Billet banal, banal billet

Je me remets (difficilement) au travail, des corrections, des notes éparses, du travail accumulé au fil des ans et au gré de cette lassitude qui s’est abattue sur moi il y a quelques années, trop, beaucoup trop s’est accumulé. J’ai effleuré l’idée de quitter le Japon, et depuis, tout est changé en moi…

(j’ai écrit ce billet le 6 octobre, je le poste aujourd’hui)
Ça aura mis le temps mais voilà que nous y sommes enfin, c’est l’automne. On entend bien encore ici et là, perdus dans la nuit froide, quelques grillons pathétiques et solitaires, mais la température et l’air sec enveloppent la nuit depuis quelques jours. Hier soir, en rentrant, j’avais froid, et cela faisait très longtemps. L’heure de mon prochain retour en France approche doucement, mais sûrement, ce sera quand nous auront franchis la barrière des feuilles d’automne, que celles-ci, après nous avoir enchantés, tomberont par paquets sur les trottoirs et les jardin, juste avant l’hiver. Ce doit être l’effet de mes retours annuels, chaque hiver, je n’appréhende plus la tristesse de la fin de l’année. Pour tout dire, même, je l’attends avec une très grande impatience. Revoir Paris, revoir Nicolas, Alain, Stéphane, Frédérique, Tarika, Olivier, Tim et je l’espère aussi Houria, et, qui sait, Didier s’il passe par Paris…

Je me remets (difficilement) au travail, des corrections, des notes éparses, du travail accumulé au fil des ans et au gré de cette lassitude qui s’est abattue sur moi il y a quelques années, trop, beaucoup trop s’est accumulé. J’ai effleuré l’idée de quitter le Japon, et depuis, tout est changé en moi…

J’ai confié mon destin au Cloud, et voilà que celui-ci est encombré de centaines de documents dont je ne sais pas trop quoi faire, si ce n’est que je vais d’abord avant tout devoir les ouvrir un par un et savoir exactement quoi en faire, l’archiver ou l’utiliser. La même chose pour mon disque dur de films et de séries, là, c’est un foutoir sans nom qui a commencé après une mise à jour de mon ordinateur qui, visiblement, s’est avérée incompatible avec le mode « économie d’énergie » de mon LaCie 4 To. Il s’éteint et se déconnecte au delà d’un temps aléatoire et rien ne sera possible tant que je pourrai pas le formater. Problème, il hébergeait des centaines de films, de séries, le tout très bien classé et organisé, ainsi que ma librairie Iphoto/Photo. J’ai commencé un transfert vers d’autres disques durs, mais chaque fois le transfert finit par être interrompu, et je dois vérifier ce qui est passé et ce qui ne l’est pas. Progressivement, j’ai un peu abandonné, et j’ai commencé à utiliser les nouveaux disques, à y accumuler de nouveaux films, de nouvelles séries, sans rien classer, en remettant à plus tard ce fameux classement. Un foutoir sans nom règne désormais au milieu de mes films et de mes séries, j’en ai pour des jours et rien que d’y penser, je suis complètement découragé. Seules les photographies continuent de bénéficier d’un classement propre, merci Lightroom.

J’ai soudain arrêté l’écriture de ce billet et j’ai rangé mon disque dur. À ma grande surprise cela ne m’a pris qu’une heure et quelques. Films, séries et documentaires sont désormais rangés, les doublons éliminés. Il reste un peu de peaufinage mais c’est désormais bien rangé. Peut être ce soir je pourrai continuer l’importation de fichiers de mon ancien disque dur. Je ne pensais pas que ce serait aussi rapide.

Pourquoi remettre au lendemain… voilà un truc de moins à faire. Cela étant, il me reste environ 600 Go à sortir de mon autre disque dur, en sachant qu’il ne parvient jamais à tenir plus de 30 minutes avant de ne plus être reconnu par mon ordinateur.

Parmi toutes ces choses qui se sont accumulées au fil des ans, il y a l’édition de photographies et d’albums sur Flickr. Je veux dire, je pense créer des albums à thèmes et dont les photos seraient proprement éditées (c’est à dire recadrées et proprement développées). Non plus par date mais par sujet. Photos de gens, photos de lieux, de fleurs… un travail assez long.

Et puis bien sûr il y a tout ce que j’ai écrit, tout ce que j’écris. Et quelques sujets en suspens avec des notes prises mais qui nécessitent l’écriture elle-même. J’ai beaucoup paressé ces dernières années.

C’est pour cette raison que j’ai réédité, en y apportant quelques corrections, cette histoire de Paula, il y a quelques jours, vous avez pu la lire ou la relire. En réalité, j’ai plusieurs histoire comme cela, je dois les relire, y apporter des corrections et les publier.

Et puis il y a du travail à proprement parler, mais là, cela demande de ma part un changement de mes habitudes car je ne peux pas y travailler de façon saccadée, je dois y consacrer du temps, un temps quotidien, à heure fixe. L’automne est assez propice à ce type de changement, on dort généralement beaucoup mieux que l ‘été.

À ce sujet, il y a quelques semaines, nous avons eu un typhon qui m’a immobilisé à la maison le weekend, et comme il ne pleuvait pas, j’en ai profité pour faire du ménage. J’ai notamment déplacé mes meubles, secoué un tapis… Sans le savoir, j’ai délogé des tonnes d’acariens et je me suis fait bouffer les nuits qui ont suivi, j’ai même cru que j’avais des punaises de lit… Mon torse, le cou, mes avant bras était couverts de piqures qui ont ensuite commencé à virer à l’eczéma, une véritable horreur, impossible de dormir, vague fièvre et des démangeaisons comme je n’en avais jamais eu, je veux dire, c’est comme si ça grattait sous la peau. J’ai donc du renettoyer en profondeur cette fois, utiliser du spray anti-acariens, aspirer, re-aspirer et aspirer encore, laver, relaver, et sur moi, hydrater énormément, prendre des anti-histaminiques pour arrêter la réaction allergique. Bon, maintenant, c’est fini, mais je sais désormais qu’au Japon, août et septembre, mois humides et chauds, sont les mois les plus favorables aux acariens et qu’il faut donc être très prudent. Paradoxalement, ce super ménage que je fais depuis deux semaines va peut-être m’éviter cette rhinite d’automne généralement causée par les poussières riches en restes d’acariens…

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