J’ai rêvé de #Macron

Si j’étais superstitieux ou adepte de voyance, je serais très inquiet pour Emmanuel Macron. J’y ne le suis pas, donc cela m’amuse tout simplement: j’ai rêvé d’Emmanuel Macron deux nuits de suite, et chaque fois je le sentais très proche.

C’était il y a deux nuits, on était tous les deux ensemble, on bavardait de je ne sais trop quoi, et j’essayais de le convaincre de l’importance d’une vraie politique sur le VIH, va savoir… Peut-être mon article sur l’homophobie. Il m’écoutait et il était exactement comme il était dans l’interview de Médiapart en 2017, il « me comprenait », je veux dire il me regardait avec les yeux du psy qui montre qu’il est bien là et qu’il vous écoute ce qui, pour un homme politique, s’apparente au mode « cause toujours ». Il était très séduisant, en fait, dans mon rêve, je m’apercevais que ce qui l’a rendu populaire, c’est son charme, ses yeux en particulier, qu’il n’hésite pas à plonger dans ceux de son interlocuteur en esquissant une marque d’attention particulière.

Alors, dans mon rêve, je décelais le subterfuge, et je lui disais, en guise d’argument massue pour défendre cet important plan VIH, « même si ce n’est pas par conviction, fais-le par opportunisme ». Soudain, j’étais dans un autre endroit, et je me retrouvais avec une sous-secrétaire d’état dans un bureau ministériel quelconque, j’avais été chassé sans même m’en rendre compte de ce lieu intime où le président était presque charmant…

C’était la nuit dernière. J’étais à Paris, dans la rue, et Emmanuel Macron était là, dans la rue, avec son grand manteau noir. C’était le soir (pourquoi faut-il toujours que je voie Emmanuel Macron entouré de peu de lumière). Et puis soudain, c’était la cour de l’Élysée, il y avait du monde, il y avait des journalistes et ces lumières orangées que font les éclairages sur les murs de pierre, le soir. On attendait un discours ou quelque chose comme ça, et puis soudain, comme une rock star, avec un nouveau look, un peu aminci et avec des pattes encadrant chaque joue, c’était Alexandre Benalla, il arrivait comme on entre en scène, je pensais qu’il était un peu gonfle, quand même. Il portait une chemise rouge un peu délavée, il s’apprêtait à prendre la parole, je pensais que ce n’était pas correct, et en même temps, je me disais qu’il pourrait se faire tuer, que c’était dangereux. Emmanuel Macron n’était plus là, restait la foule et Alexandre Benalla qui changeait de micro, je voyais bien ses pattes le long de son visage. Les journalistes se bousculaient, c’était très étrange.

C’est la première fois que je rêve d’un président. Dans mon rêve, c’est un peu comme si j’avais percé le secret d’Emmanuel Macron. Un manipulateur, un Docteur Mabuse, qui utilise les gens et les fait plier exactement comme Fantomas (le vrai, pas celui des années 60) et qui vous casse si vous percez son jeu. Le chef d’orchestre de son propre spectacle. Une illusion. Un narcissique.


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