Posts by "Madjid Ben Chikh" — Page 79

UN MAIL A ALAIN

J’ai écrit ce petit mail à Alain. Le pape était mort, Reigner était mort, la Reine encore vivante et Charles pas encore marié.

“Charles est bien parti pour se marier. A moins qu’Elisabeth n’ai un malaise samedi matin à 7 heures et tombe dans le coma à 8 heures. Je serais à Londres, je visiterais bien les bookmakers.
Hypothèse plombante : le décès d’Elisabeth, suivi 3 jours plus tard par un malaise foudroyant de l’Empereur du Japon… Rajeunissement garanti, universel. Si Bernadette…
Interview d’Albert de Monaco : il n’a toujours pas rencontré l’âme soeur et il ne faut pas le brusquer là dessus… ça m’a fait sourire. Il faudrait peut être lui présenter Fogiel… Après le mariage du siècle (Grace Kelly), le PACS du siècle…
L’ascension est le jeudi 05 mai. A tout hazard, j’ai fait une réza, départ mercredi soir et retour lundi matin. C’est pas trop rapproché, pour toi, le 5 mai ? Donne-moi ton avis : je n’ai pas encore demandé mon vendredi.
Ici, ça me fait tout drôle : c’est comme si j’étais parti qu’une semaine… C’est bien, d’être à l’aise dans son travail et de pas avoir à ramer pour se faire respecter par ses collègues…
Mail surprise d’Eric Decoene. Il s’interroge sur le référendum, et ses réflexions rejoignent les miennes au sujet des “alter” et du “non de gauche”. Lui qui a longtemps sympathisé avec les “sans” se demande si leurs critiques de “l’inéfficacité des politiques publiques” ne fait pas le lit de la droite… et se souvient de l’efficacité douteuse du vote de refus de avril 2002… Je suis persuadé qu’ils sont nombreux à penser ainsi. Mais il n’y a pas le parti politique capable d’incarner ce doute et une envie de
politique. Le PS n’attire pas.
Il va nous falloir porter le deuil de la social démocratie… En tout cas, tout ça me donne envie de voter oui. Pas par conviction, mais de peur d’en remettre une couche. Mais c’est quoi, cette politique qui nous OBLIGE à voter pour éviter les catastrophes et pas par conviction, et qui se soucie comme de la guigne de mobiliser. Moi, j’aimerai bien adhérer au PSE, débattre des enjeux et des stratégies Européennes dans des contributions européennes basées sur des analyses politiques et non des compromis nationaux…
Ca donne pas envie de voter. Le pire, c’est qu’il n’y a que Bayroux à parler comme ça…
Enfin… Joli concert lundi dernier, elle est étonnante, “Brigitte”. En tout cas, mine de rien, en n’ayant qu’un seul disque d’elle, je me suis apperçu que je connaissais quasiment toutes les chansons qu’elle a chanté.
Et j’avoue avoir “découvert” Christophe. Depuis le temps qu’on me disait qu’il était un vrai musicien et un vrai chanteur… Je connaissais la chanson d’il y a longtemps, mais c’était comme si je l’écoutais pour la première fois. Emouvant, en tout cas.”

ATTENTION : POLITIQUE (2) (réponse)

VOICI MA REPONSE A ERIC :
Intéressant et inattendu, mais bien vu… pour ma part, j’ai toujours pensé que Attac!, les alter et les mouvements des sans ainsi que toutes les associations de ce genre, et même Act Up depuis 10 ans nous renvoyaient à avant Marx.
C’est à dire Utopisme, irréalité politique. Je m’explique : un séropo, un africain, un SDF, ça peut crever car ça ne fait pas trembler le capital.
C’est à dire réaction. Je m’explique. Le problème n’est pas l’économie mondialisée. Mais le capitalisme qui, en faisant primer l’importance de la propriété privée et au droit à s’enrichir créé les conditions d’une monopolisation du pouvoir en rabaissant le pouvoir démocratique.
C’est à dire de droite, tendance bonnes oeuvres. José Bové est peut être sympa mais c’est avant tout un patron. Je m’explique. Les “producteurs cools” (vignerons du sud ouest, patrons de café de l’est parisien…) ne se privent pas d’employer du personnel au noir et de l’exploiter allègrement. Le rêve de Seillière : un monde sans charges sociales…
Pour l’Europe, j’ai donné dans mon blog mon opinion. Mais hélas il y a la situation, et je me remets à hésiter. Il y a bien lieu de militer pour une autre Europe, mais nous avons laissé le tour et pour le moment il n’y en a pas d’autres de rechange. Je parle pas pour la France, mais pour l’Europe. Il n’y a pas de partis politiques Européens. Ca m’incline à voter Oui… hélas.
Je t’écrirai plus longuement plus tard… Moi aussi, j’ai besoin de politique… Sarko en 2007 faut s’y faire, mais reparti pour un tour en 2012, ça me fait trop mal… Mais pas avec ces trous de balle franco français qui ne pigent rien…
Je suis en train de lire ce traité…

ATTENTION : POLITIQUE (1)

REçU UN MAIL DE L’AMI ERIC D LE TARACE-BOULBIEN.

Petite histoire : hier je suis allé au festival du ciné des cinéastes « la fabrique de l’exclusion »
Et je me suis retrouvé à interpeller les sociologues, EHESS & co et Gustave bidule N°2 d’Attac, de la sorte (j’avais raté le préambule avant le film et l’intitulé du débat Des citoyens exclus de la citoyenneté) : «Bon je vous rappelle que ce film [pas mal sur le déni de la misère] date de 1997, là le débat est dans la description sociale à partir de l’émotion du film… Depuis on a Chirac avec 80%, moi je croyais venir à un meeting d’Attac, ce que je veux écouter ce sont des stratégies politiques »
En retour de Gustave Massiah (vice pdt d’Attac, pdt du Comité de recherches pour le développement) :
Un commentaire sur la dépolitisation des années 80, la stratégie (intellectuelle) de refonder des repères de gauche instillée par le mouvement alter mondialiste, et un propos sur l’investissement accru du monde associatif dans le politique par le biais du droit : de l’urgence au droit à la santé etc.
Intéressant mais frustré, cela me paraît un peu soft subversif (cela dit je me suis couché depuis). Bon OK ces documentaires sont sains pour retrouver sa capacité d’indignation. Mais là j’ai pensé : Attac n’est qu’une association ?!! Militer c’est un acte intellectuel qui dit « les gens doivent se politiser » c’est cela la proposition de ces mecs ?
Et pendant le film où j’ai retrouvé l’époque : « gauche morale ». J’ai pensé : 1997 mouvement social (corpo de 1995) devenu des chômeurs, mouvement des sans, gauche plurielle de Jospin, vote contestataire illusion du 1er tour, tous ces salauds pour Le Pen… et Chirac. STOP.
Aujourd’hui les mouvements de droits me semblent moins visibles, les squatts QG des pauvres dynamisés par des militants ont été murés. Et voilà des films pour démontrer les limites de l’action sociale de l’Etat et par derrière la nécessité d’une alternative (et par devant d’un conservatisme corporatiste etc. vaste débat tactique). Est-elle bonne, et surtout est-elle suffisante cette stratégie intellectuelle ? Où est le rapport de force, le poids politique ? Cette stratégie intellectuelle, elle a libéré les énergies de la contestation et fait rentrer le loup dans la bergerie qui a refermé le couvercle avec une imposture hallucinante.
La capacité au constat, au « regard » avant la soumission. C’est beau, et après ? Le rêve sans stratégie (électorale et internationale) pour une gauche minoritaire et éclatée cela à tendance à me foutre en rogne. Même si je suis aussi responsable du 21 avril. Globalement je trouve que ces « appareils » intellectuels ne sont pas assez réactifs. Et qu’est-ce que signifie se politiser ? Entrer dans un parti quand les élus de gauche se laissent manger dessus par Chirac après les régionales ? Quand les 35h ne sont défendues que par les syndicats ? Quand les lycéens s’agitent seuls sans les caméras ? C’est cela les nouvelles tactiques censées repolitiser les « gens » ? GGRRR
Passons sur ce flash back, et venons-en aux faits, pourquoi te sollicite-je ?
L’ACTU C’EST LE TRAITE CONSTITUTIONNEL
Bref dans mon mail précédent je t’ai tendu une perche pour savoir ton positionnement sur le Traité constitutionnel. J’ai lu un peu sur ton blog, et je l’ai trouvée l’info (hahaha !!). Perso au départ je suis aussi de la rupture du non, mais j’ai des hésitations géopolitiques et sur l’outil institutionnel, et puis sur la réalité de ma précarité.
Enfin, accouchons d’un lien entre le choix qui s’annonce et mes émotions cinématographiques voici un sondage qui en dit long sur la crédibilité de l’alternative de gauche :
Sondage Profession Politique / CSA 21/03 | Les Français placent le social au cœur de la campagne
Alors que le “non” à la Constitution européenne gagne du terrain selon deux récents sondages, 59% des personnes interrogées estiment que la situation sociale pèsera dans leur choix le 29 mai. Cette question est plus sensible encore chez les sympathisants PS (68%). Sur le pouvoir d’achat et l’emploi, seulement 28% des Français jugent que la gauche ferait mieux que le gouvernement RAFFARIN.
Je me rends compte de la division dans mon entourage à l’image de la division de la gauche. Je voudrais organiser un débat dans un café dimanche dans dix jours. D’ici là je vais me faire un argumentaire pour/contre, et peut être un blog pour préparer les invités à la discussion.

Sale temps !

Il pleut. Ecrire ça, penser ça, je repense à Barbara et je repense à Kyôto, à ce jour de pluie gris, moite, où, assis à la terrasse d’un Starbuck j’ai regardé la ville autrement, avec mélancolie et affection, l’air de Barbara Novembre, quel joli temps dans la mémoire… A ma fenêtre, les rosiers très verts illuminent la grisaille. J’ai appris à regarder cela à Kyôto.
Je lis depuis ce matin un roman très amer, très sombre, écrit pas Yu Miri, jeune romancière “coréenne” du Japon, Jeu de Famille. J’avais aimé Gold rush mais je dois dire qu’ici le sentiment d’oppression touche à son comble… Les héros de Murakami étouffent du vide de leur existance, ceux de Yu Miri sont écrasés par les silences et les violences familiales. J’aime vraiment beaucoup.
J’ai eu Maria au téléphone hier. Nous avons longuement parlé hier, de sa vie, sa carrière et de la nécessité pour elle de retrouver le contact avec l’Inde, ses images, sa civilisation, ses sonorités et ses odeurs. Moi même, que suis-je sans le Japon, ses couleurs qui me manquent, les gestes quotidiens…, 六百二十九、お願いします。Je me réentend demander ma clef, chaque jour, au Palace Side… J’ai enfin aussi un regard très lucide sur mon “syndrôme de Stockholm”, cette histoire avec Takeshi. C’est la première fois qu’un truc pareil m’arrive, et je n’ai plus honte de m’être fait avoir. Je pense simplement que j’ai eu besoin de croire en quelque chose à ce moment là… Le travail repris, les difficultés financières passées, une clarification faite avec lui, je finirai par en rire. Mais me faire taxer comme je l’ai été… Ca me sidère un peu, mais ça ne m’étonne pas vraiment, et j’ai mes explication. Qui ne servent à rien.
Me revoilà noblement égoiste, me respectant de nouveau. C’est ce qui compte.
Bon, il pleut. Je retourne à ma lecture.

Un mail à Alain

Les mails, quand on les adresse à un ami, sont très souvent l’occasion de raconter où on en est, et je trouve que celui-ci me reconte très bie, simplement parce qu’Alain est un ami de longue date et qu’ainsi les mots viennent plus facilement : je n’ai aucune crainte d’être jugé, critiqué, analysé ni même “compris” -quel mot batard, alors, “comprendre”. Je sais qu’Alain écoute très bien, surtout par écrit. Trouver chez lui, imprimé, lors de ma petites escapade à Londres en juillet dernier, un couriel que je lui avais envoyé m’avait fait plaisir.
Qu’importe alors qu’il n’y ait pas de réponse. Savoir où on en est un quelque chose de précieux, le partager l’est tout autant.
Je vous livre donc ce long couriel qui vous changera de mes autres longs couriels qui racontaient Kyôto.
“Pluie après le beau soleil, mais températures bien douces. Aujourd’hui c’est le printemps.
Bon, tu as reçu mon mini-mail de tout à l’heure : côté travail c’est réglé, et les affaires vont vite reprendre. Il était temps…
et cette histoire de vacances à Tôkyô sera définitivement close. Etrange séjour qui me fait méditer, m’a fait beaucoup songer à moi-même. Je suis déçu de ce séjour qui, même si j’y ai fait de super trucs, me suis fait de supers souvenirs, n’en a pas été moins court que le précédent, et culturellement moins profitable. Or que reste t’il d’un séjour à l’étranger quand on en revient… Je crois que c’est Tôkyô qui est comme ça, et que je me sens mieux dans mon bled de province, à Kyôto. J’en aime la lenteur, les couleurs urbaines ternes et privées de toute tentation, au milieu de l’histoire et de la verdure luxuriante.
La vieillesse, et peut être le travail de la maladie en moi, c’est ce renoncement à la grande ville et à ses illusions. Ca brille, c’est joli mais c’est bien fatiguant… La jeunesse, c’est faire le sacrifice du confort et de la stabilité à Paris pour retrouver cette région le plus souvent, le plus longtemps possible et avoir mis en oeuvre ce qu’il faut pour m’y installer. J’aimerais bien travailler à Osaka (et pas Tôkyô) – c’est soit l’une, soit l’autre ville -, car en une demi-heure d’un “rapide” (un train de banlieue, quoi), on est à Kyôto ou à Nara, qu’en traversant la ville, on gagne rapidement la mer intérieure qui la borde (un morceau du Pacifique) et qu’a peine sorti du gros centre urbain d’Osaka, c’est la verdure du Kansai, ses campagnes cahotiques mais boisées, les rizières et les plantations de thé, les gens relaxes comme des méditerranéens avec un gros accent à couper au couteau. On verra bien, mais cette idée m’enchante…
Je libère mon esprit de Takeshi. Il y a eu quelque chose de bancale dès le début, qui ne me plait pas et qui augure mal de la suite. De plus, me sentir lié à une sorte de date butoir (y aller vite, à tout pris) m’empêche de penser à moi raisonnablement : je dois gérer ma santé et bien concilier ses exigeances avec mon ambition de m’installer au Japon. Je connaîtrais bien Takeshi (des mois, des années), l’histoire serait bien engagée : ce serait un projet en soit. Ce n’est pas le cas. Je me sens mieux de ne plus penser à lui. Je me dis, par exemple, que si ma santé l’exige et que NOVA est prêt à me recruter, je peux repousser mon départ au Japon à la rentrée d’avril 2006, et faire ce qui est nécessaire avant (commencer un traitement, par exemple). Cela me donne le temps de mettre de l’argent de côté. Si NOVA ne me recrute pas, de toute façon, je ne compte pas partir avant cette même période.
J’ai finalement repensé à moi, je me suis fait très plaisir et c’est ce qui compte. Mais on ne batit pas – en tout cas pas moi – son avenir de cette manière. Car c’est le principal dans cette histoire, j’ai pensé pour la première fois depuis 2 années à ma vie, mon avenir. C’est encore flou, mais je redésire du long terme, un horizon. Il n’y a pas Takeshi, dans cet horizon… mais il me l’a montré sans s’en rendre compte et en tout cas, j’ai su regarder. Je suis prêt à envisager un traitement désormais.
A regarder mon avenir, je repense à mon passé, à ce qui constitue déjà une véritable histoire. Mes amis sont porteurs de cette mémoire et il suffit que je raconte l’un d’eux pour me raconter moi-même. Frédérique (28 années), Maria (24 années), Alain (19 années), Nicolas (12 années), Stéphane (10 années)… Je pourrais bien sûr rajouter tel ou tel ami, mais je crains que l’histoire ne soit alors complète…
Dire Alain, c’est dire la politique. Je ne veux pas te réduire à ça, tu ne le mérite vraiment pas, mais “tu” racontes bien cette partie de mon histoire ainsi que son évolution puisqu’aujourd’hui ni toi ni moi ne militons. Des fois, je me dis que je serais bien bête de partir au Japon quand finalement ce que j’ai le mieux réussi dans ma vie, c’est ce que j’ai fait en politique. Je reste très fier de SPONT’EX et encore plus de la Section de la Sorbonne. Ces 2 réussites, je les dois à ce que j’ai pu apprendre en ta compagnie dans le 10ème et par la suite avec Act-up, pour le peu que j’y ai participé. Je n’avais plus alors qu’à rajouter ma touche personnelle et faire confiance aux autres (ce qui me manquait cruellement à l’époque du 10ème). Alors, à écouter certains politiques, regretter des manques dans “le” discours, ça me donne envie de m’y remettre. Mais je connais bien aussi la chose, et je renonce.
Après ma pause universitaire (l’Inalco) et mon séjour à Londres, le tout précédé de mon militantisme au PS et pour l’Algérie, ainsi que les gays maghrébins, il eut fallu que je me jette dans quelque chose. C’était ce que j’escomptais de ma deuxième année à l’Inalco. Ma contamination m’a mis sur la touche, ou plutôt, contaminé, je me suis mis de côté, en attente d’un truc. Enchainer les voyages au Japon ne me satisfait définitivement pas. C’est bien mais ça ne m’empêche pas de me sentir vieillir et d’enchainer les années.
Pas étonnant alors que je tourne un peu en rond quand je ne travaille pas, que je déprime quand je travaille, et que je me laisse hâper par le premier galérien au Japon.
Sûr que l’expatriation au Japon me rendrait ce mordant qui me manque et m’aiderait à choisir. Mais en attendant je suis placé devant moi-même et condamné à choisir moi même ce que je désire. C’est bon signe, tu sais, cette question du désir car c’est sur ce sujet que j’ai terminé ma psychothérapie. Désirer, c’est bien, et c’est mieux que vouloir car le désir, c’est l’ambition nourrie par l’energie (sexuelle). Et finalement, Takeshi est le premier homme que j’ai désiré depuis longtemps.
Ca fait longtemps que je te dis que je t’envie, de te prendre la tête au travail, que j’envie les boulangers, patissiers, coiffeurs, cuisiniers qui se prennent la tête à répéter des gestes avec le soucis de réussir bien ce qu’ils font. Que j’ai envie de m’investir et plus seulement exécuter bêtement. Si je reprends le travail dans le but de me payer mon prochain (plus ou moins long) séjour au Japon, alors, dans quelle direction vais-je foncer ? Qu’est-ce qui peux me motiver à avaler les trucs qu’il va falloir que j’avale sans me sentir résigné à le faire ?
Takeshi n’a pas sa place dans ma réflexion. Bref, je l’aime bien, et je ne l’aime pas. Je repense à ce soir, dans Ginza, à l’Apple Store. J’avais littéralement trainé Takeshi sur Ginza (un mix Champs Elysée / Boulevard Haussmann / rue Saint Honorée). Takeshi n’aime que Shinjuku (en gros un mix Saint Michel / Les Halles / Pigalle / Place Clichy) ou Roppongi ( la même chose avec beaucoup d’américains). Il n’aime pas se promener et doit considérer que Ginza n’est pas dans ses moyens. A l’Apple Store, en face de nous devant un ordinateur, il y avait un japonais d’environ 35 ans, beaucoup de charme. En sortant, je me suis demandé pourquoi j’étais avec Takeshi et pas quelqu’un qui, comme moi, aimerait prendre son temps pour se ballader, et irait de lui-même sur Ginza… C’est une pensée toute con, mais je crois que cette question est au coeur de toute relation.
Le prochain sera le bon.
Mais il devra peut être y en avoir beaucoup (à relativiser) avant.
Long, le mail, n’est-ce pas ?
A par cela, j’ai plutôt bien profité du bien temps. Je me suis pris un crédit pour m’acheter un nouvel ordinateur. Maria va m’acheter l’ancien. C’est un portable, Apple, très complet, qui fait le wifi et grave les DVD. Me voilà mobile… prêt à partir au Japon ou partout ailleurs. Et même à rester à Paris. Pour importer les vidéos de Kyôto, par exemple (l’autre plantait à tout bout de champs, celui-là fait ça très très bien…).
J’ai disposé mon bureau face à la fenêtre chez moi. Il fait gris aujourd’hui, mais voir le ciel, mes rosiers et entendre le chant des oiseaux est bien agréable. Je suis bien privilégié, finalement.”
(fin du mail à Alain)
Sinon, je reprends chez BNP Paribas le 1er avril, et je suis augmenté d’un Euro par heure. J’ai téléphoné à Odile hier. Elle est contente de me voir revenir, mais sa santé ne va pas fort. C’est triste, elle n’a que 52 ans… Elle le prends bien, même si je sais (et elle aussi) que cet aspect philosophe est l’effet du Prozac qu’elle prend depuis des années. Ca me fait toujours de la peine, ces histoires de maladie. On est finalement très fragile…
Au jour d’aujourd’hui, je vote NON au référendum sur la constitution. Un NON fédéraliste.
Mais Duhamel réussira t’il à me convaincre de voter OUI ? Le comité de soutien people de Lang, en tout cas, ne m’y encourage pas du tout. Et puis je pense qu’il y a en France un abscès à crever, et que le plus vite sera le mieux. Que le PS implose vaut mieux qu’il continue ainsi à se trainer. Et que la recomposition qui s’ensuivra, une réunification des PS, d’une partie du PC et des verts ne pourra qu’être salutaire, même si elle met des années.
Je pense avec conviction que ce serait le choix de François Mittérand. Car le nouveau défi n’est pas de revenir, comme le disent les socialistes, sans en remercier Mittérand. Mais de rester. Gagner une fois, avec plus de 40%, gouverner, et regagner une fois avec plus de 40%. Voilà la vraie ambition pour laquels ils ne sont absoluement pas prépaprés car cela suppose un changement radical des partis, des clivages, des méthodes et des discours. On y arrivera.
Voter NON, c’est faire le pari de cette évolution possible. En tout cas, à mon avis.
Donc, aujourd’hui, c’est NON.

Tiens, un mois, déjà…

Comme le temps passe, alors…
Me voici armé d’un nouvel ordinateur puissant et rapide. Je regarde vidéos et Divix sans problèmes, je peux enfin importer de la vidéo rapidement, etc. Donc, je peux bien écrire quelques mots sur ce blog, non ?
Tout d’abord, il a fait très beau et j’ai donc fait de belles promenade après ce qui me semble avoir été une longue période d’hibernation.
Les “porcelaines” d’antiquaire m’ont fait beaucoup rire…

flagada

Je viens de terminer古都 (koto / la vieille Capitale / simplement et judicieusement traduit Kyôto en livre de poche), l’adaptation télévisée ドラマスペショール du roman de 川端康成 / Kawabata Yasunari. Pour une fois, je me suis pris à apprécier 上戸彩 / Ueto Aya, même si elle continue de m’agacer un peu…

J’aime beaucoup cette histoire, et voir, comme dans le roman, la ville traverser le temps à travers ses saisons m’a rendu nostalgique et révise mes projets japonais… En effet, à moins d’y partir travailler, ne serait il pas plus judicieux de travailler une année – je reprends du service à BNP Paribas le vendredi 1er avril – et ainsi économiser suffisament pour partir au Japon en avril 2006, à Kyôto précisemment, afin d’y rester le printemps, l’été, et goûter l’arrivée de l’automne… d’avril à octobre… avec un petit séjour intermédiaire, de retour en France, par exemple, histoire de dire bonjour à mon médecin…
Je peux toujours regarder des images de Tôkyô et ressentir comme une nostalgie pour cette ville électrique et excitante. Mais à regarder Kyôto, ses couleurs, ses teintes de verts, me reviennent ses goûts -le thé, le Tôfu-, ses sons et ses silences -cours d’eau, jardins, oiseaux, criquets, grillons et cigales… -ainsi que ses odeurs… et soudain ce n’est pas de la nostalgie, mais un manque, un manque cruel, et je me prends, en repensant à ses temples, ses sanctuaire et son rythme nonchalant, à m’être laisser tenter par Tôkyô pour ce séjour improvisé de fin décembre, et d’avoir oublié ma Capitale, Kyôto…
Ce n’est pas grave, il me fallait cela, et j’avais besoin d’autre chose… peut-être. Mais maintenant mon avis est fait, et c’est à nouveau Kyôto que je désire retrouver. Parout il y a des capitales et leurs provinces. Aux unes le pouvoir et le rythme, aux autres la nonchalance et la bonhommie. Mais aussi aux capitales la concentration, une sorte de pédanterie et aux province ce ringardisme souvent insupportable au milieu du rien, de la campagne. Kyôto est la ville parfaite, idéale. Beauté architecturale des grandes capitales, tranquilité et nonchalance de la province, et même un certain snobisme de provinciaux qui n’ont pas à se la jouer pour exister. On rêve de voir partir notre capitale vers Lyon ou Bordeau pour enfin savourer la tranquilité et l’architecture de Paris, débarassés de leurs snobs, et des “d’la night’…
Takeshi ne m’a rien envoyé pour la Saint Valentin, ne m’a rien répondu à un petit mail concernant ma visite à l’hopital de vendredi mais m’a en revanche beaucoup parlé de son problème d’argent concernant son appart… Il m’a même demandé si je pouvais l’aider. La page est tournée, bien sûr, de mon côté ! Du siens, je m’en moque complètement ! Les gens ont les problèmes qu’ils veulent bien avoir, moi, les miens me suffisent bien largement, et comme il ne partage pas les miens…
Dehors, il neige. Il refait extrèmement froid depuis quelques jours. Bah, on est encore en février… Je devais aller au cinéma avec Carlos, ce midi, mais entre le froid et de terribles courbatures dans le dos, j’ai renoncé et envoyé un sms pour me décommander. Grippe ? Je ne sais pas. Ca me rends parano, comme toujours… Mais à mon avis, ‘avoir passé beaucoup de temps assis cette semaine n’a pas aidé. J’ai en effet “avalé” リング / Ring, le dorama (12 épisodes) ainsi que 翔太の寿司 / Shôta no sushi, un dorama (17 épisodes) très sympa, un gars qui apprend à faire des sushis… Rien que ça ! Petite remarque en passant, je suis assez lassé par les sous titres… Bref, cette semaine, j’ai été assez devant la télé, je ne crois pas que cela soit très bon… J’étais déprimé, pas envie de sortir de la maison… Bof, pas grave, c’est passé. Cette histoire à distance me plombait littéralement. Je m’en libère. Advienne ce qui doit arriver est enfin redevenue ma devise. Pour le reste, je ne m’occupe que de ce qui me laisse prise…
J’ai donc recontacté BNP Paribas après que mon ancienne collègue Odile m’eut informé que ma “remplaçante” avait été virée. Je retourne donc à Sofia en avril. Libéré du soucis travail. Par ailleurs, j’ai reçu un mail de confirmation après avoir envoyé il y a deux semaines un dossier de candidature pour un poste d’enseignant à Tôkyô. Bien sûr, cela m’intéresse, mais à choisir, je préfèrerait NOVA, s’ils pouvaient plutôt me proposer un poste à Osaka. Moins de risque sismique, mais surtout très grande proximité de Kyôto. 26 minutes en express (15 mn en Shinkansen) et Nara, 30 mn en express.
On verra bien. J’attends les résultats du JLPT cette semaine.
Bon, bref, je suis flagada de ma très grande passivité depuis un certain temps (mon retour en janvier ? mon retour en novembre ?), mais les choses avances et je retrouve mon chemin ! Je crois vraiment qu’en fait, je ne suis pas encore tout à fait rétablit de Kyôto… Pour la première fois de ma vie, j’ai eu la sensation que le temps s’était enfin arrêté. C’est à dire que mon temps à moi ne comptait plus, que seul existait le temps réel, celui de la ville, de mes promenades, et que je n’avait nulle bataille à mener pour gagner du temps, ralentir les temps, penser le temps. A Kyôto, j’ai laissé la ville prendre place en moi.
J’avais les yeux et le coeur grands ouverts.

Nouveau look pour mon blog

Aujourd’hui, c’était la Saint-Valentin. Je suis frustré, pour tout dire, et je me pose des questions sur Takeshi… Sur ma relation, sur la distance, sur le temps qui passe, sur la réalité de ses sentiments, sur la réalité des miens. Ce n’est pas facile, d’être aussi éloignés que nous le sommes, d’avoir vécu les malentendus que nous avons vécu et de poursuivre ainsi comme s’ils n’avaient jamais existé. Takeshi n’est guère bavard sur ces sujets, je ne sais quoi trop penser. Bref, j’ai de terribles moments de doute. C’est aussi un peu ma faute, attendre, toujours attendre. Mais j’aimerai aussi de temps en temps un petit signe… Je crois que c’est cela, la distance, la séparation… Et le poids de notre histoire respective. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai fini par me laisser aller, par me détendre un peu, j’ai accpeter de me donner, de recevoir, et je me sens maintenant extrèmement vulnérable, fragile. Je pense que je sors un peu de cet état, mais je m’ys suis installé car il est très confortable, c’est un état d’inaction, d’inutilité, parfait pour jouer à la vistime.
J’ai cette nuit envoyé à minuit pile une petite photo arrangée par mes soins.

Je l’ai agrémentée d’un petit commentaire sur cette journée. Levé, je lui ai envoyé un autre petit mail gentil. A chaque fois il a répondu, et quand il a trouvé de retour de son travail son cadeau de St Valentin, il m’a envoyé un mail de remerciement… Cela dit, je ne trouve pas de place à des sentiments dans ses mail. On dit merci à ses copains, à ses amis, à ses parents aussi. Ma boîte aux lettres, elle, est restée désespérément vide… Et je n’ai reçu aucun mot un peu gentil…
On peut accepter cela d’une personne avec qui on est, et je crois aussi que c’est quelque chose que j’aime bien chez lui, ce jmenfoutisme pour ce genre de truc. Mais à 10000 km de distance, avec mon examen sangain dans la semaine, ça me démoralise… Et j’en arrive à me demander si à défaut d’être aimé, je ne suis pas plutôt rangé dans la catégorie des options, qu’on met de côté au cas où…
Plus d’une fois j’ai eu envie d’abdiquer, comme samedi où il ne m’a pas écrit et où je me suis dit, c’est bon, il m’écrit pas, j’ai des trucs à faire, je suis sorti, bibliothèque, amis/restau/dorama, et puis Yoshinobu au Centre ville pour de la conversation. Et puis vers 19h, un coup de fil de Takeshi, un peu inquiet parce que je ne lui avais pas envoyé de mails dans la journée… Il est extrèmement égoïste, peu communicatif mais finalement je découvrais une énorme inquiétude, mes mails le rassurent… Rentré, d’ailleurs, chez moi vers 20 heure ce samedi, il me rappelait plus tard (22 heures) car je n’avais pas répondu à son mail plus tôt…
Je n’ai pas de mal à croire à la symétrie de nos sentiments, où parfois l’un, parfois l’autre doute de l’autre, et puis se trouve démenti, une fois un appel impromptu, une fois une carte postale inattendue… Combien de temps endurerons nous ce calvaire avant de penser qu’il y a quelque chose d’absurde dedans. Ou plutôt car je suis certains que nous y pensons tous les 2, à cette absurdité qui guette, le jour où ce ne sera plus une pensée, mais un geste, une décision. Bah, la Saint Valentin passée, nous allons peut être dépassionner cela… jusqu’à ce qu’il trouve son colocataire et que je commence à me ronger de jalousie, de doutes, de douleurs.
Le plus étonnant en tout ça est en même temps ma très grande indifférence… C’est à dire que ma décision de vivre un temps au Japon est indépendante de lui, sans lui je me conçois très facilement avec un autre… Je ne cherche pas à le posséder comme j’ai longtemps fait. J’ai juste eu le sentiment d’être extrèmement proche et famillier avec lui, et je sais que ce sentiment a été réciproque. En général, les mecs me font tellement chier…
Mais bon, c’est une déprime de chômage, de jet-lag, d’après voyage, d’éloignement… Ca fait beaucoup ! Alors me revoici avec mon blog, relooké. Et recomposé puisqu’on y trouve également réuni mon Blog japonais d’octobre novembre… Avec un peu de patience, vous y trouverez quelques notes de mon séjour de décembre janvier, à leurs dates respectives… A vous de fouiller quand vous constaterez la présence de “janvier 2005” dans les archives…
J’ai revu beaucoup de monde depuis mon retour : Maria, enceinte. Fréddie, malade mais pas abattue comme elle a déjà pu être. Nicolas, enforme malgré la crève et pas encore parti à Marseille. Stéphane, Véronique et les demoiselles Héléna et Emilie. Alain, au retsau lors d’un de ses très rares passages à Paris. Carlos, au restau. Olivier Arezki hier devant un café. Thomas et Olivier “rasen” pour nos dorama, chez Kunitoraya samedi midi… etc, etc…
Bien, il ne me reste plus qu’à vous faire partager ma vie intéressante et palpitante, sous la forme d’un compte à rebours à suspens… Disons que “J”, ce sera le 1er septembre 2005. Maintenant, on verra bien…

久し振り,ね!Ca fait longtemps, hein ?

Ah, que de temps passé loin de vous… Ah, Tôkyô, où es-tu ? あ〜皆と僕は長い間に遠かったんだなぁ〜❦東京はどこ???

今から,東京では,恋人がいる。笑わないでよ!ね!愛している人は28歳の男性で,武史と言う.この人は本当に愛してくれているか.知っていないけど,言ってくれたので,信じている.Dorénavant, j’ai un petit ami a Tôkyô. On ne rit pas !!!! Celui que j’aime est un homme de 28 ans, il s’appelle Takeshi. Est-ce qu’il m’aime vraiment ? Je ne sais pas, mais comme il me l’a dit, je lui fait confiance.
Je reviendrais plus tard, et je vous mettrai des photos, et je vous raconterai le séjour, ou en tout cas je commencerai de le faire. Bye.
Ce matin, je lui ai envoyé une photo de mon petit déjeuner. On fait ce qu’on peut, hein, à 10 000 km…

Et encore un mail !

J’envoyais ça à Nicolas et Stéphane :
“HELLO ! Je vais bien mais aussi je vais bizarre. Mon ami est fauche et ca commence a me gaver un peu. Ca fait ressortir les “differences” qui me faisaient rire il y a peu. Je pense qu’il est assez profiteur dans la categorie”pas mechant”. Mais bon, je redecouvre aussi beaucoup de choses sur moi. Je lis LA FORCE DE L’AGE. J’ai passe ma soiree hier avec Megumi et par hazard sur le chemin, j’ai croise Tomo, un autre de l’INALCO. Vraiment surpris. Cote fric, payer pour deux ca ruine. Il m’a dit que sa paie arrive… Cela etant je suis tente par un portable d’occasion. J’ai fait peu de photos. Mais essentiellement argentiques. Ma maison est sympa et mes colocataires aussi. Je confirme: j’aimerai bien habiter ici. A plus.”
Et avant d’avoir reçu une réponse, je précisais,
“Euh non je ne suis pas Slocombe…malgré une histoire de fesses compliquée mais très sympa. Ainsi je fréquente le bain publique (洗湯). Je frequente des restaux vraimemt japonais et je fais de serieux progrès dans la langue. Suite du message precedent. Qui pouvait paraitre um peu…bises”

Et hop, un mail au hazard…

On sort des fêtes de fin d’année, ici. J’ai envoyé ce mail à Maria ;
“Ca se passe bien. Mon quartier est sympa, j’ai une chambre en tatamis, un vrai futon… C’est vraiment sympa, le Japon. Il y a a Tokyo des quartiers que tu aimerais bien, a mon avis. C’est beaucoup plus intime que Paris dans beaucoup de quartiers.
Il a fait froid : neige le 31, beau soleil sec le 1er (au sens japonais, un temps parfait pour la nouvelle annee). J’ai (vaguement, enfin, on s’envoie plein de mails car il visite sa famille a Oosaka en ce moment) un petit ami nomme Takeshi. 27 ans… on ne rit pas, Madame (vous connaissez aussi). Il est sympa. On est tres different, on n’a pas les memes gouts du tout, mais il me repose… Il est gentil comme tout.”

Un mardi

Soyons bref. Je me suis levé ce matin à 7heures, j’ai déjeuné, écouté la radio.

Je suis parti à la piscine vers 9h30 et j’en suis revenu à 11heures. J’ai eu rapidement Joelle au téléphone, je déjeune avec elle demain midi. Elle est de passage à Paris, elle repart samedi.

J’ai retrouvé Carlos au Forum, nous sommes allés voir Innocence de Mamoru Ishii. Bof. La réalisation est très réussie, le scénario est mince et n’est qu’une suite “thriller” et inutile au premier film, beaucoup plus palpitant.

J’ai quitté Carlos et suis rentré rapidement chez moi, puis filé rue Montorgueuil où j’avais rendez-vous avec Yoshinobu, que je rencontrais pour la première fois, et avec qui nous avons convenu de converser dans les 2 langues. Je l’ai rencontré par l’intermédiaire de Mensnet Japan et ne regrette pas. C’est un homme de 41 ans aui est venu en France étudier le modélisme après avoir été styliste. Je trouve ça bien, quitter son univers, son travail pour faire quelque chose d’autre, à l’étranger. Et puis je suis un peu comme ça. Je pense que c’est quelqu’un d’intéressant. Il a gardé un côté petit garçon dans le visage, c’est sympa. Je le retrouve après mon retour.

Je l’ai quitté très tard, finalement, vers 19h30. La rue Montorgueuil encore pleine de monde remballait ses devantures et ses magasins.

Ce matin, il a neigé, et il continue de faire froid.

J’ai reçu un mail lapidaire mais gentil de hentai-san qui n’en revient pas de rencontrer un Français. Je vais lui offrir des chocolats (ça le calmera !).

A la piscine, j’ai nagé 1km 100 dont la moitié en crowl. Mon dos en a un peu mal et un morceau de mon cerveau appelé grosse flemme me suggère des idées dans son genre. Mon dos, mes épaules, approuvent. Surtout que je leur ai infligés 50 mètres de dos crowlé. Inédit depuis 25 ans, le dos crowlé. Ca tire vraiment sur les épaules, ça doit être très bon pour les vertèbres. Bref, ça doit être très bon pour ce que j’ai.

Roulé à vélo malgré la neige. Mais dangereux tout de même.

J’ai un nouveau chauffage que j’ai acheté car je n’avais plus confiance dans la sécurité de l’autre… Celui-ci chauffe du tonnerre, je me demande à quoi peut servir le degré de puissance supplémentaire. -20°? Parce que les 1250W, avec les -5 de la nuit, ça suffit amplement… Et réglé à moitié… Alors 2000W, à fond, chez moi, il devrait vite faire 40/50 facile… Quelle horreur !

Demain je vois Joelle, je pense que je verrai Nicolas rapidement en fin d’après midi, mais après, faudra que je ralentisse tout ça pour me concentrer sur les bagages : tout doit être prêt avant vendredi soir pour pouvoir partir tranquile dans la Sarthe samedi matin à 7heures. Comme le disait Hentai san dans son mail, “ca fait une semaine”. Eh ouais…

嬉しい

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