant à un Philippe qu’il m’est venu à l’esprit) qui porte dans cette histoire la lourde tâche de personnage clef, bien que pourtant, finalement, très secondaire.
Tiens, oui, je parle trop, je vais lui changer son prénom.

Comme je l’avais écrit, mon projet est d’enfermer une époque, et cette époque, c’est « avant », même si cet « avant » devrait être finalement appelé « pendant », mais ce que j’aime, c’est l’idée que ce pendant serait mon point de vue, mon regard d’auteur à postériori, quand en fait ni Philippe, ni Karim, ni André, ni Luc, ni Fred, ni Fabien ne le savent, et ignorer ce qu’ils vont bientôt apprendre les fait vivre dans l’innocence du temps d’avant.
Tous fréquente une discothèque, celle qui donne son nom à ce roman. Pourquoi en changer le nom, hein? Ils y dansent, il y rencontrent des amants en écoutant les mix du principal DJ du lieu, pourquoi changer son nom ? Certains fréquentent un bar où on chante, le soir, en sous-sol, pourquoi en changer le nom ? D’autres mangent au self service du quartier de l’horloge, pourquoi en changer le nom. Ils draguent, se retrouvent et bavardent dans un des principaux jardins de la capitale, à une époque où des ministres encore assez peu connus, sous l’autorité d’un vieux routard de la politique, tentent de « changer la vie ». J’en dis beaucoup, n’est-ce pas ? Vous comprenez ma peur d’écrire « mes meilleurs copains »… Et pourtant, je le sais, oui, ce n’est pas un navet. J’écris un petit chef d’oeuvre. Je vous livrerais bientôt son Églogue…
Je vous en parle car j’y suis replongé, et que j’apporte des corrections majeures.
Plaisirs de l’écriture…

Plaisirs aussi de la photographie. Je commence à passer un peu de temps à développer des RAW, exercice assez difficile, mais comme je me suis libéré de l’appréhension de modifier mes fichiers originaux -parce qu’en fait le RAW mémorise les modifications comme des modifications et non un nouvel état permanent, je me livre à des expérimentations. Tout d’abord, désormais, même si j’applique des modifications très rapides aux photos de mes albums FLICKR, il n’en demeure pas moins que je veille à ce que les rendus de lumière et de couleurs soient agréables, ce qui n’est pas toujours facile avec Sigma.
Avec mon Olympus Pen E-PL1s (acheté d’occasion il y a quelques temps, une bouchée de pain), les couleurs sont toujours satisfaisantes et le fichier nécessite peu de corrections. Avec mon Sigma SD15, en revanche, le rendu est pourri dans Lightroom qui ne sait toujours pas lire le fichier RAW, meilleurs dans SPP mais avec quand même l’obligation de corriger souvent beaucoup de paramètres. Le résultat, au final, reste toutefois nettement à l’avantage de Sigma. Pour vous donner une idée, j’explique une différence de taille.
Mon Olympus est un micro four/third, ce qui veut dire que le sensor est 9 à 12 fois plus grand que sur les appareils compacts, et donc les pixels sont plus gros, ce qui veut dire que les photos encaissent beaucoup plus de lumières sans saturer, et voient plus de choses dans les ombres sans faire de bruit, ces taches dégueulasses qui caractérisent beaucoup d’appareils compacts. Il n’en reste pas moins moitié moins grand qu’un appareil professionnel, ce qui permet de faire tenir ce sensor dans un boitier relativement compact auquel on peut mettre des optiques interchangeables. Le miens a 12 millions de pixels. La qualité du sensor donne tout le meilleur de ses possibilités en RAW, c’est à dire dans des fichiers photos quasiment pas compressés que l’on doit/peut retraiter après afin de créer le fichier final en jpeg. Le jpeg est, en effet, un format de compression.
Mon Sigma possède un sensor un peu plus grand encore, de 12 à 15 fois plus grands qu’un sensor d’appareil compact. Mais il se caractérise toutefois par un procédé très original.
Tous les appareils, je dis bien tous, même les Nikon professionnels très chers ou les Leica, sont pourvus de sensor monochromes dont le fichier, une fois la prise de vue faire, est retraité par un processeur et des filtres qui, analysant la lumière, recréent la couleur en créant une matrice verte, une rouge et une bleu. Un appareil de 14 millions de pixels créera un fichier vert de 6 millions de pixels, un rouge de 4 et un bleu de 4. On appelle ce système de système Bayer.
Sigma a adopté un système différent, le système Fovéon. Le système Fovéon prend des photos en couleur. Le senseur capte directement une couche verte, une couche rouge et une couche bleue. Aucun filtre n’est nécessaire. Jusqu’au SD1 sorti récemment, les appareils Sigma comptaient 14 millions de pixels, mais comme il crée trois couches, un appareil de 14 millions de pixels crée des photos de la même taille qu’une photo de 4,7 millions de pixels.
En gros, les appareils photos Bayer donnent à nombre de pixels identiques des photos bien plus grandes en taille. Mais en générale, les photos de mon Olympus de 12 millions de pixels sont moins lourdes (13 Mo) que les photos de mes Sigma (15 Mo). Pour faire simple, il y a infiniment plus de détails dans une photo Sigma que dans une photo Bayer même à nombre de pixel deux fois supérieurs.
Cela étant, revers de la médaille, Sigma n’est pas Nikon et si le sensor présente une supériorité réelle, l’électronique qui l’accompagne n’est pas vraiment à la hauteur. Sur mon SD15, l’autofocus est capricieux, la mesure de la lumière n’est pas vraiment satisfaisante et le traitement de l’image n’est pas vraiment optimisé, donnant aux couleurs un aspect pâle et rosé qui est très plat. Mais dès que l’on manie les différentes commandes de correction, alors, on s’aperçoit que les couleurs sont moins chatoyantes mais plus justes. Et surtout, les pixels sont tout simplement invisibles. Une surface lisse est lisse, et on peu zoomer, rezoomer, cela reste propre. Quand on pousse la sensibilité pour photographier dans une faible lumière, ce qui est surprenant est que le bruit ne ressemble pas à du bruit, mais à du grain.
Mon Olympus est un appareil de promenade, mes Sigma sont des appareils d’artistes. Des photographes, ainsi, aiment travailler sur les hautes sensibilités, 1600 iso, afin d’obtenir ce grain qui rappelle les pellicules photo et qui n’est vraiment pas vilain du tout. D’autres, au contraire, sortent le tripode et pratiquent des exposition longues afin de n’utiliser que la basse sensibilité de 50 iso afin d’obtenir un piqué, une absence totale de tout et une définition qui leur fait dire, et ils n’ont tout à fait pas tort, qu’il y a un effet 3D dans les photos Sigma.
Mon site me permet s’insérer les albums photos que je poste sur Flickr d’une façon plus élégante que sous Blogger. Il me semble toutefois que le diaporama est long à charger, le confirmez vous ?
Je vous prépare une première galerie en noir et blanc, cette arme de secrète de Sigma, parce que pour faire du beau noir et blanc, la couleur reste essentielle. Si si… Et certains quartiers de Tôkyô se prêtent si bien au noir et blanc.
Plaisir de photographier.
De Tôkyô,
Madjid

2 Comments

  • Très actif, je vois !
    Note concernant les romans à clefs (où untel et untel est dépeint avec des noms différents) : il n’y a plus qu’une poignée de personnes qui décodent sans faute les romans à clefs du XVIII, XIXe siècle, qui ne sont à présent plus jugés à l’aune de qui est représenté ou pas (les gens n’ont plus les clefs), mais selon leurs qualités littéraires (quoi que cela puisse vouloir dire). Moralité : ne pas s’en faire, mais construire et y travailler.
    Bon courage !

    • Bonjour, et merci pour le commentaire.
      Pour les personnes celebres, et il n’y en aura pas au premier plan, je prefere donner leur nom, le vrai. Ils n’interviennent pas, ils sont une toile de fond.
      En revanche, oui, les problématiques liées a une époque, les représentations de cette époque, quand on veut en tirer quelque chose, c’est extrêmement difficile, on peut vite tomber dans le ronflant ou pire, le ridicule. Le roman que je cite a été prime, et la critique « populaire » sur les blog a été unanime : sans intérêt, sans force, plat. Me concernant, j’ai choisi un personnage principal invisible que le lecteur devinera toutefois assez rapidement: c’est comment créer l’intrigue autours de ce personnage inexistant qui est la tache la plus ardue. Une relecture a plusieurs mois revele assez bien les forces ou les faiblesses, mais pour tout dire, ça se laisse lire ^^
      Anyway, oui, assez occupe. Pas mal d’articles, de belles ballades aussi, et puis mon travail, mais la, il faut vite en changer, c’est désormais une obligation. Mon patron harcelé certains profs avec peut être dans la tete l’idée qu’ils partiront, afin de les remplacer. Ambiance délétère.
      Bonne journée a toi!
      Madjid

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